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                                                                       AMIS DES MOULINS 61

« Nous ne casserons jamais nos moulins »

25 Mai 2018

Les propriétaires de moulins demandent la mise en place de l'article qui exempt de toute obligation les moulins équipés pour produire de l'hydroélectricité.

C'est samedi qu'avait choisi l'association Les Amis des moulins 61 pour tenir leur assemblée générale.Les adhérents se sont réunis à la salle des fêtes de Longny-au-Perche pour passer en revue les actions de l'association en 2017 et traiter des projets pour 2018. Le président André Quiblier a souligné la représentativité de l'association qui est présente, via ses adhérents, sur vingt cours d'eau ornais.« 500 000 € pour quelques poissons »

Ce dernier s'est ensuite exprimé : « Nous regrettons le manque de dialogue avec les acteurs de l'eau et nous pensons que ce ne sera pas par la force que nous réglerons les problèmes, les propriétaires de moulins sont des gens pacifiques, sans doute par le fait d'habiter au bord de l'eau, nous ne sommes pas des « va-t-en-guerre » et sommes en phase avec les règles de la biodiversité mais nous n'accepterons jamais la casse de nos ouvrages et si modification il doit y avoir, il faudra que soit mis en face le coût de l'opération eu égard aux résultats escomptés, il n'est pas acceptable de dépenser jusqu'à 500 000 € sur un ouvrage pour le passage de quelques poissons ».

Les propriétaires demandent la mise en place de l'article voté par le parlement qui exempt de toute obligation les moulins équipés pour produire de l'hydroélectricité en rappelant que ce dernier a été voté le 24 février 2017 et qu'il n'est toujours pas mis en application dans l'Orne alors qu'il est mis en pratique dans les départements voisins, entre autres dans l'Eure-et-Loir.

Lors de cette réunion des élus dont la députée Véronique Louwagie, le conseiller départemental Guy Monhée, Christian Baillif maire de Longny-les-Villages se sont relayés pour apporter leur soutien au patrimoine que sont les moulins hydrauliques ornais.

 « La question des moulins est un enjeu de protection du patrimoine et de l'environnement à soutenir tout en encourageant la production d'hydroélectricité à petite échelle, les moulins sont des outils économiques, écologiques et touristiques dont le rôle en matière d'énergies renouvelables est non négligeable » ajoute Véronique Louwagie. L'association se porte bien déclare le président puisque nous enregistrons plus de 10 % d'adhérents en plus cette année ainsi que des adhésions de soutien comme « Les maisons paysannes de l'Orne ».

 
 

Composition du bureau. Président, André Quiblier ; trésorière, Muriel Brandel ; secrétaire, Georges Cappelle.*

 

Par OUEST FRANCE

Par Ouest-France

Modifié le 

Photo Ouest France

Photo Ouest France

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Le moulin de Rainville était ouvert au public

25 Mai 2018

LONGNY-LES-VILLAGES
 

Le thème cette année était l'hydroélectricité et il faut dire que c'était une première pour l'association organisatrice qui a été rejointe, pour l'occasion, par l'association des moulins du Perche Euréliens ainsi que l'expert en turbines, Jean Blanchet.

Les organisateurs ont souhaité dédier cette journée à M. Georgin, ingénieur en hydro-électricité qui venait régulièrement au moulin de Rainville, celui-ci avait acquis le site pour y travailler sur ses brevets et la mise au point de ses inventions, cela dans les années 60. Il avait fait installer par Patrick Bessol, électricien à Longny-au-Perche, une de ses turbines dite à escargot qui travaillait à l'horizontal, le tout étant relié à une armoire électrique qui sortait de la moyenne tension. Il fallait entretenir cette machine et c'est l'électricien qui en était chargé.

 
 

Ce dernier se souvient :« Je connaissais bien M. Georgin, une personne d'une soixantaine d'années, je me rendais régulièrement sur le site pour l'entretien de la turbine lequel consistait à changer les charbons et à m'occuper de la génératrice ».

