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Articles récents

Première évaluation du potentiel de production d'électricité des moulins à eau, en France en 2022

16 Octobre 2022

Message du Président de la FFAM, ( Fédération nationale  de sauvegarde des moulins)
1- loi d'accélération des énergies renouvelables et potentiel energétique des moulins
Cette semaine la FFAM a adressé des amendements dans le cadre de la loi d'accélération des énergies renouvelables visant à "libérer le potentiel des moulins". 
Dans ce cadre vous trouverez ci-dessous un lien vers l'étude complète du potentiel des moulins réalisée par le bureau d'étude Eau'Rigine pour le compte de la FFAM:
 
Cette étude a été adressée à la Direction Energie Climat du Ministère et des discussions sont en cours; ainsi que sous format papier avec courrier d'accompagnement à Mme la Ministre de la Transition Energétique et copie au Ministre de la Transition Ecologique avec demande de rendez-vous.
 
En page 19 et 20 de cette étude fouillée de 21 pages, le résultat évaluant un potentiel de 802 MW soit 2,8 TWh de production annuelle en équipant 36 000 moulins soit l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 1,3 million de foyer. Ces chiffres sont conservateurs. Nous préparons une communication à ce sujet pour la semaine prochaine dans le cadre du dépot des amendements visant à libérer le potentiel des moulins. Vous serez bien entendu sollicités dans ce cadre pour adresser ces éléments à vos parlementaires. Merci de vous y préparer !
 
2- un ouvrage capital: "si les truites pouvaient parler" A DIFFUSER LARGEMENT
Par ailleurs, et c'est l'objet principal de ce courriel, j'ai lu grâce à Roland Paumelle qui me l'a adresé un livre exceptionnel pour notre combat "si les truites pouvaient parler" de M. Pierre Potherat, géologue et ancien ingénieur en chef des travaux publics d'Etat dont hydrauxois avait fait un article. 
 
Son livre est une véritable bombe d'autant qu'après échanges avec l'auteur ses résultats ont été confirmés par un docteur en hydrogéologie M. Mudry, ainsi qu'un ancien chercheur de l'INRA et un écologue de renom à l'Université de Bourgogne M. Frochot qui ont préfacé son ouvrage. M. Potherat a bien voulu faire un courrier de synthèse pour notre Fédération. Pour faire bref, M. Potherat établit qu'à la suite de la destruction de chaussés de moulins sur l'Ource et la Seine (amont), les populations de truites ont fondu, MAIS SURTOUT il établit le lien entre niveau des eaux de surface et niveau de la nappe alluviale et constate que la destruction des ouvrages a littéralement "vidangé la nappe alluviale" et provoqué un assèchement du lit majeur, une aggravation des assecs estivaux avec atteinte sur les nappes profondes.
 
J'ai adressé l'ouvrage à M. le Ministre de la Transition Ecologique, M. le Ministre de l'Agriculture, Mme la secrétaire d'Etat à la biodiversité (en RAR), M. le Ministre de la transition écologique, Mme le Premier Ministre, M. le Président de la République, M. le Président de la chambre d'Agriculture (je leur avais adressé une semaine auparavant la communication des 6 fédés). Il va partir également demain au comité scientifique de l'OFB, aux différents présidents des Agences de l'eau, président des Maires de France, au CNE, au CGEDD et à l'ensemble des syndicats agricoles avec la communication des 6 fédés.
 
 
Je remercie les référents bassin d'accompagner ces envois très importants pour notre combat. Les temps sont durs, nous vivons une drôle d'époque, ne baissons surtout pas les bras maintenant ! Notre force réside dans notre large réseau. Les moulins de France, nos rivières et en partie nos eaux sont en partie entre nos mains. Merci d'avance à nos 110 associations de relayer largement ces travaux et surtout d'essayer maintenant de faire la jonction avec le monde agricole sur cette base.
 
On avance,
 
Que vivent nos moulins !
Pierre Meyneng
Président de la FFAM
 
 
 
Première évaluation du potentiel de production d'électricité des moulins à eau, en France en 2022
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Sénat Destruction des moulins

9 Octobre 2022

M. Hervé Maurey attire l'attention de M. le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires sur la destruction des moulins.

