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                                                                       AMIS DES MOULINS 61

Quand le département de la Sarthe donne l’exemple !

30 Mai 2020

Quand le département de la Sarthe donne l’exemple !

Nous avons souvent déploré le manque de dialogue dans le département de l’Orne et bien il n’en est pas de même dans la Sarthe !  En effet,  comme vous pourrez le lire ci-dessous,  l’ASMR 72 a eu l’occasion de donner son avis sur l’Arrêté sécheresse qui vient d’être mis en place.  Nous restons persuadés que ce travail fait en collaboration avec les acteurs de l’eau que nous sommes ne peut être que profitable à tous, pas de dialogue pas de solutions ! En démocratie on n'impose  pas on dialogue ! il est vrai qu’il nous est agréable de lire ce compte-rendu ou tout semble parfait dans le meilleur des mondes …Maintenant,  la Sarthe se trouve sur le Bassin Loire Bretagne tandis que nous, le département de l’Orne, hormis un petit secteur du sud de notre département, sommes sur le Bassin Seine Normandie … ne perdons pas espoir, ne dit-on pas que le bon sens  fini toujours par triompher.

Communiqué du Le 30 Mai 2020. Par Patrick Coiffé Président de l’ASMR 72

Suite à l’arrêté sécheresse, l’Association de Sauvegarde des Moulins et Rivières de la Sarthe (l'ASMR72)  a été contactée pour participer à l'élaboration du projet de ce nouvel arrêté (l’ancien datait de 2011).
C'est par l'intermédiaire d'une plateforme d'échanges par mail que tous les acteurs de l'eau ont pu s'exprimer, il y avait, en autres, les syndicats agricoles, des industriels, des organismes de gestion de l'AEP.... etc.
Pour ce qui nous concerne il n’y a pas de contrainte particulière, puisque l’on impose aux moulins de retenir l'eau de leur bief en maintenant les vannages fermés, tout en assurant le niveau d'eau légal.
Peu de changement par rapport au précédent arrêté.
Seuls les producteurs d'hydroélectricité sont contraints de ne plus turbiner, cette mesure n'est pas modifiable.
Par contre,  effectivement, les mesures sont plus restrictives pour les agriculteurs, qui accusent les communes et les golfs de leur "voler l'eau".

Autre sujet, l’ASMR 72 participera le 19 juin prochain à la présentation d'une étude juridique commanditée par le Conseil Départemental, sur la recherche de propriété des seuils sur la rivière Le Loir (entre propriétaires de moulins et bien domanial). Car le Loir était classé navigable jusqu'en 1958, ensuite déclassé mais les ouvrages, comme les clapets étaient gérés par le CD, jusqu'à qu'il en abandonne la gestion et l'entretien depuis au moins 10 ans.
Même en confinement l'ASMR œuvrait …

De gauche à droite Patrick Coiffé, André Quiblier , Nelly Vallère

De gauche à droite Patrick Coiffé, André Quiblier , Nelly Vallère

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Le député de l'Orne Mme LOUWAGIE interpelle Madame Élisabeth Borne, ministre de la transition écologique et solidaire

29 Mai 2020

« Protégeons les moulins à eau, patrimoine local essentiel à la transition écologique »

Après avoir été interpellée par des associations, notamment l'Association Les Amis des Moulins 61 , s’inquiétant de la démolition des seuils en rivières et donc de la disparition des moulins à eau qui en résulte, le 25 mai 2020, j’ai adressé un courrier à Madame Élisabeth Borne, ministre de la transition écologique et solidaire afin de demander un moratoire sur la destruction des ouvrages hydrauliques en rivières.

Engagée depuis longtemps pour la protection des moulins hydrauliques, j’ai ainsi tenu à souligner à la fois mon attachement à ce patrimoine local et l’importance de la politique de l’eau dans la transition écologique. La politique de l’eau est en effet au croisement de la gestion des nombreux risques que sont le manque d’indépendance énergétique de la France, le retard dans la production bas-carbone qui aggrave les changements climatiques, les sécheresses, les canicules, le retour des grandes crues et le déclin de la biodiversité.

