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                                                                       AMIS DES MOULINS 61

Emmanuel Macron décide de doubler le prix de l’électricité des ménages.

30 Novembre 2018

Paris le 27 novembre 2018 Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable Éolien terrestre. Emmanuel Macron décide de doubler le prix de l’électricité des ménages. En annonçant le triplement prévu du parc éolien terrestre composé actuellement de 8.000 machines disséminées sur tout le territoire le Président de la République Emmanuel Macron a décidé le doublement du prix de l’électricité pour les consommateurs, qu’il faudra ponctionner encore plus par des taxes écologiques insoutenables qui passeront de 5 à 8 milliards d’euros par an. La Fédération Environnement Durable (FED) constate que bien que 70% des projets éoliens terrestres actuels soient rejetés par les riverains ruraux et qui sont obligés de s’adresser à la justice pour ce faire entendre, le Président a choisi, plutôt que de les écouter, de les pénaliser trois fois plus et qu’il a préféré suivre les conseils d’écologistes irresponsables et d’affairistes qui profitent du pillage économique des consommateurs au détriment de l’intérêt général. Cette augmentation du prix de l’électricité atteindra aussi l’ensemble des industries consommatrices entraînant des conséquences sur leur compétitivité, programmant leur déclin ou les obligeant à se délocaliser. La FED rappelle que les énergies intermittentes comme l’éolien augmenteront les gaz à effet de serre et iront à l’encontre des déclarations sur le climat du Président qui veut que la France soit le modèle international dans ce domaine. La FED continuera à lutter contre ce plan par tous les moyens légaux, localement, régionalement, nationalement et internationalement . Contact presse Jean-Louis Butré contact@environnementdurable.net 06 80 99 38 08

 

Emmanuel Macron décide de doubler le prix de l’électricité des ménages.
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Emmanuel Macron: "Je n'oublie pas l'eau, l'énergie hydraulique est une richesse des territoires

27 Novembre 2018

Le président de la république appelle à développer l'énergie hydraulique en France. C'est un désaveu clair des casseurs de barrages, y compris les fonctionnaires ayant engagé une dérive intégriste au sein de l'appareil d'Etat, en l'occurrence la direction de l'eau et de la biodiversité du ministère de l'écologie. La destruction du patrimoine hydraulique de notre pays était devenu un symbole de l'écologie punitive et de la gabegie d'argent public, alors que les Français doivent faire des sacrifices. Nous veillerons à ce que ces paroles deviennent des actes, car l'écart entre les discours et les réalités est à la base de notre crise démocratique. Le gel des destructions contestées de barrages et de moulins devra être observable partout sur nos rivières dès 2019. Les gestionnaires de l'eau doivent désormais concilier écologie et hydro-électricité, au lieu de les opposer stérilement.

Par hydrauxois

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http://www.hydrauxois.org/2018/11/emmanuel-macron-je-noublie-pas-leau.html

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Et voilà, le N° 30 de (PdP) Pays du Perche est sorti

25 Novembre 2018

Et voilà, le N° 30 de (PdP) Pays du Perche est sorti ;comme de coutme, plus de 12 sujets au Sommaire et tous d'une qualité, à laquelle, nous a habituée Nathalie FEY et son équipe depuis déjà plus de 13 ans, maintenant. Je vous laisse donc prendre connaissance de l'éditorial qui ne manquera pas de vous surprendre, comme il m'a surpris...
Mais mon coeur de Longnycien a été comblé en lisant l'article "Patrimoine" qui est consacré à Longny au Perche. [comme je le dit souvent je suis heureux de vivre à Longny entre le "11° et le 19e Siècle].Cet article, écrit par la talentueuse Elisabeth Gausseron, vous fera voyager à travers les siècles dans cette bonne ville de Longny. Le Château, la chapelle N.D de Pitié, la Villa Jumeau, l'église St Martin , etc etc , Mais aussi des sujets dont vous n'avez pas idée, Elisabeth Gausseron a même relayé la Légende de Tony le Loup .. Il faut savoir que Tony n'est pas un prénom ou surnom sorti d'une bande dessinée. Tony était un prénom utilisé très couramment dans la région au 12° et 13 ° siècle surtout dans les familles nobles. Vous verrez comme cette légende précède bien celle de N.D de Pitié ... Ne manquez surtout pas ce Numéro 30, il vous passionnera et, de plus, cet article est illustré par les magnifiques photos de Frédéric Chéhu, ce qui n'est pas rien !
Pour les Longnyciens, il est à disposition "au Tabac du coin" rue de l'Eglise, chez Barnabé (ouvert le dimanche matin) et à l' OT.
Pour les autres villes, dans les points de ventes habituels, 
N.b la photo est une statuette de Tony le Loup (elle est en fer).