Les propriétaires de moulins à eau font part aux parlementaires de leurs inquiétudes relatives à la politique visant à la destruction des moulins à eau, et autres retenues d'eau, dans un objectif de rétablissement de la continuité écologique.

Ils reprochent à cette politique l'absence de prise en compte de la valeur patrimoniale de ces ouvrages et les externalités positives produites par ceux-ci, comme le ralentissement des écoulements d'eau permettant à l'alimentation des nappes phréatiques ou encore la production d'une énergie renouvelable. Leur destruction assécherait les cours d'eau, toujours selon les propriétaires des moulins. Dans certains cas, la reconstruction en urgence d'ouvrages temporaires a été décidée.

Il semble que, malgré les dispositions législatives récemment adoptées en la matière, et notamment la disposition visant à exclure la destruction des moulins à eau des modalités de restauration de la continuité écologique adoptée à l'initiative du Parlement dans le cadre de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, les programmes encourageant et finançant ces destructions perdureraient.

Aussi, il souhaiterait connaître les mesures qu'il compte prendre pour veiller à l'application des dispositions législatives récemment adoptées en la matière.

 


 

En attente de réponse du Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires

Sénat Destruction des moulins
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Sénat, Nécessité pour un moulin à eau de se situer à proximité d'une rivière

9 Octobre 2022

Question écrite n° 02426 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI)

publiée dans le JO Sénat du 11/08/2022 - page 4203

Sa question écrite du 9 avril 2020 n'ayant pas obtenu de réponse sous la précédente législature, M. Jean Louis Masson attire à nouveau l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales sur le fait que le moulin de Fouligny (Moselle) est un des rares moulins à eau qui continue à fonctionner dans l'est de la France. Depuis plus de cinq siècles, il fournit une farine qui est particulièrement appréciée par les boulangers lorrains. Or le propriétaire de ce moulin doit faire des aménagements et depuis plusieurs années, il se heurte au blocage des services de l'État, lesquels ne veulent pas comprendre qu'un moulin à eau doit se situer en bordure d'une rivière et donc en zone humide. C'est toute la différence avec un moulin à vent, qui lui, doit se trouver en haut d'une colline. Dans la mesure où ce moulin fonctionne depuis plusieurs siècles et que comme tout moulin à eau, il est confronté aux variations de débit de la rivière, il lui demande s'il serait possible de faire preuve d'un peu de bon sens, faute de quoi plusieurs emplois qui existent depuis des siècles et une activité artisanale faisant partie du patrimoine historique seraient amenés à disparaître.

 


 

En attente de réponse du Ministère auprès du ministre de l'intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des collectivités territoriale

Sénat, Nécessité pour un moulin à eau de se situer à proximité d'une rivière
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Sénat , Politique de destruction des retenues d'eau et avenir des moulins français

9 Octobre 2022

Question écrite n° 00939 de M. Max Brisson (Pyrénées-Atlantiques - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 14/07/2022 - page 3716