 

 

Par Ouest-France

Photo Ouest france

Photo Ouest france

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la Journée Hydo-électricité Pari réussi . Hommage à Mr GEORGIN et une turbine canadienne à Rainville

21 Mai 2018

Il fallait oser,  après une AG pleinement réussie , les Amis des Moulins 61 avait programmé une journée de démonstration des moyens Hydroélectriques pouvant être mis en place sur nos rivières Normandes. Nous avions profité de la Promotion de la FDMF (Fédération Des Moulins de France) qui était associée aux journées Européennes des Moulins pour accueillir de nombreux curieux certes  mais aussi des Propriétaires d'ouvrages intéressés par cette Energie remise au goût du jour par les lendemains incertains de la production d'électricité.  L'énergie nucléaire et les énergies fossiles' grandes productrices de CO2' semblent, à ce jour,  avoir du plomb dans l'aile.  Les énergie renouvelables,  panneaux voltaïques - que l'on ne sait toujours pas comment  recyclés- ainsi que  les Eoliennes polluantes par les 600 M3 de bétons coulés au pied de chacune de ces nobles épouvantails  aux oiseaux sont aujourd'hui remises en question par le bon sens commun  et  l'on voit ressortir  des cartons l'idée qu'une autre alternative est possible,  notamment,  dans les villages Normands, et c'est  l'hydroélectricité, énergie propre,  naturelle, discrète et SURTOUT , sans production de CO2 ... oui mais voilà pas de lobbying  pour faire la promo de cette énergie exceptionnelle,  que des détracteurs qui pensent que nos machines sont d'horribles dévoreuses de petits poissons ; dommage pour eux  car la technologie  a beaucoup évolué mais pas eux !

Donc un franc succès pour cette journée que les organisateurs , L'APRAM 28 , Les Moulins de la Beauce et les amis des moulins 61 , ont décidé de reconduire l'année prochaine.

Les organisateurs ont souhaité dédier cette journée particulière en hommage à Monsieur GEORGIN ingénieur Parisien qui,  dans les année 60,  avait acquis  "Le moulin de Rainville " à Longny au Perche pour y mettre  au point ses Brevets de machines hydroélectriques. Une plaque,  retrouvée dans un grenier du moulin,  a d'ailleurs été repositionnée  sur le devant du moulin pour ne pas oublier ces précurseurs  visionnaires d'un temps pas si lointain et de leur grande sagesse. Les Longnyciens se souviennent de ce Monsieur discret , 

Patrick PHILIPPE se souvient : Mr Georgin était à l’époque,les années 60, un Monsieur d’une soixantaine d’années, très gentil et mon patron Mr BESSOL, alors que j’étais apprentis électricien,   m’envoyait régulièrement entretenir la machine et l’armoire électrique qui sortait de la moyenne tension. Je ne faisais que la maintenance de la turbine ( une turbine escargot qui travaillait à l’horizontal )et de l’armoire électrique . C’était déjà  très innovant et je suis heureux d’avoir participé à ces travaux même si c'est grand  dommage que tout se soit  arrêté !

Décidément, ce 20 Mai était une journée exceptionnelle  avec,  pour évènement,  l'apport pour le petit musée de Rainville,  de la part de  Marcel ORY et son épouse Pascale d'une Turbine hydraulique datant probablement de la fin 19°  et,  ce qui est remarquable, c'est qu'elle est  de Fabrication Canadienne ; pour les amateurs il s'agit d'une LITTLE GIANT  * voir photo . 

photo 1 La turbinne , Patrick Phillippe , un Meunier à table ça rigole plus ;une table de futurs Meuniers ...Plaque de l'entreprise de Mr Georgin
photo 1 La turbinne , Patrick Phillippe , un Meunier à table ça rigole plus ;une table de futurs Meuniers ...Plaque de l'entreprise de Mr Georgin photo 1 La turbinne , Patrick Phillippe , un Meunier à table ça rigole plus ;une table de futurs Meuniers ...Plaque de l'entreprise de Mr Georgin
photo 1 La turbinne , Patrick Phillippe , un Meunier à table ça rigole plus ;une table de futurs Meuniers ...Plaque de l'entreprise de Mr Georgin

photo 1 La turbinne , Patrick Phillippe , un Meunier à table ça rigole plus ;une table de futurs Meuniers ...Plaque de l'entreprise de Mr Georgin

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Sophie Beaudouin-Hubiere Question N° 7195 au Ministère de la transition écologique et solidaire

15 Mai 2018

Sophie Beaudouin-Hubiere 
Question N° 7195
 

 

