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                                                                       AMIS DES MOULINS 61

C'est en regardant le passé que nous construirons l'avenir

19 Avril 2020

C’est en profitant de ce temps confiné donc libre que je me suis replongé dans la lecture de  ces vieux bouquins qui mettent en valeur nos moulins et ce depuis le IX° siècle. Une façon comme une autre d'affirmer que ceux-ci font partie intégrante de notre patrimoine et qui pour certains, trouvent leur origine à une époque où l'on bâtissait Notre Dame de Paris.

Pendant ce temps, j’écoutais, d'une oreille distraite, les différentes chaînes de Radios et de TV argumenter sur une sortie prochaine ou non du dé-confinement et de ses conséquences…pendant que les gens de mon âge, CAD les septuagénaires vilipendaient l’avis de la faculté ou du gouvernement.

Et bien les amis,  confirmant ce vieil adage que j'utilise afin de clouer le bec de nos détracteurs, ‘c'est en regardant le passé que nous construirons l’avenir’.   En effet, c’est  dans un ouvrage qui m'est particulièrement cher, le cartulaire de N.D de Josaphat de Chartres,  plus précisément dans l'introduction , que j’ai retrouvé ce texte que les vieux râleurs que nous sommes feraient bien de méditer avant de mettre le nez dehors dès la fin du dé- confinement annoncé.

Ce texte reprend une époque où la peste avait fait des ravages en France 1623/1629 et émane des notes des éditeurs de l’ouvrage)  Réf de l’ouvrage Cartulaire de ND de Josaphat par l’Abbé Ch. Métais  Tome I Page XXXIII. Edité par la société archéologique d’Eure et Loir.

« La peste des années 1623 et 1629 causa de grands ravages à Chartres, aussi quand les survivants se crurent délivres. Ils s'empressèrent d'en témoigner leur reconnaissance par cette procession d'action de grâces. « Toute la population assista à cette procession dans le plus grand recueillement, lisons-nous dans un curieux récit de cette peste. Les rues furent garnies de blanc; les mendiants, vagabonds et gens sans aveu reçurent ordre de vider la ville dans les 24 heures qui suivirent l'ordonnance de police concernant la propreté des rues dans lesquelles la procession devait passer. »

« Malheureusement le fléau n'était pas complètement détruit. Au mois de juin 1629, on fut informé que plusieurs hameaux dépendants de la paroisse de Lèves étaient infectés de la peste. (Les échevins prirent de sévères mesures pour préserver la ville; mais ce fut en vain. L'épidémie fut plus meurtrière que la première fois. Ce fut au point que les nombreux cimetières ne suffisant plus, on choisit hors de la ville deux terrains qu'on transforma en cimetières supplémentaires. Manet, le notaire de Josaphat, qui avait perdu un enfant, dans ce temps de contagion, fut mis en prison pour être sortit trop tôt, sans la Verge blanche qui le signalait comme habitant une maison de pestiféré.) Le Beauceron, .Almanach pour l'année 1850. Article intéressant, mais qui contient deux erreurs, il place la procession le 22 mai au lieu du 25, et il met auprès de Josaphat ,Beaurepaire, hôpital des pestiférés, qui était là où est aujourd'hui le jardin d'horticulture»

Alors, en relisant cette note, l’envie m’est venue,  chers amis,  de vous demander de bien réfléchir avant de vous précipiter dehors à la fin présumée du confinement.

« Les amis nous en avons peu, il faut les protéger. »

André QUIBLIER

C'est en regardant le passé que nous construirons l'avenir
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