M. Max Brisson appelle l'attention de M. le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires sur la politique appliquée de destruction des retenues d'eau et l'avenir des moulins français.
L'article L. 214-17 du code de l'environnement prévoit exclusivement « la gestion, l'entretien et l'équipement » des ouvrages de retenue d'eau dans le cadre de la circulation piscicole et sédimentaire. Pourtant, depuis plusieurs années, une politique de destruction des ouvrages de retenue d'eau est appliquée, bafouant la lettre et l'esprit de la loi et affectant lourdement la préservation de la ressource en eau. Ainsi, entre 3 000 et 5 000 destructions d'ouvrages de retenue en eau ont été recensées, représentant une perte en eau douce évaluée entre 30 millions et 50 millions de m3 soustraits aux rivières françaises. Ce volume en eau n'alimente plus les nappes phréatiques, expliquant en grande partie les phénomènes d'asséchement des rivières françaises et la nécessité de prendre des arrêtés de restrictions de l'usage de l'eau. Au cours de l'été 2020, près de 90 départements ont ainsi fait l'objet de pareilles mesures.
Entreprise massivement depuis 2015, la politique de destruction est justifiée par les conséquences néfastes des ouvrages de retenues d'eau sur les populations piscicoles, la qualité des eaux ou le transport des sédiments. Néanmoins, les chiffres qui ressortent des évaluations des effets de cette politique ne correspondent pas aux éléments motivant la destruction des ouvrages de retenues d'eau. Ainsi, dans le cas des fleuves côtiers de la Touques, de la Vire et de l'Orne, les multiples destructions d'ouvrages de retenues d'eau ne sont accompagnées d'aucune augmentation des espèces piscicoles, mais plutôt d'une baisse importante et préoccupante sur ces cinq dernières années. A contrario, s'il peut être fait état d'une augmentation des poissons migrateurs sur la Seine, elle s'observe suite à l'installation de dispositifs de franchissement, correspondant donc à un équipement d'ouvrage.
De plus, les petites retenues de moulins ne bloquent pas le passage des sédiments. 90 % des moulins français présentent des hauteurs de chute de moins de 2 mètres et des retenues qui se trouvent totalement noyées à l'occasion des petites crues, ayant lieu presque chaque année en saison hivernale. Par conséquent, les sédiments transitent sans difficulté à l'occasion des crues et de l'ouverture des vannages. De surcroît, ces ouvrages de retenue d'eau réalisent un processus de dénitrification. Leur destruction a pour effet d'augmenter les taux de concentration en nitrates et dérivés des eaux des rivières, dégradant nécessairement leur qualité physico-chimique, qui est pourtant un objectif de la directive-cadre de 2000 sur l'eau.
De ce fait, il ne peut être établi aucune corrélation entre la présence de ces petits barrages multiséculaires et les phénomènes listés précédemment. Enfin, outre leurs effets cumulés indéniables sur la préservation de la ressource, l'amortissement des crues, la préservation de milieux aquatiques ou la dénitrification des eaux, ils représentent le plus important potentiel de petite hydroélectricité d'Europe, équivalant à la consommation électrique annuelle d'un million de foyers hors chauffage.
Aussi, face à la politique de destruction des ouvrages de retenues d'eau entreprise, il interroge le Gouvernement sur la pertinence de ces mesures et le fondement scientifique les motivant.
En outre, il souhaiterait savoir s'il est envisagé de mettre en œuvre une politique de conservation et de valorisation des moulins à eau, passant par des travaux d'équipement, pour tenir compte des remontées du terrain et des avis scientifiques sur le sujet, qui font état des effets négatifs de la politique actuelle, provoquant des tensions autour de la ressource en eau et des conséquences dramatiques sur les milieux aquatiques.

En attente de réponse du Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires...

Sénat , Politique de destruction des retenues d'eau et avenir des moulins français
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Pour les Journées du Patrimoine les moulins Ornais ouvrent leurs portes

16 Septembre 2022

Les 17 et 18 Septembre, les moulins adhérents à notre  association ouvrent leurs portes. Le moulin Blanchard à Nocé, le moulin de Radray à Loisail, le moulin des Iles à Canapville ; le moulin aux Violettes à Ecouché les vallées et, bien sûr, le moulin de Rainville à Longny-au-Perche ; mais regardez bien les infos car il y a d'autres moulins qui ouvrent autour de chez vous. C'est l'occasion de visiter un patrimoine souvent vieux de plusieurs siècles. Alors, Rendez leur visite.

Pour les Journées du Patrimoine les moulins Ornais ouvrent leurs portes
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Les journées du Patrimoine 2022, les moulins de l'ADM 61 ouvrent leurs portes.

16 Septembre 2022

Les 17 et 18 Septembre, les moulins adhérents à notre  association ouvrent leurs portes. Le moulin Blanchard à Nocé, le moulin de Radray à Loisail, le moulin des Iles à Canapville ; le moulin aux Violettes à Ecouché les vallées et, bien sûr, le moulin de Rainville à Longny-au-Perche ; mais regardez bien les infos car il y a d'autres moulins qui ouvrent autour de chez vous. C'est l'occasion de visiter un patrimoine souvent vieux de plusieurs siècles. Alors, Rendez leur visite.  