Les propriétaires de moulins hydrauliques subissent des charges exorbitantes, qu’ils ne peuvent assumer pour mettre en conformité leurs ouvrages, sans que les subventions des Agences de l’eau ne les aident. Beaucoup sont ainsi contraints de les détruire. Or, ces ouvrages hydrauliques sont des acteurs essentiels de la transition écologique dans l’Orne : ils favorisent les circuits-courts, la production locale et sont un socle pour l’économie rurale. Ils contribuent à retenir l’eau durant toute l’année en nourrissant localement les sols, les nappes, la végétation riveraine et constituent des zones de refuges pour le vivant aquatique.

Par ce courrier, je demande donc à Madame la Ministre d’encourager cette double dynamique de préservation du patrimoine local et de transition écologique en empêchant les destructions des moulins par un moratoire.

Voir ce courrier sur  https://www.facebook.com/vl.louwagie

Le député de l'Orne Mme LOUWAGIE interpelle Madame Élisabeth Borne, ministre de la transition écologique et solidaire
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Un adhérent de l’asso ADM 61 élu Maire de Longny au Perche

28 Mai 2020

 

C’est avec une grande satisfaction que nous avons suivi l’élection de notre ami Jean Vincent du Lac de Fugère à l’honorable position de Maire de Longny-au Perche.  

Au nom du conseil d’administration de l’ADM 61 et de ses adhérents nous lui adressons toutes nos félicitations.

C’est à Longny-au-Perche que se situe  le siège de notre association Ornaise dont  Jean Vincent est adhérent depuis la première heure. 

Propriétaire du moulin de Vaugelay  qu’il a hérité de sa famille, issu d’une ancienne et honorable famille Longnycienne il a épousé dès le début de nos actions la noble cause de notre patrimoine Meulier . Nous savons pouvoir compter sur lui ! Président de Culture Art et Patrimoine au Pays de Longny, rapporteur aux comptes des Amis du Perche de l’Orne il est très attaché au Patrimoine Percheron ainsi qu’à notre département.

Nous avons en lui un défenseur de l’environnement, de la faune et de la flore. Nos dossiers sont déjà prêts et Christian Baillif, un autre ami des moulins, réélu Maire de Longny les Villages et à qui nous renouvelons nos compliments en connaît déjà la teneur.

Nous souhaitons bon courage et réussite  à Jean Vincent du Lac. Nous  ne manquerons pas,  tout au long de son mandat, d’être à ses côtés comme il a été aux nôtres tout au long de notre ascension depuis la création de l’ADM 61.

De gauche à droite JV du Lac , au centre LTN Sébastien CAILLON  Chef de Centre, et à Droite Bertrand DENIAU Vice Président du Conseil Régional de Normandie

De gauche à droite JV du Lac , au centre LTN Sébastien CAILLON Chef de Centre, et à Droite Bertrand DENIAU Vice Président du Conseil Régional de Normandie

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« Dotation de soutien aux communes pour la protection de la biodiversité

25 Mai 2020

ASSEMBLÉE NATIONALE
4 novembre 2019

PLF POUR 2020 - (N° 2272)

AMENDEMENT N°II-1688

 

I. – Le chapitre V du titre III du livre III de la deuxième partie du code général des collectivités territoriales est complété par une section 7 ainsi rédigée :

« Section 7

« Dotation de soutien aux communes pour la protection de la biodiversité

« Art. L. 2335‑17. – I. – Il est institué, à compter de 2020, au sein de la dotation globale de fonctionnement, une dotation additionnelle à la dotation forfaitaire des communes destinée aux communes dont une part importante du territoire est classée en site Natura 2000 ou compris dans un cœur de parc national ou parc naturel marin. Cette dotation comporte trois fractions.

« II. – La première fraction de la dotation, égale à 55 % du montant total de la dotation, est répartie entre les communes de moins de 5 000 habitants dont le potentiel fiscal par habitant est inférieur au double du potentiel fiscal moyen par habitant des communes de la même strate démographique et dont le territoire terrestre est couvert à plus de 75 % par un site Natura 2000 mentionné à l’article L. 414‑1 du code de l’environnement. L’attribution individuelle est déterminée au prorata de la population et de la proportion du territoire terrestre de la commune couverte par un site Natura 2000 au 1er janvier de l’année précédente.