Et voilà, le N° 30 de (PdP) Pays du Perche est sorti
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CNR et l'Insa lancent une chaire de recherche en hydroélectricité

24 Novembre 2018

La Compagnie nationale du Rhône s'allie avec l'Insa Lyon, pour la création d'une chaire de recherche « L'eau, énergie renouvelable et production durable ».

La convention de mécénat pour la création de cette chaire de recherche scientifique a été signée par Didier Lhuillier, directeur général de CNR, Eric Maurincomme, directeur de l'Insa Lyon et Jean Guénard, président de la fondation Insa Lyon. Visant à accélérer les réponses technologiques aux enjeux de la transition énergétique, cette chaire a pour objectifs plus particuliers d'améliorer les méthodes de prédiction et d'optimisation des données de production en hydroélectricité. Ce partenariat sur cinq ans avec l'Insa va ainsi permettre à CNR de renforcer son adaptabilité face au réchauffement climatique et à la raréfaction des ressources en eau. L'école d'ingénieurs pourrait également accompagner l'entreprise au niveau de sa transformation numérique.

CNR et l'Insa n'en sont pas à leur première collaboration

Grâce à leur proximité géographique et à leurs champs d'expertise en commun, l'école d'ingénieurs et la CNR travaillent depuis quelques années sur les thématiques scientifiques concernant l'énergie et l'environnement. Cette chaire de recherche ne fait que consolider des liens existants entre les deux parties. Le directeur général de CNR, Didier Lhuillier, est d'ailleurs lui-même diplômé de l'Insa Lyon.

  • Naomi Levannier

 

 PUBLIÉ LE 21/11/2018 - 17:00

https://www.brefeco.com/actualite/energie/cnr-et-linsa-lancent-une-chaire-de-recherche-en-hydroelectricite

CNR et l'Insa lancent une chaire de recherche en hydroélectricité
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« Notre proposition, Monsieur le ministre, pour évaluer la toxicité des pesticides »  Collectif 

22 Novembre 2018

 

Notre nombre et l'effet étau que nous produisons sur la faune sauvage est un fait Philippe. Mais de nombreuses espèces cohabitaient avec nous dans des espaces réduits, comme les poissons, aujourd'hui décimés par les engrais et les pesticides. En réponse au nouveau ministre de l'agriculture Didier Guillaume (qui commence bien.. en demandant aux scientifiques de faire la preuve de la toxicité des pesticides) un collectif de scientifiques publiait une tribune dans Le Monde de mardi à laquelle je m'associe. Soyons des millions à le faire. Car, outre les constats et rappels d'études, ils posent une question qui doit être entendue : Les scientifiques ont accumulé des preuves, mais qu’en ont fait les politiques ?

« Notre proposition, Monsieur le ministre, pour évaluer la toxicité des pesticides » 
Collectif 
A la suite des propos du ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, appelant les scientifiques à apporter la preuve des conséquences sanitaires des pesticides, un collectif de médecins et de chercheurs propose de lui adresser un rapport mensuel 
Monsieur le ministre, vous avez déclaré sur RTL, le 19 octobre : « Sur la question des bébés sans bras, il faut que la science fasse son travail. C’est aux scientifiques de faire la preuve ou non qu’il y a des conséquences à l’usage des pesticides. » Ce qu’un journal [Le Nouvel Observateur] a cru pouvoir traduire sur son site par : « Pesticides, Didier Guillaume réclame aux scientifiques des preuves de leur impact sur la santé ».

Si l’on s’en tient à la loi, ce n’est pas aux scientifiques d’apporter la preuve de la toxicité des pesticides, mais aux industriels de démontrer l’absence de nocivité de leurs produits. Et cette preuve devrait être faite avant leur mise sur le marché et validée par des organismes indépendants certifiés, comme c’est le cas pour les médicaments qui, pour être commercialisés, doivent avoir reçu une AMM (autorisation de mise sur le marché).