 

Les journées du Patrimoine 2022, les moulins de l'ADM 61 ouvrent leurs portes.
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Après avoir détruit les réservoirs Normands de la Sélune et la roche qui boit parmi tant d'autres...l'on s'aperçoit que les lacs et retenues d'eau ont un rôle à jouer pour demain 

9 Septembre 2022

Face au déficit hydrique du printemps et de l’été 2022, les quatre grands lacs ont joué pleinement leur rôle et ont permis de maintenir le niveau de la Seine et de ses affluents. Au 23 août, 500 millions m3 d’eau étaient encore disponibles pour poursuivre les restitutions tout au long de l’automne.

Cet été, la part d’eau restituée depuis les 4 lacs-réservoirs a représenté jusqu’à 98 % du débit observé sur les territoires en aval, et 55 % du débit enregistré à Paris-Austerlitz. «Avec une capacité restante de plus de 60%, les lacs pourront poursuivre, sans difficulté, le soutien d’étiage après le 1er novembre et jusqu’au 15 décembre, si nécessaire», estime ainsi Patrick Ollier, président de Seine Grands Lacs. Après un hiver et un printemps secs, les mois de juillet et d’août ont enregistré un déficit de précipitation global de 65% sur le bassin amont de la Seine. Ces conditions, associées à des températures estivales élevées, ont eu pour conséquence un étiage des cours d’eau relativement précoce et particulièrement sévère. Les restitutions d’eau ont représenté plus de la moitié du débit observé à Paris; 98% à Châlons-en-Champagne; près de 70% du débit observé à Gournay-sur-Marne; 80% du débit à Troyes; 70% à Pont-sur-Seine; près de 30% du débit de l’Yonne.

Un ouvrage en cours de construction
Seine Grands Lacs est un syndicat mixte depuis 2017, œuvrant sur 18 départements et trois régions. Gestionnaire et propriétaire des lacs-réservoirs du bassin de la Seine, il assure la double mission d’écrêter les crues d’hiver et de printemps et de soutenir les débits de la Seine et de ses affluents (Aube, Marne et Yonne) en été et en automne. Un nouvel ouvrage est en cours de construction dans le secteur de la Bassée (Seine-et-Marne), destiné à compléter le dispositif de protection contre les inondations et à réduire les dommages prévisibles liés à ces phénomènes.

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https://transitions.landot-avocats.net/2022/09/08/secheresse-le-cash-seche/

 

 

réserves d'eau de la Sélune en Normandie.

réserves d'eau de la Sélune en Normandie.

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Les apprentis sorciers pris les doigts dans le pot de confiture

29 Août 2022

Alors seraient-ils pris à leur propre piège ? Le lobby de la pêche, devant les constats déplorables de l’état de nos cours d’eau, monte « à la communication ».

Certes, la sécheresse actuelle n’est pas entièrement de leur faute mais tous ces ouvrages massacrés à la pelleteuse mécanique n’arrangent rien. La nature reprend ses droits établis depuis plusieurs siècles, elle a horreur d’être manipulée.

Ce que nous, ADM 61, souhaiterions savoir c’est ce que propose la fédération de pêche Ornaise voire Nationale pour réduire les effets sécheresse dans les temps à venir ; il ne suffit pas de poser pour la photo auprès d’un cours d’eau pour que, par magie, l’eau coule…il va falloir faire autre chose que d’agiter le drapeau noir sur la marmite !!!

Il ne suffit pas d’agiter les 8000 cartes de pêche (y compris les cartes « à la journée »…) c’est une méthode politicarde  vieille comme le monde pour impressionner les élus et la presse locale mais ça n’impressionne plus personne puisque personne n’est dupe et nous pouvons dire aujourd’hui qu’un grand nombre de pêcheurs de terrain, que nous avons rencontrés, ne sont pas d’accord avec leur Fédé mais laissons-les s’expliquer entre eux …

La Fédération de la pêche va-t-elle continuer à demander la suppression des ouvrages hydrauliques et d’un autre côté remettre l’été des batardeaux  ou des « Bags » sur la rivière ?

https://www.francebleu.fr/infos/environnement/face-a-la-secheresse-de-la-vire-entreprises-et-collectivites-trouvent-des-solutions-1661337700?fbclid=IwAR0v_Jzl2jORa56_1Qteo2BZdMRfzBLnlCzBobTEsDqCcRYI6YTMV0--8Ss