« III. – La deuxième fraction de la dotation, égale à 40 % du montant total de la dotation, est répartie entre les communes de moins de 10 000 habitants dont le potentiel fiscal par habitant est inférieur au double du potentiel fiscal moyen par habitant des communes de la même strate démographique et dont le territoire terrestre est en tout ou partie compris dans un cœur de parc national mentionné à l’article L. 331‑1 du code de l’environnement. L’attribution individuelle est déterminée en fonction de la population et de la superficie de chaque commune comprise dans le cœur de parc national.

« IV. – La troisième fraction de la dotation, égale à 5 % du montant total de la dotation, est répartie entre les communes de moins de 10 000 habitants dont le potentiel fiscal par habitant est inférieur au double du potentiel fiscal moyen par habitant des communes de la même strate démographique et dont le territoire est en tout ou partie situé au sein d’un parc naturel marin mentionné à l’article L. 334‑3 du code de l’environnement. L’attribution individuelle est calculée en rapportant le montant de cette fraction au nombre de communes concernées. »

II. – L’article 256 de la loi n° 2018‑1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019 est abrogé.

EXPOSÉ SOMMAIRE

Cet amendement reprend celui du rapporteur général adopté en Commission des Finances et vise à abaisser le seuil de la population des communes bénéficiaires du dispositif Natura 2000 de 10 000 à 5 000 habitants afin de permettre aux collectivités concernées de disposer d’une dotation plus importante.

 

En 2019, 1118 communes se sont réparti les 5 millions d’euros de la nouvelle dotation Natura 2000 créée. Si l’effort financier pour le verdissement de la dotation globale de fonctionnement (DGF) est un signal important pour les territoires, il représente, en moyenne, moins de 5000 euros par commune.

Le détail de la répartition fait apparaître que sur les 1118 bénéficiaires, près de la moitié des communes sont classées montagne. Cela peut sembler cohérent au regard de l’objectif de Natura 2000 de préservation de la biodiversité et de prise en compte de ses enjeux dans les activités humaines.

Pourtant, les communes de montagne ne bénéficient que d’une part assez faible des 5 millions d’euros, car la dotation est calculée en fonction du nombre d’habitants et de la proportion du territoire de la commune couvert par un site Natura 2000. Ainsi, certaines communes classées montagne touchent moins de 200 euros comme Châteauvieux-les-Fossés dans le massif du Jura (141 euros) ou Terroles dans le massif des Pyrénées (193 euros).

Plus encore, ainsi que le souligne le dernier rapport de l’Observatoire des finances locales, « à population identique, les dépenses de fonctionnement par habitant sont, par ailleurs, plus élevées pour les communes touristiques et pour les communes de montagne que pour les autres communes. En dessous de 10 000 habitants, c’est pour les communes à la fois touristiques et de montagne que les dépenses par habitant sont les plus élevées, l’écart étant particulièrement important pour les plus petites communes. Plus les communes sont grandes, plus les différences s’estompent ».

En conséquence, il est proposé d’abaisser le seuil d’éligibilité à 5 000 d’habitants en faveur des territoires qui en ont le plus besoin cette ressource.

Mesdames Messieurs les élus à vos claviers pour faire valoir Vos Nos droits !

 

https://www.natura2000.fr/natura-2000/qu-est-ce-que-natura-2000

https://www.natura2000.fr/natura-2000/qu-est-ce-que-natura-2000

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Mieux anticiper la sécheresse : Emmanuelle Wargon a réuni le Comité national de l'eau

18 Mai 2020

Par OCE publié le 18-05-2020

Le titre est impropre. Il s’agit de mieux gérer le volet administratif de la crise-sécheresse car en termes d’anticipation, Emmanuelle Wargon contribue selon nous à accentuer l’aléa au lieu de l’anticiper. Elle expose en effet lors de son déplacement dans l’Aveyron en 2019 que (textuellement) grâce à la destruction du seuil qu’elle désigne aux caméras, il y aura plus d’eau en aval.
Tant que la doctrine de la continuité écologique détruira les ouvrages, du plus modeste au plus grand, permettant de stocker l’eau disponible, l’Etat gérera la crise, mais sans anticiper ni atténuer les effets des sécheresses.

Emmanuelle Wargon a commandé un rapport sur la manière dont les services de l’Etat ont géré le dispositif de crise-sécheresse. Le rapport est destiné à analyser le dispositif administratif de crise, pas à réduire les effets de la sécheresse. C’est un entre-soi dont les éléments de langage ont été cadrés par la DEB le 04/09/2019 (page 66/104).