Question soumise le 10 avril 2018

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de Wikipedia

Mme Sophie Beaudouin-Hubiere attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le triste sort réservé aux moulins dans le cadre de l'application de la législation sur les continuités écologiques. L'objectif louable des continuités écologiques est de permettre le bon transport des sédiments et une meilleure circulation des poissons. Pour se faire, les installations anciennes telles que les moulins, situées sur des tronçons donnés, se voit offrir deux options : la destruction ou la remise en exploitation, et ce à des coûts souvent supérieurs à la valeur foncière du bien. De plus, avec une biodiversité toujours plus anthropisé, il est de plus en plus admis que les moulins participeraient au bon fonctionnement des cours d'eau. Aussi, la question est de savoir si laisser un choix aussi binaire est viable, tout en sachant que le coût de remise en exploitation pèse sur les décisions. D'autant plus que la loi impose une obligation de moyen et non de résultat. Elle ne fait pas mention de la destruction comme solution prioritaire mais indique seulement la possibilité d'un franchissement piscicole pour les espèces d'intérêt. La priorité donnée à la destruction est ainsi lourde de conséquences pour les propriétaires qui souhait conserver et aménager leur bien. Elle souhaite donc connaître son positionnement sur le sujet ainsi que ses intentions éventuelles pour une meilleure harmonisation en la matière.

https://www.nosdeputes.fr/15/question/QE/7195

 

Informations

Sophie Beaudouin-Hubiere  Question N° 7195 au Ministère de la transition écologique et solidaire
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Jean-Pierre Vallée ,un nouveau président pour l'APRAM 28

12 Mai 2018

le 12 mai 2018. radio moulins...

Suite à la dernière A.G. de l'association APRAM 28 ( Association des propriétaires, riverains et amis des moulins du bassin de l'huisne d'Eure et Loir ) le bureau devait être renouvelé et ce jour,12 Mai 2018, le Conseil d'administration de l'association, après appel de candidature, a voté . C'est Jean Pierre  Vallée qui a été élu Président , Françoise CATTELAIN  réélue Trésorière et Nicolas Chaize Secrétaire réélu.

l'Association Les amis des moulins 61 leurs transmet tous ses voeux de réussite pour cette nouvelle aventure. 

Lors de ce Conseil d'administration de grands projets ont été discutés et les adhérents de l'APRAM 28 ne peuvent que se féliciter de cette nouvelle organisation.

La collaboration entre les Associations Soeurs : l'ASMR 72 ,  l'Ass. Riverains & Moulins sur Loir amont et les amis des moulins 61 sera renforcée.

J.P. Vallée débutera son mandat en représentant l'APRAM 28 à l'AG de l'association les Amis des moulins 61 qui aura lieu le Samedi 19 Mai à la Mairie de Longny au Perche 61. le Président Jacky Pigeard représentera l'Ass. Riverains et moulins sur Loir Amont et Le Président Patrick Coiffé représentera l'ASMR. 72 .

Jean-Pierre Vallée ,un nouveau président pour l'APRAM 28
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Voulons-nous protéger la nature ou certaines représentations de la nature? Cette question se pose sans cesse dans les politiques écologiques,

10 Mai 2018

La biodiversité se limite-t-elle aux espèces indigènes ? (Schlaepfer 2018)
Martin A. Schlaepfer (Institut des sciences de l'environnement, Université de Genève) vient de publier un article de perspective sur la biodiversité dans la revue PLoS Biology.
 
Depuis sa naissance, la conservation de la biodiversité a centré son intérêt sur les espèces endémiques. Mais pour l'écologue Martin Schlaepfer, il est temps de réviser cette option. Les espèces non natives ne sont pas toutes invasives et contribuent à la biodiversité locale au même titre que d'autres. Elles rendent parfois des services écosystémiques. Et au regard de leur expansion rapide, il devient difficile de continuer à ignorer leur présence dans les milieux.
Dans le domaine de l'eau, les questions posées par Martin A. Schlaepfer méritent un examen attentif. On voit parfois des tronçons de rivières, des plans d'eau ou des sites locaux désignés comme en "mauvais état écologique" au prétexte que telle ou telle espèce endémique de poisson en est absente, ou n'y trouve pas un habitat optimal. Mais si le nouvel habitat héberge de nombreuses autres espèces, sans phénomène invasif se traduisant par une simplification du milieu ou une nuisance à la société, le choix d'intervention doit faire l'objet d'une évaluation plus fine. Il serait utile que l'agence française pour la biodiversité publie des analyses sur ces questions, qui sont pour l'instant largement ignorées des décideurs et gestionnaires. Déjà que des campagnes pilotes d'étude de la biodiversité des masses d'eau fassent le point sur les espèces présentes, leur richesse totale, la complexité de leurs réseaux trophiques et leur origine endémique ou non.
à lire sur :http://www.hydrauxois.org/

 
llustration : ombre commun (Thymallus thymallus), photograpie Christian Maier, domaine public.

llustration : ombre commun (Thymallus thymallus), photograpie Christian Maier, domaine public.