Va-t-elle continuer à pleurnicher sur « l’infâme personnage » qui a ouvert les vannes d’un moulin  des Deux-Sèvres ce qui a fait que le cours d’eau aujourd’hui est à sec.

https://www.ouest-france.fr/nouvelle-aquitaine/voulmentin-79150/un-acte-de-malveillance-met-l-argent-a-sec-au-moulin-du-bourg-a-voulmentin-88005fb0-2085-11ed-a4c9-32d097646896?fbclid=IwAR0v5dNPUz8oNsv1vtznI5vQ1_Z481Cs_x0SxJS4mglzv3-gAqqohK2GEKs

Ou tenir compte de l’expérience intelligente de terrain ?

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/sable-sur-sarthe-72300/secheresse-en-sarthe-le-maire-de-sable-demande-l-ajournement-des-ecourues-4adae668-1947-11ed-a231-3b46c7cb5879?fbclid=IwAR233lolh9SlPzbf_sgnTx8xAJNev7C9R2IpxnqSetL84MHRPqx4ww3bS5w

Et encore regarder ce qui se passe en France ?..

https://www.lepoint.fr/societe/la-garonne-malmenee-par-la-secheresse-sous-perfusion-des-barrages-des-pyrenees-27-08-2022-2487507_23.php

Malgré toute ces informations qui nous viennent des quatre points du pays, l’Orne restera t'il  le seul département qui se vantera de la destruction des ouvrages !

La Fédération de la Pêche Ornaise, après avoir affirmé  que les seuils de moulins étaient les responsables de la disparition des poissons, d’avoir encouragé la destruction des biefs , (retenue d’eau en amont des moulins hydrauliques) et  détruit, de ce fait, la ripisylve qui les accompagne (Formations végétales qui se développent sur les bords des cours d'eau ou des plans d'eau situés dans la zone frontière entre l'eau et la terre) après avoir détourné des cours d’eau en fond de vallée avec tous les inconvénients qui en résultent aujourd’hui,  voudrait se positionner en expert sur l’assec des rivières !!!

Alors, si cela est certes dramatique, il est important  de souligner le rôle positif des moulins, étangs et zones humides. Les ouvrages hydrauliques, en ralentissant l’évacuation de l’eau vers la mer ou l’Océan, permettent de gérer les niveaux d’eau, voire de  retenir cette eau pour la diriger en partie sur les nappes phréatiques afin de les recharger.

La végétation des berges de moulins et des étangs (la ripisylve) ralentit l’évaporation et permet à la faune et la flore aquatiques d’y trouver refuge, ce qui va encore,  cette année, sauver un nombre important d’espèces protégées.

Quelle hypocrisie que de venir nous expliquer qu’il faut conserver  les zones humides et les mares  alors que la fédération de la Pêche prône la destruction des biefs des moulins et des étangs emportant tout l’environnement qui les accompagnent, ceci depuis plus de dix ans…

Plus l’on détruit d’ouvrages hydrauliques, plus les inondations sont importantes. Il a été constaté que les vannes des moulins, « cassent la force des crues » de même,  ce ralentissement profite également aux nappes phréatiques et nous sommes heureux de retrouver cette eau stockée naturellement  lors des périodes estivales. 

Plus d’ouvrages hydrauliques sont détruits, plus nos cours d’eau sont en assec avec des conséquences dramatiques pour la faune, la flore et l’homme ; cela devrait être suffisant pour donner à réfléchir à ceux qui nous donnent, sans cesse, des leçons d’écologie. Peut-être que ce bon sens de base est trop simple pour  eux ?

Il y a encore 50 ans, avec deux fois plus d’ouvrages hydrauliques implantés sur les cours d’eau, nous dénombrions deux fois plus de poissons …

Les obligations d’ouverture de vannes, faites par injonctions administratives, n’ont rien arrangé. Les propriétaires et gestionnaires d’ouvrages hydrauliques se doivent (c’est la loi) de gérer avec bon sens cette manœuvre dans le plus grand intérêt de la rivière, c’est ce qu’ils font !  Il y a des règles il faut que toutes les parties les respectes, Il est inutile de modifier cette réglementation.