Dans le cas des excès d’agénésies transverses des membres supérieurs, rien ne permet actuellement d’infirmer que les pesticides n’en soient pas la cause. La question était seulement de savoir s’il fallait chercher plus loin ou non. Nous le croyons, et nous pensons surtout qu’un travail d’analyse épidémiologique et d’exposition doit être réalisé sans tarder.

Nous prenons acte des récents propos de la ministre de la santé, mais nous nous étonnons des délais considérables entre les alertes aux services concernés et les investigations, les signalements dans l’Ain datant de 2010 ! Ces alertes et les investigations qui en résultent devraient être portées à la connaissance du public rapidement, le temps effaçant les possibles éléments de preuve !

Concernant les effets toxiques des pesticides, les scientifiques accumulent les preuves depuis de nombreuses années, à tel point qu’il n’est plus nécessaire d’invoquer le principe de précaution, mais celui de prévention. Les études s’accumulent, les consensus également. Le dernier rapport d’expertise collective de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) confirme un lien fort entre l’exposition aux pesticides et le développement de nombreux cancers chez les professionnels qui les manipulent, tels que le lymphome non hodgkinien, le myélome multiple et le cancer de la prostate. Les maladies neurodégénératives sont aussi corrélées à cette exposition, et la maladie de Parkinson est désormais reconnue comme maladie professionnelle chez les agriculteurs.

En tête des pays utilisateurs

Cette même synthèse de l’Inserm rappelle que l’exposition aux pesticides pendant la grossesse majore fortement le risque de leucémies, de tumeurs cérébrales, de malformations et de troubles du développement cérébral chez l’enfant. L’exposition de l’enfant en bas âge augmente également le risque de leucémie et de troubles du développement cérébral.

Le déclin des insectes ou celui des oiseaux nicheurs, la disparition de la biodiversité sont directement imputables aux pesticides. D’autres faits vous sont connus, nous n’en doutons pas : les pesticides ont contaminé l’ensemble de la population à tel point qu’il n’est plus possible de retrouver une femme enceinte sans traces urinaires de pyréthrinoïdes, insecticides ou d’organophosphorés.

D’autre part, beaucoup de ces pesticides sont aussi des perturbateurs endocriniens, et ce n’est pas leur dose qui fait leur toxicité, mais le moment (notamment la grossesse) et la durée d’exposition. Ces perturbateurs endocriniens amplifient le risque de cancer prostatique, testiculaire et mammaire, d’infertilité, de puberté précoce, de diabète et de maladies neurodéveloppementales et allergiques. L’EFSA [Autorité européenne de sécurité des aliments] a indiqué, dans son rapport annuel, en 2013, que sur 287 pesticides, 101 avaient des effets sur l’axe thyroïdien et 97 présentaient une neurotoxicité. Les scientifiques ont accumulé des preuves – jamais définitives, toujours incomplètes –, mais qu’en ont fait les politiques ?

Les industriels, quant à eux, se sont rendus indispensables : il est impossible d’imaginer un autre modèle agricole sans leurs produits. Et ils se sont aussi imposés dans les comités internationaux chargés d’édicter les règles d’évaluation de leurs propres produits… Et les agences européennes et nationales fondent largement leur expertise sur les tests effectués par ces mêmes industriels.

A contrario, depuis plus de quarante ans, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) fonde son expertise sur les études publiées dans des revues à comité de lecture, la plupart issues de la recherche publique. La controverse entre ces mêmes agences et le CIRC concernant le classement du glyphosate comme cancérigène probable en fournit l’illustration.

L’usage du glyphosate et des pesticides en général ne cesse d’augmenter, et la France reste en tête des pays utilisateurs. De plus, aucune norme ni réglementation ne concernent les pesticides présents dans l’air que l’on respire alors qu’ils y sont régulièrement détectables, notamment en période de traitements et ce même à plusieurs centaines de kilomètres du lieu d’épandage.