 

On y apprend que :

• un dispositif est qualifié de crise pour un aléa qui se reproduirait tous les 5 ans,
• 801 arrêtés préfectoraux ont été signés en 2019,

• une absence de lisibilité à l’échelle du bassin versant et des décisions incohérentes, souvent inapplicables,

• que l’agriculture prélève 3,2 milliards de mètres cubes.

• les mots clés : restrictions, taxes, sanctions.

Ce que le rapport ne dit pas:• nous n’utilisons qu’une infime portion des 175 milliards de mètres cubes d’eau utile sur les 486 milliards de précipitations annuelles,

• une « crise » de récurrence annuelle devient une norme,

• la surenchère du nombre des arrêtés préfectoraux sécheresse-inondation devient un scénario grotesque si le préfet ne dispose d’aucun remède.

 

Le rapport évoque dans la conclusion page 64, la gestion quantitative de l’eau en 4 lignes: « Si des projets structurants devaient être envisagés, les perspectives du changement climatique esquissées ci-dessus devraient conduire à privilégier des aménagements « polyvalents » atténuant les crues en période hivernale et les sécheresses en période estivale (à l’image des grands ouvrages de montagne ou du bassin parisien), afin d’optimiser les fonds publics ».

Nous résumons :Si des grands projets devaient être envisagés, ils devraient conduire à des aménagements atténuant les crues en période hivernale et les sécheresses en période estivale (à l’image des grands barrages de montagne ou du bassin parisien).

En condensant encore, sans le déformer, le diagnostic de l’Ingénieur général des Ponts :

Si on voulait atténuer les inondations et les sécheresses, il faudrait construire des grands barrages.

FNE et FNPF apprécieront !

Ce diagnostic conclusif doit déroger formellement aux avis des personnes interrogées qui militent contre l’option des petits et grands barrages ?

 Sur internet:

Mieux anticiper la sécheresse : Emmanuelle Wargon a réuni le Comité national de l'eau
15/05/2020

Les données mesurées au niveau national durant le mois d'avril - débits des rivières, recharge des nappes, humidité des sols, quantité de pluie tombé, ainsi que les prévisions météorologiques saisonnières - ont permis d'identifier les zones à risques pour cet été. Les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne Franche-Comté, Grand-Est, Centre-Val de Loire et Nouvelle-Aquitaine pourraient plus particulièrement connaitre des épisodes de sécheresse (cf. carte ci-dessous).

Au-delà de ces zones pré-identifiées, la secrétaire d'État a rappelé la nécessité de rester attentif dans tous les territoires afin d'éviter des pénuries d'eau d'ici la fin de l'été, comme la France en a connu l'été dernier. Pour mémoire, en 2019, treize départements avaient subi des ruptures d'approvisionnement de longue durée (jusqu'à 100 jours en Ariège ou en Haute-Saône), sur des portions étendues de leur territoire (la moitié de la Creuse).

Afin d'anticiper au mieux ces épisodes de sécheresses, les préfets réunissent actuellement leurs partenaires pour prendre les premières mesures d'anticipation lorsqu'elles sont nécessaires. Emmanuelle Wargon a également appelé à améliorer les points de faiblesses identifiés l'an dernier dans le dispositif de gestion de crise par un récent rapport du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD). Une instruction technique va ainsi demander prochainement aux préfets à prendre de nouvelles dispositions pour anticiper davantage et améliorer la gestion de crise. Cette instruction vise :

  • Le renforcement de la coordination interdépartementale ;
  • L'harmonisation des mesures de restrictions des usages de l'eau ;
  • Les actions à mener pour éviter toute défaillance d'approvisionnement en eau potable.