Nous, ADM 61, demandons aujourd’hui : la protection et le maintien des biefs de moulins, l’arrêt immédiat de la casse prévue des ouvrages, mais aussi la protection des lignes d’eau des étangs, des mares ainsi que la protection et l’élargissement des zones humides.

Nous réclamons la création de bassins de réserves d’eau comme cela était mis en place encore au XVIII° siècle dans nos campagnes, (voir la carte de Cassini XVIII° siècle, en PJ) ; la création de ces réserves, faites sous contrôle des services de la DDT,  auraient comme but  de recharger les nappes phréatiques lors des montées d’eau en hiver, aiderait, au printemps,  à réalimenter les cours d’eau et les pâtures environnantes lors de l’étiage (en été) ; tout ceci profiterait aux  agriculteurs, aux éleveurs ainsi qu’aux maraîchers. 

Bien sûr, les détracteurs nous opposeront l’évaporation en période de très forte chaleur ; effectivement, nous pourrions avoir une perte d’eau calculée par évaporation de 4 à 6 % mais ce « phénomène naturel », avec une plantation d’arbres autour de chaque réserve, serait pratiquement sans incidence et  toujours plus bénéfique que d’avoir nos eaux pluviales d’hiver projetées dans la Mer ou  l’Océan et qui …  aujourd’hui s’évaporent au beau milieu de ces grandes étendues d’eau ; à noter que cette solution permettrait également une oxygénation supplémentaire bénéfique à la faune et la flore de nos cours d’eau.

C’était avant de jouer les apprentis sorciers qu’il fallait y penser !  Jouer la carte de l’apocalypse n’est plus de mise ; nous laissons cette mauvaise idée à nos détracteurs. L’association « les Amis Des Moulins 61 » préfère chercher et proposer des solutions pour le très proche avenir qui pourrait être, avec la confiance des services de la préfecture, mises en place dès 2023, c’est pourquoi nous avons adressé un courrier dans ce sens à Monsieur le Préfet de l’Orne.

Malheureusement, il y a encore des ouvrages (moulins) qui vont disparaître dans les semaines à venir et il faut savoir que tous ces travaux de destruction sont financés par l’argent public ! Actuellement,  c’est particulièrement sur le secteur Ornais de la Sarthe que le syndicat de rivière continue sa prospection à l’effacement (comprendre démolition) des ouvrages hydrauliques et des moulins. Nous avons rencontré des propriétaires et éleveurs, encore la semaine dernière,  qui sont dans le plus grand désarroi face à cette ‘machine’ qui irrémédiablement poursuit son action en proposant la destruction de notre patrimoine ancestral  sans se soucier de la véritable écologie en place et existante à ce jour.

Allons-nous, à l’avenir, dans l’Orne, faire comme à Vire, Calvados où, aujourd’hui, nous sommes obligés de poser des barrages flottants et remettre des batardeaux sur les moulins détruits pour … retenir l’eau de la rivière ceci afin d’alimenter les stations de pompages d’eau destinées à la population ?

André QUIBLIER / Président des Amis des moulins 61.

Courriel  ADM.61@orange.fr.

Les apprentis sorciers pris les doigts dans le pot de confiture
Les apprentis sorciers pris les doigts dans le pot de confiture
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Certains pleurent et commentent l'état du jouet qu'ils ont cassé, l'ADM 61 fait des propositions au Préfet de l'Orne, pour un très proche avenir

26 Août 2022

                               Les Amis Des Moulins 61

   Association loi 1901. Statuts déposés à la S/Préfecture de Mortagne au Perche.                      RNA W613001448   Siret 89101868100017

                                                                      Longny au Perche le 24 Août 2022

                                                                                                         

                                                               Monsieur le Préfet de l’Orne

                                                                        39 Rue St Blaise

                                                                             61000 ,Alençon

Monsieur le Préfet,

Nous faisons suite à la réunion du Comité  « Ressource en eau » du 10 Août dernier à laquelle vous avez bien voulu inviter notre association ainsi que l’association Régionale ARAM BN.