Monsieur le ministre, puisque vous semblez douter des nombreuses études ayant démontré la responsabilité des pesticides dans de nombreux cancers, des maladies neurodégénératives et neurodéveloppementales, allergiques, ainsi que malformatives, nous nous engageons à vous aider en vous envoyant une étude scientifique par mois jusqu’à la fin de votre mandat. Nous vous demanderons également – au nom des menaces qui pèsent tant sur l’environnement que sur la santé humaine – de respecter le principe de précaution et de placer l’intérêt public – la recherche, mais aussi la santé – avant celui des industriels.

___

Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherche à l’Inserm et directrice équipe EPAR (épidémiologie des maladies allergiques et respiratoires) ; Jean-Marc Bonmatin, chercheur (CNRS) au Centre de biophysique moléculaire d’Orléans ; Thomas Bourdrel, médecin, membre du collectif Strasbourg Respire ; Laurent Chevallier, médecin nutritionniste attaché au CHRU de Montpellier ; Barbara Demeneix, biologiste au Muséum national d’histoire naturelle ; Eric Ferraille, médecin, président de la fédération des associations de protection de l’environnement en Rhône-Alpes ; Pierre-Michel Périnaud, médecin et président de l’AMLP (Alerte des médecins sur les pesticides) ; Philippe Ricordeau,médecin spécialiste en santé publique, épidémiologiste ; Pierre Souvet, médecin, président de l’Association Santé Environnement France ;Charles Sultan, professeur d’endocrinologie pédiatrique à l’université de Montpellier

Relayé par Nathaly FEY 

 

 Optimisme de combat » en édito l’Obs

« Notre proposition, Monsieur le ministre, pour évaluer la toxicité des pesticides »  Collectif 
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La transition écologique sera locale ou ne sera pas !

20 Novembre 2018

Alors que s'annonce le Congrès des maires et que la PPE se fait attendre, Christophe Bouillon interpelle le gouvernement. Pour le président de l'Association des petites villes de France, la transition écologique des villes garantira la transition du pays.

Le rôle clé des territoires dans la transition énergétique

La transition énergétique implique une politique volontariste nationale mais aussi et surtout locale. Les objectifs ambitieux fixés par la loi de transition énergétique pour la croissance verte ne pourront être atteints sans une implication pleine et entière de nos territoires.

Ce sont dans nos petites villes et dans nos quartiers que sont rénovés les bâtiments et les écoles. Ce sont nos élus locaux qui accompagnent les projets d'énergies renouvelables. Ce sont encore et toujours les acteurs locaux qui développent la mobilité de demain. Les petites villes sont de véritables espaces à taille humaine propices à la transition énergétique. Mais, nos territoires ne se contentent pas de mettre en oeuvre la transition énergétique, ils l'imaginent, l'élaborent, l'insufflent chaque jour sur le terrain.

La réussite de la transition énergétique passe par une implication plus grande de nos territoires dans l'élaboration des politiques de lutte contre le changement climatique. Il faut faire confiance aux territoires pour mener à bien la transition énergétique dont nous avons besoin !

J'invite donc tous les acteurs locaux à signer l'appel de Montmélian pour une transition énergétique territoriale ,Christophe Bouillon, président de l'APVF, député de Seine-Maritime et maire honoraire de Canteleu.

article de "actu-environnement" 

Lire l'article sur :https://www.actu-environnement.com/ae/news/transition-ecologique-locale-32410.php4#xtor=EPR-1

La transition écologique sera locale ou ne sera pas !
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Les 10 commandements d'une écologie de la conciliation

19 Novembre 2018

Les 10 commandements  d'une écologie de la conciliation. 

Extrait de l'article 

Tu appelleras "écologie" ce qui l'est vraiment. L'écologie est la connaissance des écosystèmes, des relations entre habitats et espèces, par extension des grands cycles bio-géo-chimiques de la planète et de leurs liens au vivant. L'écologie est d'abord une science et une ingénierie. On devrait désormais éviter d'appeler "écologique" ou "écologiques" des croyances, des idéologies, des projets de société qui correspondent à des vues particulières sur la société et sur le rapport à la nature. Ou à des intérêts de lobbies. Exemple sur les rivière : non, augmenter localement des truites à la demande d'une société de pêche ou détruire un étang sans analyser d'abord ses peuplements, ce n'est pas spécialement de l'écologie.