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Sud-Manche. Barrages de la Sélune : le combat continue

8 Mai 2018

Anthony MOISSON.

Depuis des années, les ouvrages hydroélectriques du Sud-Manche sont sujets à polémiques. Les pros barrages avancent leurs arguments, face à une poignée d’élus, qui campent sur leur position.

 

Des membres de l’association Les amis du barrage se sont rassemblés, de manière pacifique, ce samedi 5 mai 2018, à Ducey. Parmi eux des pêcheurs, des habitants de Vezins et des personnes qui sont clairement contre l’arasement des barrages de la Sélune. Mais pourquoi sont-ils contre la destruction au juste ?

Un militant de 70 ans, qui souhaite rester anonyme, défend, bec et ongles, le barrage de Vezins. « J’y suis né. C’est le lieu de mon enfance. Mon père y a travaillé en faisant les trois-huit. Je suis un enfant d’EDF. »

Roger Lepertel, 70 ans, est aussi remonté. « Je pêche dans le barrage depuis 1976. J’ai une petite cabane de pêcheur. » On en dénombre une centaine autour du lac qui fait 19 km de long. Plus de 1 000 pêcheurs y ont leurs habitudes. « C’est le seul plan d’eau de la région. On y trouve du sandre, du brochet et de la perche. »

Plus grande réserve d’eau de Normandie

Pour Yvonic Fauchon, 28 ans, « le lac de Vezins est une réserve d’eau, dont on aura besoin. C’est la plus grande de Normandie. » Une destruction des barrages aurait aussi des conséquences au niveau économique selon lui. « Cela va créer une désertification. À Ducey, les entreprises s’inquiètent. Et de nombreuses maisons se trouvent en zone inondable. On tue le territoire », regrette-t-il.

Les militants assurent également qu’il y a des repreneurs potentiels. Ce que conteste le sénateur, Jean Bizet. « Quelle société pourrait s’engager, alors que l’on ignore encore l’ampleur des travaux ? EDF arrête la production d’électricité et ne veut plus utiliser ces infrastructures car l’activité n’est plus rentable et parce qu’il y a des travaux importants à y faire. » Le sénateur tient également à rappeler  « qu’une décision de justice administrative interne de la cour administrative d’appel de Nantes a enjoint EDF de faire circuler les migrateurs dans cette rivière et ce, à compter du 31 décembre 2013. Le titre de concession n’ayant pas été renouvelé, cette obligation s’impose désormais au propriétaire de Vezins : l’État. »L’ancien maire du Teilleul ajoute que l’arasement répond à une directive européenne (Cadre sur l’eau) qui exige une qualité d’eau suffisante dans les cours et qui protège les poissons migrateurs. « L’existence de ces barrages ne permet pas la création d’une passe à poisson et empêche les poissons migrateurs de remonter le cours de cette rivière. »

L’arasement est donc inévitable pour lui, d’autant que « le financement sera pris en charge par l’Europe ». L’arrivée de scientifiques sur le site est justifiée. « L’opération de renaturation de la vallée va laisser la nature reprendre le dessus. Des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) sont là pour voir comment la nature va se réapproprier le site. »
 
Les associations qui défendent les barrages ne comptent pas se laisser faire. Une nouvelle action est d’ores et déjà prévue, lundi 14 mai 2018, jour du début de la vidange.

 

Sud-Manche. Barrages de la Sélune : le combat continue
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Le Sénat s'inquiète de l'impact du projet de loi Elan sur la protection du patrimoine

8 Mai 2018

Culture / Logement - 
 

  

Le 18 avril, la commission de la culture, de l'éducation et de la communication du Sénat organisait une table ronde consacrée aux dispositions relatives au patrimoine et à l'architecture figurant dans le projet de loi sur l'évolution du logement, l'aménagement et le numérique, ou Elan (sur le contenu du texte, voir notre article ci-dessous du 20 avril 2018 et notamment les explications sur les articles 15 et 28). Participaient notamment à cette table ronde des représentants de l'Association nationale des architectes des bâtiments de France, de l'Ordre des architectes d'Ile-de-France, de l'Association des maires de France (AMF), de l'association Patrimoine-Environnement, de l'Association nationale des biens français du patrimoine mondial et de l'association des Vieilles Maisons françaises.

Loi Elan contre loi LCAP ?