 

 

 

 

 

Pour être plus efficace dans l'anticipation et la gestion de crise mais aussi limiter les risques de sur-crise en période COVID, il est demandé aux préfets de mieux harmoniser les mesures de restriction des usages de l'eau à l'échelle des bassins hydrographiques, en veillant à utiliser des seuils cohérents de déclenchement des mesures. Ils devront également renforcer l'utilisation des données disponibles sur la ressource en eau, les prélèvements et celles provenant des gestionnaires des réseaux d'eau potable.
https://m.zonebourse.com/actualite-bourse/Mieux-anticiper-la-secheresse-Emmanuelle-Wargon-a-reuni-le-Comite-national-de-l-eau--30612749/

Rapport du CGEDD : CGEDD_rapport sécheresse 2019

carte des arrêtés sécheresse extraite du rapport

carte des arrêtés sécheresse extraite du rapport

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Pierres en lumières 2020 Annulé

16 Mai 2020

Ce soir; le 16 Mai 2020, nous avions prévu, à 22h, de faire briller de tous ses feux le moulin de Rainville à Longny au Perche 61, pour la manifestation "Pierres en Lumières", mais Covid 19 est passé par là... Permettez nous néanmoins de partager avec vous cette photo, un bon moment entre nous ! Et nous avons une pensée pour tous les organisateurs qui ,comme nous , ne mettront pas en valeur notre beau patrimoine Français..Nous serons de retour l'année prochaine c'est promis .

Pierres en lumières 2020 Annulé
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Rivières et canaux. Quelle gestion pour les arbres d’alignement ?

14 Mai 2020

L’arbre et les cours d’eau. Que dit la loi ?

Le code de l’environnement impose aux riverains des cours d’eau un curage régulier pour maintenir leur largeur et leur profondeur naturelle, l’élagage, le recépage et l’enlèvement des embâcles. En cas d’inertie des riverains, l’intervention des pouvoirs publics est possible. À noter que les arbres situés sur les terrains limitrophes des berges sont a priori préservés. Le code rural élargit cette prescription de curage en ouvrant une servitude légale d’utilité publique au profit des collectivités. Elle doit cependant respecter les arbres et les plantations existants. D’autre part, le code rural impose une servitude d’accès sur les fonds riverains des cours d’eau et des canaux d’irrigation pour permettre les travaux d’entretien des voies d’eau utiles à la libre circulation de celle-ci, ce qui ouvre la possibilité pour le préfet d’obliger les propriétaires à supprimer les arbres jugés gênants. A contrario, les arbres de bord d’eau peuvent constituer un atout pour maintenir la qualité de l’eau, lutter contre l’érosion des sols, la stabilisation des terrains et les risques d’inondation. À ce titre, le code forestier peut imposer des techniques de gestion et limiter le défrichement de certains secteurs, le code général de la propriété des personnes publiques pouvant interdire à l’État d’aliéner les bois et forêts dont il est propriétaire.

Publié par  Yaël Haddad |  le 01/02/2008  dans Le Moniteur.

Rivières et canaux. Quelle gestion pour les arbres d’alignement ?
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La protection des allées et alignements d’arbres

14 Mai 2020

Ou ... quand le le Ministère de la Transition écologique et solidaire veut protéger, il sait le faire. Alors qu'attend-il pour protéger nos moulins et leurs abords. Notre association a pour but également la protection de la flore ...

"Les alignements, un motif paysager patrimonial Après un fort développement des alignements d’arbres au XVIIe siècle, les dernières grandes campagnes de plantations remontent au Second Empire. Près de cent cinquante ans plus tard, l’âge a fait son œuvre et les alignements sont aujourd'hui fortement dégradés. Or, ce patrimoine arboré est source d’aménité et joue un rôle majeur en matière de régulation climatique, de réduction du carbone, de prévention des risques inondation... Tout l’enjeu est donc aujourd'hui de renouveler les alignements et allées d’arbres tout en prenant en compte les données phytosanitaires et climatiques actuelles. C’est pourquoi, le ministère de la Transition écologique et solidaire a souhaité protéger ce patrimoine exceptionnel en introduisant dans la loi pour la reconquête de la biodiversité de la nature et des paysages un principe général de protection des alignements et allées d’arbres. L’article L.350-3 du code de l’environnement Les allées d’arbres et alignements d’arbres qui bordent les voies de communication constituent un patrimoine culturel et une source d’aménité, en plus de leur rôle pour la préservation de la biodiversité et, à ce titre, font l’objet d’une protection spécifique. Ils sont protégés, appelant ainsi à leur conservation, à savoir leur maintien et leur renouvellement, et une mise en valeur spécifiques. Le fait d’abattre, de porter atteinte à l’arbre, de compromettre la conservation ou de modifier radicalement l’aspect d’un ou de plusieurs arbres d’une allée ou d’un alignement d’arbres est interdit, sauf lorsqu'il est démontré que l’état sanitaire ou mécanique des arbres présente un danger pour la sécurité des personnes et des biens ou un danger sanitaire pour les autres arbres ou bien lorsque l’esthétique de la composition ne peut plus être assurée et que la préservation de la biodiversité peut être obtenue par d’autres mesures." 