Tu prendras garde aux émotions négatives. Pour capter l'attention du public, les médias, les ONG mais aussi parfois les politiques ont tendance à faire du catastrophisme environnemental, à ne retenir que le négatif dans la réalité et que les pires prévisions pour le futur. Certes, nous devons protéger la nature menacée par des excès de notre développement économique et démographique. Mais la peur et la colère ne sont pas des sentiments qui permettent une vie démocratique sereine ni qui soutiennent durablement des choix de société. Exemple sur les rivières : non, on ne doit pas dire aux citoyens qu'elles se dégradent partout et tout le temps, alors que les bilans poissons ou bilans insectes des dernières décennies ne sont pas toujours mauvais. 

Tu statueras avec prudence et précision sur la réalité.  L'écologie est une discipline assez jeune, elle est parcourue de débats internes nombreux, elle manque encore souvent de données solides et de long terme. Comme politique publique tardive, l'environnement est largement en phase de test d'ajustage aux contraintes de la société et de l'économie. Tous nos modèles de la réalité sont des approximations (donc ils sont faux, stricto sensu!) : il faut alors se garder de prononcer des jugements définitifs et de généralités invérifiables. De la modestie, pas de l'arrogance. Exemple sur les rivières : non, on ne doit pas lancer des assertions sur l'auto-épuration de cours d'eau qui se révèlent ensuite des inexactitudes.
 

Tu permettras une co-décision, et non une concertation en trompe l'oeil. Les politiques environnementales ont été depuis 20 ans associées à un impératif de démocratie participative, d'appropriation par les citoyens des enjeux relatifs à leur cadre de vie. Mais il faut en accepter les conséquences : on ne fait pas de l'écologie contre l'avis des premiers intéressés, on ne prétend pas qu'un seul point de vue est correct et que la "pédagogie" imposera cette vue unique. Exemple sur les rivières : non, quand tout un village signe une pétition pour garder sa chute d'eau de moulin et quand l'enquête publique conclut à l'absence d'intérêt général et d'intérêt écologique, on n'insiste pas et on révise son projet au lieu de détruire le site. 

Tu éviteras des arbitrages lointains, contraints et brutaux. En France, l'Etat a perdu la capacité d'animer, gérer, produire des consensus forts sur des projets de territoire et de société. Le centralisme et l'autoritarisme jacobins ne fonctionnent plus, notamment parce que l'ère numérique a ouvert un âge d'horizontalité où tout le monde est informé en temps réel et où l'Etat est devenu un acteur à côté d'autres. Par ailleurs l'écologie, c'est toujours du cas par cas. Le modèle de l'action publique est à revoir en accordant une plus grande autonomie politique et fiscale au niveau local, proche du terrain. Exemple sur les rivières : non, les SAGE ne peuvent pas être de simples copiés-collés de 3 niveaux normatifs supérieurs (SDAGE, lois et règlements nationaux, directive de l'Europe) et d'un financement déjà fléché sur chaque poste de l'agence de l'eau, ce qui ôte toute substance à la liberté locale de choix et dépossède le citoyen de capacité à s'impliquer.

Tu respecteras le réalisme économique. Beaucoup de mesures écologiques ont des coûts mais n'ont aucun bénéfice économique à court terme, certaines n'en ayant pas même à long terme (elles défendent des valeurs intrinsèques, non marchandes). Pour ne pas assommer le contribuable et déprimer l'économie, nous sommes donc condamnés à pratique une écologie des petits pas, à mesure de notre solvabilité (ménage entreprise, Etat). Exemple sur les rivières : non, demander des investissements de passes à poissons qui ont une valeur supérieure à celle d'un bien immobilier ou qui représentent 20 ans de bénéfice d'une petite entreprise n'a aucun sens, c'est une caricature de la bureaucratie hors sol.  

Tu seras économe de l'argent public. Nous sommes sortis depuis longtemps de la période d'abondance des 30 glorieuses. L'argent public devient plus difficile à lever, son usage est nettement plus observé, et contesté.  En temps de crise, la population attend de l'Etat qu'il garantisse l'essentiel de ses missions sociales et régaliennes avant de faire de l'écologie. Et cette écologie doit répondre à des enjeux forts, non contestés. Exemple sur les rivières :non il n'est pas normal que les analyses cout-bénéfice de la directive cadre européenne montre qu'elle coûte davantage qu'elle ne rapporte dans les 3/4 des cas, ou que l'Etat détruise sur argent public des ouvrages d'électricité bas-carbone en fonctionnement (à Pont-Audemer ou sur la Sélune).