Au cours de cette réunion, les inquiétudes se sont concentrées sur les atteintes que le projet de loi Elan porterait - au nom de la simplification des procédures et du développement de l'offre de logements - à des dispositions de la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (LCAP). Pour Catherine Morin-Desailly, sénatrice (Union centriste) de Seine-Maritime et présidente de la commission des affaires culturelles, "au motif d'accélérer et de faciliter les demandes d'urbanisme ou d'accompagner l'évolution du secteur du logement social, le projet de loi Elan détricote de fait les équilibres de la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine en matière de préservation du patrimoine, de qualité architecturale et d'amélioration du cadre de vie, dont les effets commencent tout juste à se faire sentir".
Une position confirmée par Jean-Pierre Leleux, sénateur (LR) des Alpes-Maritimes, qui fut l'un des rapporteurs de la loi LCAP : "Les brèches qu'ouvre le projet de loi dans l'avis conforme des architectes des bâtiments de France (ABF) sont dangereuses pour nos centres-ville et centres-bourg, alors que l'impact de la valorisation du patrimoine sur le développement économique des territoires est de plus en plus reconnu. Mieux vaudrait améliorer le dialogue entre l'ABF, les élus et les opérateurs en amont des projets."

"L'influence des opérateurs de téléphonie et des bailleurs sociaux"

De son côté, l'association Patrimoine-Environnement affirme, dans un communiqué diffusé après la table ronde, qu'au fil des réunions de la conférence de consensus mise en place pour finaliser le projet de loi Elan, "l'influence des opérateurs de téléphonie, comme Orange, ou des bailleurs sociaux s'est faite sentir de plus en plus. Le grand dessein d'Emmanuel Macron a été progressivement remplacé par les intérêts des lobbyistes".
L'association s'inquiète notamment de la suppression de l'obligation des concours d'architecture pour les logements sociaux - "un coup porté à la loi sur l'architecture de 1977" -, mais surtout de la suppression de l'avis conforme de l'ABF dans deux cas de figure : pour l'implantation des antennes de téléphonie mobile - alors que "les opérateurs de téléphonie mobile voudraient bien utiliser les clochers d'églises pour installer leurs antennes" - et pour les permis de démolir l'habitat indigne ou insalubre, ou objet d'arrêté de péril, alors que "c'est précisément ceux-là qu'il faut conserver pour les restaurer, en centre-ville, mais aussi dans les bourgs ruraux".

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Le bassin Loire-Bretagne veut s'adapter au changement climatique

8 Mai 2018

Le bassin Loire-Bretagne a adopté son plan d'adaptation au changement climatique. Il devrait alimenter les réflexions pour les orientations du Sdage.
Actu-environnement.  Eau  |    |  Par Dorothée Laperche
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Après les bassins de Rhône-méditerranée et Corse, Seine-Normandie, Rhin-Meuse, et Artois-Picardie, c'est au tour de Loire-Bretagne d'adopter son plan d'adaptation au changement climatique.

Une première version du projet avait été soumis au préalable, de mai à octobre 2017, à la consultation publique. Une seconde version, prenant en compte les retours, a donc été présentée au comité de bassin et adopté, ce 26 avril 2018 (117 pour, 4 contre et 19 blancs).

"Ce plan n'est pas opposable, mais cela va orienter nos réflexions et nos financements lorsque nous allons travailler sur le futur Sdage", a indiqué Thierry Burlot, président du comité de bassin Loire-Bretagne.

Quatre types de sensibilités ont été identifiées pour les territoires de ce bassin : la disponibilité en eau, le bilan hydrique des sols en fin d'été, la biodiversité des milieux aquatiques et leur capacité d'auto-épuration.

Une situation à venir préoccupante

"Les premiers éléments de vulnérabilité issus de l'analyse de quatre sensibilités actuelles du bassin révèlent une aggravation très notable de la situation pour les indicateurs concernant la biodiversité des milieux aquatiques associés aux cours d'eau et les services d'auto-épuration qu'ils rendent, note un des documents préparatoires au plan. La situation en lien avec le changement de régime des pluies et des débits des cours d'eau reste particulièrement préoccupante sur le bassin et demande de conduire et d'étendre les efforts que le Sdage Loire-Bretagne a inscrits en matière de préservation de la ressource en eau". Ce dernier préconise de "mettre en place dès maintenant des mesures d'adaptation afin d'avoir le temps de s'adapter à une situation à venir préoccupante".