Nous avons pris bonne note des éléments présentés.

*Etats des lieux météorologiques et hydrologiques

*Mesures de restrictions actuelles

*Situation de l’alimentation en eau potable

*Situation agricole

Les explications remarquables du représentant de la DREAL ont été parfaitement claires et, si cette réunion avait  pour but d’informer les participants ce fut, nous le pensons, un succès.

Il a été évoqué le passé et le présent tout au long de cette présentation mais, nous souhaiterions, en notre qualité d’Association dont les statuts reprennent la protection et sauvegarde des Moulins Ornais, assistance aux propriétaires d'ouvrages Hydrauliques, mais aussi, Protection des Rivières, Zones Humides. Flore et Faune aquatiques évoquer aujourd’hui le futur. Ce sera notre contribution participative à votre démarche.

Nous avons, par le biais de nos ramifications territoriales, tant sur le plan départemental, régional, que national un retour très positif des agriculteurs et éleveurs en faveur de création de petits bassins de retenues qui pourraient être créés tout au long des cours d’eau du département aussi peu importants soient-ils.

En effet, les cours d’eau en assec à la période estivale sont souvent en débord en hiver et au printemps ; bloquer l’eau tout en laissant une continuité traverser ces réserves serait une aubaine pour les uns, une sécurité pour les autres et une réelle prise en compte économique pour d’autres.

En effet, les incendies se sont multipliés cette année dans les cultures avec une forte sécheresse,  la mise en place, en urgence, d’un plan de réserve d’eau dans le département pourrait  permettre à nos agriculteurs et éleveurs de vivre de leur métier, avec un plan de sauvegarde de nos rivières en rétablissant les barrages sur les cours d’eau. Ces barrages permettraient de stocker de l’eau l’hiver et d’alimenter nos nappes phréatiques pour l’été​, également d’approvisionner les mares d’abreuvement de la faune sauvage ».

Avec votre concours, Mr le Préfet, celui de vos collaborateurs, collaboratrices et celui de la DDT service Eau et Biodiversité qui serait en possibilité de délivrer un accord aux exploitants pour la mise en place de ces mesures, nous pourrions envisager,  dès cet hiver,  la création des premières retenues.

Certains évoqueront l’évaporation, qui pourrait être de 4 à 6 % selon nos calculs,  celle-ci due à la masse d’eau. Cependant, compte-tenu que cette masse d’eau pourrait être reliée au cours d’eau et donc mobile cela ralentirait cette action. Nous évoquerons également  que l’évaporation est un phénomène naturel, indispensable dans le cycle de la vie sur Terre et que, sans elle, nous n’aurions pas de précipitations ; le cycle de l’eau (l’eau liquide devient nuage, puis retombe en pluie ou neige. Il faut  considérer également  qu’autour de nos étangs et biefs vivent nombre d’arbres et de buissons (la ripisylve), celle-ci produisant assez d’ombre  pour ralentir ce phénomène d’évaporation.

Un extrait de la carte de Cassini en PJ, vous démontrera que cette pratique avait déjà été mise en place au XVIII° siècle et bien avant.

Nous devrons également évoquer très rapidement les problèmes de drainages qui ont modifié d’une façon catastrophique l’écoulement des sources les entraînants vers la rivière sans recharger les nappes phréatiques.

Nous nous devons,  de simples citoyens que nous sommes jusqu’aux responsables départementaux en passant par les associations, tout mettre en place pour sauvegarder les ressources agricoles de notre département.

Nous espérons que cette  missive retiendra toute votre attention et restons à votre disposition pour développer au plus vite ce projet.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer monsieur le Préfet nos  respectueuses salutations

André QUIBLIER

Président 

Association les Amis Des Moulins 61, le moulin de Rainville,

61290 Longny les Villages. Tel 02 33 83 74 91  Courriel  ADM.61@orange.fr

 

 

 

Certains pleurent et commentent l'état du jouet qu'ils ont cassé, l'ADM 61 fait des propositions au Préfet de l'Orne, pour un très proche avenir
Certains pleurent et commentent l'état du jouet qu'ils ont cassé, l'ADM 61 fait des propositions au Préfet de l'Orne, pour un très proche avenir
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