Tu avanceras des faits et des preuves, en ayant à l'esprit la complexité. Les dogmes et les slogans ne sauraient remplacer les données et les débats. Les phénomènes humains comme naturels sont complexes : on ne peut plus faire des politiques publiques qui essaient de mobiliser par des simplifications. Nous vivons l'âge des politiques fondées sur les preuves, les citoyens n'ont jamais été aussi éduqués et les moyens de vérifier les sources aussi nombreux. Il ne suffit pas d'avancer un propos d'un scientifique, ou d'une discipline scientifique, mais de montrer que des communautés scientifiques pluridisciplinaires sont d'accord entre elles sur l'interprétation d'un phénomène. Exemple sur les rivières : non, la rivière "sauvage" ou la rivière "naturelle" sont des phénomènes qui n'existent plus réellement en Europe, nous n'avons que des rivières hybrides qui portent des millénaires d'influence humaine, il faut une éducation de cette complexité. 

Tu entendras ce que te dit la société. La nature n'est pas le catalogue figé d'un muséum d'histoire naturelle, c'est d'abord une histoire, une dynamique : elle change sans cesse. C'est aussi une construction sociale : les gens n'ont pas les mêmes idées, goûts, représentations et attentes sur la nature. L'écologie ne peut pas être la revanche de la nature contre l'homme, ou la séparation de la nature et de l'homme : c'est une modulation de l'interface entre humain et non-humain à travers des choix sociaux. On ne peut donc faire l'impasse du social et des services (réellement) rendus par les écosystèmes selon leurs aménagements.  Exemple sur les rivières : non, quand des centaines d'associations et des milliers d'élus demandent de stopper les destructions d'ouvrages et en saisissent le ministre de l'écologie, les ignorer, ne pas leur répondre et refuser de les recevoir n'est pas une solution digne d'une gestion ouverte aux enjeux sociaux.  

Tu feras preuve de bon sens (et de bonne foi). Ce dernier commandement est peut-être le plus important... mais pas le plus simple à respecter ! L'appel au bon sens ne doit pas être un éloge de l'ignorance volontaire : si nos ancêtres savaient tout et si nous avions une juste compréhension de tout, il n'y aurait jamais de progrès des connaissances et des pratiques. Le bon sens n'est pas l'intuition (parfois trompeuse) mais un mélange d'expérience, d'observation et de logique, avec de la cohérence dans les positions que l'on défend. C'est aussi le recul : nous ne sommes pas omniscient, l'idée géniale du moment sera critiquée demain ! Exemple sur les rivières : non, il n'y a pas de bon sens (ni de bonne foi) à assécher des retenues d'eau quand on subit des sécheresses, à détruire des centrales hydro-électriques en place quand on dit que l'énergie bas-carbone est une urgence, à défendre la biodiversité mais à ignorer toutes les espèces d'étangs et de lacs, à refuser que les moulins changent les peuplements de poissons mais à accepter que la pêche et le climat changent ces mêmes peuplements, etc.

Merci à l'association Hydrauxois pour ce magnifique article que nous proposons de lire en version intégrale sur :

 

 

Les 10 commandements  d'une écologie de la conciliation
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Les moulins tournent au Jaune !

16 Novembre 2018

Cher amis des moulins,

Comme vous avez pu l’entendre dans les médias, demain 17 novembre va être une journée de protestation et d’interpellation au gouvernement Français. Nous avons réfléchi et nous aussi nous aurions pu rejoindre les barrages ou les opérations organisées par les « gilets jaunes »,  sur une plate-forme comme Alençonou autres mais, nos adhérents ornais, sont déjà très occupés pour les plus jeunes n’ayant que  le WE pour décompresser quant aux plus anciens (dont je fais partie) nous avons déjà fait 68, alors c’est bon pour nous !  Bref ! Cela ne nous empêchera pas  de protester sur les réseaux sociaux et par l’intermédiaire de  nos voitures puisque vous trouverez en PJ une affichette  que nous vous demandons de faire suivre avec vos mails et d’apposer sur vos pare-brise.