Le plan liste des leviers d'action pour tenter de s'adapter. Ainsi, pour maintenir les capacités auto-épuratrices des milieux naturels aquatiques, il incite à mener des actions pour limiter l'augmentation de la température de l'eau, les pollutions ponctuelles et la pression polluante diffuse. Pour augmenter leur résilience, il préconise de rétablir l'hydraulique fonctionnelle et la qualité des milieux aquatiques, d'intégrer économiquement leur protection et restauration mais également de maîtriser l'étalement péri-urbain.

Sur la question de la quantité d'eau, le plan envisage de développer la gestion intégrée de la ressource et le stockage naturel de l'eau. Il pointe également la nécessité d'optimiser la gestion de l'eau potable et d'adapter les usages à la ressource disponible. "Est-ce qu'il faut continuer à développer sans limite la maïsiculture ? Il faudra sans doute adopter des pratiques plus résilientes", a indiqué Thierry Burlot. Le plan ouvre également la voie à des solutions de gestion de la ressource "dans le temps et dans l'espace".

Pour prévenir le risque des inondations et de la submersion marine, le document considère qu'il faut accélérer la mise en oeuvre des politiques et gérer autrement les zones inondables dont les espaces côtiers. Autre piste évoquée : améliorer et diffuser la connaissance.

Parmi les autres bassins, reste désormais Adour Garonne qui devrait adopter un plan similaire le 2 juillet prochain.

 

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Des "joyaux" de notre flore à préserver et à admirer dans leur écrin naturel., sur les berges de nos Biefs de Moulins Percherons

7 Mai 2018

Les orchidées dans l'Orne La France compte 147 orchidées parmi les 35 000 espèces connues dans le monde. Ce sont les départements du sud-est de la France qui accueillent le plus grand nombre d’espèces d’orchidées. En remontant vers le nord-ouest celles-ci se font plus rares. Dans l’Orne, le botaniste, ou le simple amateur, trouvera cependant son bonheur puisqu’il pourra y rencontrer 34 espèces. Les premières mentions d’orchidées dans l’Orne apparaissent dans les travaux des botanistes normands. C’est Louis Alphonse de Brébisson qui ouvre la marche en 1836 avec sa Flore de Normandie. Puis Louis Corbière qui prend le relai en 1893 avec la Nouvelle Flore de Normandie. Cette connaissance est donc récente. Quelles étaient les orchidées ornaises avant ces premiers textes  au 18e , au 17e siècle et avant ? Nul ne le sait. Aujourd’hui 34 des 40 espèces d’orchidées connues autrefois poussent encore dans l’Orne, 6 ont disparues dans la première moitié du 20e siècle, aucune nouvelle n’est encore apparue. Depuis les années 1980, l’AFFO s’est attachée à l’inventaire de ces plantes, les informations recueillies ont été communiquées à la Société Française d’Orchidophile et publiées en 2010 dans le magnifi que « Atlas des orchidées de France » et un atlas régional est en cours de réalisation. Le maintien de cette partie de la fl ore ornaise nécessitera une modifi cation de nos comportement vis-à-vis des milieux naturels ornais. Sans changements dans nos pratiques actuelles, les orchidées deviendront de plus en plus rares. En serons-nous capables ?

Attention, fragile ! Des "joyaux" de notre fl ore à préserver et à admirer dans leur écrin naturel. Devant la beauté de certaines espèces, la tentation peut-être grande de faire un bouquet, ou même d’envisager une transplantation dans son jardin. Il faut le savoir, ces tentatives sont vouées à l'échec : - les fl eurs d’orchidée résistent mal en vase et fanent rapidement, - quant à réussir la transplantation d’un pied d’orchidée, cela relève de l’exploit tant ces plantes sont exigeantes et leurs conditions de survie diffi ciles à réunir (nature du sol, climat, présence d’un champignon adapté à l’espèce, etc.).

Le maintien de cette partie de la flore ornaise nécessitera une modification de nos comportement vis-à-vis des milieux naturels ornais. Sans changements dans nos pratiques actuelles, les orchidées deviendront de plus en plus rares. En serons-nous capables ?

Ref, http://www.orne.fr/sites/www.orne.fr/files/fichiers/parution/13/03/72dpiplaquetteorchidee2013.pdf

Des "joyaux" de notre flore à préserver et à admirer dans leur écrin naturel., sur les berges de nos Biefs de Moulins Percherons
Des "joyaux" de notre flore à préserver et à admirer dans leur écrin naturel., sur les berges de nos Biefs de Moulins Percherons
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