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                                                                       AMIS DES MOULINS 61

DANS L'ORNE LA MONTAGNE QUI ACCOUCHE D’UNE SOURIS…

29 Novembre 2021

                       

Cette expression date du XVIIe siècle, elle fut rendue célèbre par une fable de Jean de la Fontaine. Cette métaphore compare la taille d'une montagne à un projet ambitieux dont on attend beaucoup et pour lequel on obtient une souris, c'est-à-dire quelque chose d'insignifiant.

Pour être clair… Obtenir des résultats médiocres pour un projet ambitieux

Devant le tollé général que l’article publié dans le journal du 17 novembre  de « Orne hebdo » a suscité de la part de nos adhérents mais aussi des associations de sauvegarde des rivières et moulins voisines de notre département, nous avons décidé de répondre à ce « tissu de propos incohérents » car, une nouvelle fois, nous constatons les aberrations diffusées par les syndicats de rivières et leurs techniciens. Certes, tous ces organismes ne sont pas à mettre dans le même panier et le bon sens est de mise chez certains mais les propos absurdes sont ancrés chez d’autres, idées qu’ils tentent d’ailleurs de faire passer, la bouche en cœur…auprès des riverains de nos cours d’eau.

Cet article est consultable sur :

https://actu.fr/societe/orne-sur-la-sarthe-on-ouvre-les-vannes-pour-remettre-la-riviere-a-sa-vraie-place_46482339.html

« On doit ouvrir les vannes à fond dans l’Orne, par contre, dans la Sarthe on demande de ne pas ouvrir nos vannes ». Et plouf…

Le Syndicat du bassin de la Haute Sarthe a encore raté un épisode…

Dans cet article,  le technicien nous vante les bienfaits des ouvertures de vannes de moulins, alors que  nous prenons connaissance, dans le même temps,  de tout son contraire par un document officiel de l’Animateur de la Commission Locale de l’Eau (CLE)

« SAGE du bassin versant de la Sarthe Amont qui déclarait le 19 novembre 2021  La date butoir du 15 novembre étant dépassée, l’ensemble des 4 secteurs séparant l’axe Sarthe sur le bassin de la Sarthe amont pourrait bénéficier de l’ouverture hivernale des vannages.Néanmoins, comme vous le savez, il est nécessaire pour lancer cette démarche que le débit hebdomadaire de la Sarthe à St Céneri le Gerei dépasse les 5 000 l/s.

« A l’heure d’aujourd’hui, le débit hebdomadaire est 2 200 l/s, soit bien deçà du seuil, ce qui ne permet pas d’entrer actuellement dans la gestion coordonnée hivernale »

 

La flûte enchantée…

Une véritable « explosion de biodiversité …»

Ce que nous en déduisons, c’est qu’à croire que les techniciens de rivière du syndicat de bassin de la haute Sarthe sont des magiciens puisque qu’en à peine deux ans ils ont fait revenir des espèces de la flore disparues depuis déjà très longtemps sur les berges de la Sarthe.

Question, en avait-on fait l’inventaire avant 2018 cad avant les travaux ? A notre connaissance NON ! Aujourd’hui, ce sont carrément 200 espèces qui sont de retour alors qu’avant les modifications du moulin il n’en restait que …15 … 200 espèces dont, tenez-vous bien, 5 sont sur la liste rouge des espèces à protéger, « MIRACLE » encore une fois avait- on fait l’inventaire avant les travaux ?

Lorsque l’on voit comment les remises « en fond de vallée » se passent et les dégâts sur la biodiversité installée depuis des siècles…

Lire pour mémoire ;  http://lesamisdesmoulins61.over-blog.com/2021/09/la-riviere-en-fond-de-vallee-fait-perdre-l-usage-et-la-valeur-des-pres.html

On a beaucoup de peine à croire cela ; en effet, on détruit la biodiversité installée depuis des siècles au bord des biefs des moulins, voire sur des zones classées « Natura 2000 » pour créer une « zone « explosion de biodiversité »…  en fond de vallée ; laquelle ne pourra, logiquement, que mettre des dizaines d’années avant de s’installer.  

L'abaissement des lignes d'eau, objectif constant de la "renaturation dogmatique" a un effet catastrophique sur les zones humides, véritables foyers de la biodiversité des rivières, en les asséchant littéralement et définitivement, nous les détruisons, alors de qui se moque-t’on ?

 Le technicien de rivière du syndicat de bassin de la haute Sarthe nous dit que cette action répond à l’objectif fixé par l’union Européenne !!!  Cette allégation est totalement mensongère ! En effet, aucune destruction d’ouvrages de moulins n’est demandée par l’Union Européenne et la législation française dit même le contraire !

 On nous dit encore, dans cet article, que les poissons se reproduisent davantage, question, en a-t-on la preuve ?