Sources :  Direction générale de l’Aménagement, du Logement et de la Nature

 

PHOTO - 100841.HR.jpg - © photos : vnf/dirso

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Énergies renouvelables : le mécanisme de financement entre pays européens se dessine

12 Mai 2020

À partir de 2021, les États membres pourront participer au financement d'installations d'énergies renouvelables situées dans d'autres pays européens pour atteindre leurs objectifs nationaux. La Commission consulte sur le projet de règles envisagées.

 

La Commission a ouvert, du 6 mai au 3 juin, une consultation sur le projet de règles encadrant un nouveau mécanisme de financement de projets d'énergies renouvelables. Ce mécanisme permettra aux États membres de participer au financement de projets construits en dehors de leurs frontières, dans d'autres États membres, tout en comptabilisant une partie de ce financement pour l'atteinte de leurs objectifs nationaux de développement des énergies renouvelables. La suite de cet article  https://www.actu-environnement.com/ae/news/financement-energies-renouvelables-commission-europeenne-35449.php4#xtor=ES-6

Énergies renouvelables : le mécanisme de financement entre pays européens se dessine
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Tailler ses haies pendant le confinement, est-ce un bon plan ? L'Affo - Association faune et flore de l'Orne - répond à la question.

5 Mai 2020

 

Publié le  Publié le 3 Mai 2020. Journal Le Perche 

Au fil de ces semaines de confinement particulièrement ensoleillées, beaucoup ont consacré leur temps libre à la taille de haies et à l’entretien du jardin, dans l’Orne. 

Mais, est-ce réellement la période la plus propice ?

Et, si les débroussailleuses et taille-haies tournent à plein régime, qu’advient-il de la faune des jardins ?

Les petites bêtes du jardin ne doivent en aucun cas être éliminées car elles ont une action bénéfique pour celui-ci, il convient de les attirer plutôt que de les détruire car elles contribuent à lutter contre d’autres encore plus nuisibles », explique l’Affo (Association faune et flore de l’Orne).

A titre d’exemples, la coccinelle va stopper la prolifération des pucerons sur les rosiers, au même titre que les crapauds et hérissons éviteront la pléthore de limaces sur les salades, ou les oiseaux seront un remède aux chenilles.

« Désastre écologique »

Tailler sa haie en ce moment peut vite devenir un désastre écologique, notamment pour les nichées d’oiseaux.

Les oiseaux, eux aussi apprécient le beau temps. Avec de surcroît des températures à la hausse, les conditions sont idéales et la nourriture abonde : profusion d’insectes, important développement de la végétation. Ainsi, ce contexte optimal rend plus aisée la reproduction. »

Des oisillons ont pu être observés dès les premiers jours d’avril. Plusieurs couvées peuvent se produire lorsque le climat et l’environnement sont favorables.

C’est le cas, par exemple, pour la mésange charbonnière. Sur une nichée de 5 à 6 oisillons, une seule mésange survivra jusqu’à l’âge adulte, en conséquence plusieurs nichées la même année accroissent les chances de reproduction pour l’année suivante. »

Afin d’éviter toute destruction inutile de biodiversité et de nuisances sonores pour les voisins, il s’avère préférable de laisser le taille-haie dans le cabanon de jardin pour le moment.

Dans le même ordre d’idées, les tontes de pelouses peuvent être espacées afin de ne pas déranger la faune et lui permettre de trouver refuge.

Petit conseil :

Il est souhaitable de commencer la tonte par le centre de la parcelle en se dirigeant vers l’extérieur afin que les animaux se déplaçant au sol, comme les grenouilles, orvets ou oisillons, aient le temps de quitter la pelouse et ne finissent pas dans les lames. »

Avec des gestes simples, nous pourrions toutes et tous admirer le festival des oiseaux et apprécier leurs mélodies.

Par : 

 

Tailler ses haies pendant le confinement, est-ce un bon plan ? L'Affo - Association faune et flore de l'Orne - répond à la question.
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