 Pourquoi cette protestation et bien, nous voulons être reconnus et respectés  par les autorités départementales et les services Publics. Nous sommes des acteurs de l’eau et il est temps de nous considérer comme tels ! Nous devons siéger dans toutes les instances Départementales et Régionales. Nous devons être, au même titre que les associations pratiquant le lobbying, écoutés et entendus. C’est en portant ce message que nous arriverons à faire reculer cette incompréhension  de certains qui se jouent  de nos moulins et de nos ouvrages et interprètent  les textes de loi à leur guise.  

Nous voulons que les interventions répétées de nos parlementaires soient entendues par le gouvernement et que les propositions de nos fédérations soient prises au sérieux dans les négociations Parisiennes.

OUI,  nous sommes en colère car l’absence de dialogue n’amènera rien à personne et si certains pensent nous avoir à l’usure ils se trompent ! plus que jamais nous sommes décidés à faire valoir nos droits. Nous n’accepterons jamais un dicta injuste et non fondé.

Notre position reste apolitique comme notre Asso, mais l’enjeu de notre Patrimoine Rural et énergétique est en danger. Alors les amis n’hésitez pas un instant affichez  votre colère sur votre voiture et joignez cette affichette sur les réseaux sociaux et envois de mails.

Très amicalement,  

André QUIBLIER

Président de l’Association Les Amis des Moulins 61

Protection et sauvegarde des Moulins Ornais , assistance aux propriétaires d'ouvrages Hydrauliques. Rivières , Zones Humides. Flore et Faune aquatique

 

 

 

Mail : adm61@orange.fr  Tel 06 72 78 34 21

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Gilets jaunes chez les moulins

16 Novembre 2018

Cher amis des moulins,

Comme vous avez pu l’entendre dans les médias, demain 17 novembre va être une journée de protestation et d’interpellation au gouvernement Français. Nous avons réfléchi et nous aussi nous aurions pu rejoindre les barrages ou les opérations organisées par les « gilets jaunes »,  sur une plate-forme comme Alençonou autres mais, nos adhérents ornais, sont déjà très occupés pour les plus jeunes n’ayant que  le WE pour décompresser quant aux plus anciens (dont je fais partie) nous avons déjà fait 68, alors c’est bon pour nous !  Bref ! Cela ne nous empêchera pas  de protester sur les réseaux sociaux et par l’intermédiaire de  nos voitures puisque vous trouverez en PJ une affichette  que nous vous demandons de faire suivre avec vos mails et d’apposer sur vos pare-brise.

 Pourquoi cette protestation et bien, nous voulons être reconnus et respectés  par les autorités départementales et les services Publics. Nous sommes des acteurs de l’eau et il est temps de nous considérer comme tels ! Nous devons siéger dans toutes les instances Départementales et Régionales. Nous devons être, au même titre que les associations pratiquant le lobbying, écoutés et entendus. C’est en portant ce message que nous arriverons à faire reculer cette incompréhension  de certains qui se jouent  de nos moulins et de nos ouvrages et interprètent  les textes de loi à leur guise.  

Nous voulons que les interventions répétées de nos parlementaires soient entendues par le gouvernement et que les propositions de nos fédérations soient prises au sérieux dans les négociations Parisiennes.

OUI,  nous sommes en colère car l’absence de dialogue n’amènera rien à personne et si certains pensent nous avoir à l’usure ils se trompent ! plus que jamais nous sommes décidés à faire valoir nos droits. Nous n’accepterons jamais un dicta injuste et non fondé.

Notre position reste apolitique comme notre Asso, mais l’enjeu de notre Patrimoine Rural et énergétique est en danger. Alors les amis n’hésitez pas un instant affichez  votre colère sur votre voiture et joignez cette affichette sur les réseaux sociaux et envois de mails.

Très amicalement,  

André QUIBLIER

Président de l’Association Les Amis des Moulins 61

Protection et sauvegarde des Moulins Ornais , assistance aux propriétaires d'ouvrages Hydrauliques. Rivières , Zones Humides. Flore et Faune aquatique

 

 

 

Mail : adm61@orange.fr  Tel 06 72 78 34 21

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