Avons-nous une étude qui confirme cet état de fait ? Nous savons, chose qui est cette fois confirmée par la science, que ce sont les pesticides, les produits endocriniens et métaux lourds qui polluent nos rivières et perturbent les fraies de poissons. D'ailleurs les insectes, espèces sinistrées, ont disparu,  entraînant la disparition des poissons qui abondaient  dans  nos rivières il y a seulement 25 ans. Et ce n'est pas la remontée des saumons, si chère aux écolos dogmatiques qui vont nettoyer les rivières, le saumon aventureux déjà affamé, comme ses consœurs les truites de nos rivières, ne résisteront pas à la pollution !

La "renaturation" est un dogme aberrant!

C'est comme d'affirmer que la Terre est plate! Ce n'est pas en le répétant mille fois et en ignorant les faits et évidences que cela va devenir réalité.  Nous n’avons pas compris encore comment l’effacement des ouvrages peut éviter, même en partie, les inondations puisque c’est bien connu que les ouvrages hydrauliques ont pour action de casser la force et le volume des montées d’eau. C’est donc tout le contraire qui se produit et, encore une fois, toutes les études le prouvent ! Les faits démontrent les dégâts causés par nos « apprentis sorciers » !

Lire l’article du journal Orne hebdo du 17 novembre 2021

https://actu.fr/normandie/alencon_61001/riviere-sarthe-dans-l-orne-l-eleveuse-de-chevaux-s-estime-privee-d-un-outil-de-travail_46486564.html

Nous lisons, toujours dans le même article : Une rivière, cela déborde naturellement, les crues sont inévitables et même souhaitables… devons-nous comprendre que les techniciens de rivières souhaitent rétablir les inondations d’« origine » avec les dégâts qui en résultent !

Alors, toujours d’après le technicien de rivière du syndicat de bassin, le conflit qui oppose les propriétaires de moulins et les syndicats de rivières ne serait que « méconnaissance et incompréhension »…

OUI ! Nous sommes sur ce point totalement d’accord avec eux  c’est une véritable méconnaissance et aussi un certain dogmatisme qui les conduit à ces conclusions. Peut-être que le syndicat de rivière et ses techniciens devraient suivre d’un peu plus près les informations que nous publions sur notre site spécialisé.                            (Voir sur http://www.hydrauxois.org/ ) et sur les courriers de nos Fédérations FFAM/FDMF/ARF. Nous nous engageons à faire parvenir, dans les jours qui viennent, le prochain courrier d’informations de la FFAM (Fédération française de sauvegarde des moulins) au syndicat de bassin de la haute Sarthe.

 Enfin, on parle dans cet article de zones humides.

Nous sommes surpris que ce sujet soit abordé car voilà des années que nous mettons en avant les centaines de zones humides que représentent, dans notre département, les berges de nos biefs et que nous avons à cœur de protéger bénévolement !

L’entretien des dites berges ainsi que des zones de protection de la faune et de la Flore ne coûtent pas un sous d’argent public car ce travail est fait, par les propriétaires avec passion et gratuitement ! Alors, combien a coûté cette remise « à sa vraie place de la rivière » en comptant l’achat foncier du moulin par le syndicat de bassin de la haute Sarthe plus les travaux d’engineering et tout cela pour déplacer une biodiversité installée depuis des siècles sur les berges de la Sarthe et, surtout, suivre le bon vouloir des techniciens de rivières sans qu’aucune étude préliminaire ne fasse ressortir le comparatif coût – résultat escompté… , il est donc avéré que l’on suit aveuglément les déclarations du syndicat de rivières sans entendre les contradicteurs.

Il s’agit pourtant de l’argent public !

L’eau n’appartient à personne,  c’est un bien commun et nul ne devrait avoir le pouvoir d’en prendre possession sans en débattre auparavant avec les principaux acteurs de l’eau que nous sommes ! Ces actions sont l’expression de la dictature d'une minorité sur les rivières Françaises.

             ADM 61- courriel:  adm.61@orange.fr.

               Nous terminerons cet article par cette

                    Fable, de Jean de La Fontaine, 

       LA MONTAGNE QUI ACCOUCHE

        Une Montagne en mal d'enfant
        Jetait une clameur si haute,
        Que chacun, au bruit accourant,
        Crut qu'elle accoucherait, sans faute,
        D'une cité plus grosse que Paris ;
         Elle accoucha d'une souris.
            Quand je songe à cette fable,
            Dont le récit est menteur
            Et le sens est véritable,
            Je me figure un auteur
        Qui dit : Je chanterai la guerre
Que firent les Titans  au Maître du tonnerre.»
C'est promettre beaucoup : mais qu'en sort’ il souvent ?
                            Du vent…


                   La montagne qui accouche,  Livre V, fable 10

DANS L'ORNE LA MONTAGNE QUI ACCOUCHE D’UNE SOURIS…
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