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Articles récents

Après les Chauves-souris, Les loutres. Les moulins de l'Orne protecteurs de la biodiversité et des petits mammifères

29 Novembre 2020

*Les Loutrons* et les chauves-souris

Ce n’est pas une fable de la Fontaine.*

 

Nous le savons mais il nous semble utile de le rappeler  les moulins qui, depuis la nuit des temps bordent nos cours d’eau, favorisent la biodiversité. En effet,  il n’y a que les ignorants qui osent dire  le contraire ;  nos associations ne cessent de le répéter  et le prouvent chaque jour par diverses études que les « soi-disant gestionnaires de l’eau » s’efforcent de contester,  mais voilà… suite aux études mises en avant et publiées sur les réseaux internet (Hydrauxois, OCE entre autres) voilà que les moulins Ornais en apportent la preuve sur le terrain !

Nous avons appris il y a deux ans par voie de presse *(1) qu’un moulin Ornais abritait une des plus importantes colonies de chauve-souris de Normandie ; ces demoiselles de la nuit en comparaison avec les demoiselles du jour (les hirondelles) viennent chaque Printemps lorsque la nature généreuse fait renaître les multitudes d’insectes qui vivent au bord de l’eau, elles viennent disons-nous s’installer dans le grenier des dépendances du moulin. Le cycle  est particulier et calqué sur le cycle des ongulés sauvages ; les Chiroptères  s’accouplent en automne et bloquent leur gestation jusqu’au printemps qui nourrira abondamment les bébés chauve-souris. Elles arrivent donc au moulin en avril, s’installent et mettent bas en Mai et Juin, ce terme est une métaphore car, en fait, elles restent accrochées sur les poutres ancestrales et donne ainsi naissance au jeune chauve-souris, il restera ainsi accroché au ventre de sa mère jusqu'à son envol ; gare aux chutes car un jeune qui tombe ne pourra pas « redécoller » … Dans ce moulin transformé en  (maternité), seuls deux à trois jeunes par an ne survivent pas sur une colonie de plusieurs centaines d’individus, une faible taux de mortalité donc !  Les milieux aquatiques des biefs et les zones humides environnantes constituent  un excellent terrain de chasse pour les mamans et leurs jeunes rejetons. Ce phénomène est observé   depuis plusieurs années dans  ce moulin.

 Mais,  cette année, surprise,  c’est la naissance de deux Loutrons ( bébés de la loutre) qu’une caméra, prêtée aux propriétaires,  a permis de filmer ;  alors la présence de  jeunes loutrons, sur la rivière orne, dans le nord Ouest du département, est déjà une première à notre connaissance mais,  le comble pour nos meuniers,  c’est qu’ils vivent sur le bief d’un moulin. Et oui, voilà une preuve de plus, s’il en fallait, que les biefs des ouvrages hydrauliques sont de véritables réservoirs pour la protection de la faune et de la flore ; il faut donc que cesse immédiatement la casse des ouvrages hydrauliques et que ceux-ci soient protégés. Seuls les ignorants peuvent,  malgré toutes ces manifestations de la nature, continuer à demander la destruction des seuils.  Où sont les véritables «écolos » derrière leurs bureaux ou les pieds dans les bottes aux bords du bief ? La loutre d’Europe est devenue symbole de la qualité de l’eau des rivières il est donc très rassurant de les rencontrer. Aux dernières nouvelles, une loutre a été aperçue sur la rivière Sarthe à hauteur de St Agnan sur Sarthe 61.

Le ministère de l’écologie et les Ministres qui se  succèdent sont particulièrement surprenants puisque l’on peut lire dans un document intitulé *(2)« Plan national d’action en faveur des chiroptères 2016-2025  « Les pressions telles que la disparition des gîtes, la fragmentation du paysage par les infrastructures de transport ou les éoliennes, la disparition des haies qui leur servent de corridors de déplacement, la disparition ou la dégradation de leurs terrains de chasse persistent et,  d’un autre côté,  les mêmes ministres et leurs services inféodés prônent la destruction de nos biefs qui sont les réservoirs biologiques permettant à ces espèces de se développer. Nous touchons donc du doigt  l’absurdité des décrets qui s’empilent les uns aux autres les rendant, de ce fait, inapplicables,  décrets dictés par les lobbies et leurs amis !

Nous ne vous avons pas parlé dans ce billet des écrevisses à pieds blancs qui sont en voie de disparition mais cette simple anecdote vous éclairera sur le fait que les Meuniers n’en parlent pas, nous avons posé la question à un propriétaire  ‘pourquoi ne signalisez-vous pas la présence de ces précieux survivants de nos rivières’? Réponse de notre ami, si je dis qu’il y a des écrevisses à pattes blanches dans mon bief, ils vont venir les braconner… », et lui continue à les protéger.

Et bien,  chers amis, nous pensons  que cette question est à poser à l’opinion public, doit-on continuer à dépenser des Milliards d’euros, particulièrement en cette période difficile,  pour satisfaire un Dogme qui vous ment depuis des années ? Nous vous laissons le soin de réfléchir et de donner votre réponse.

N.b les deux propriétaires ont signés une convention l’un avec Havre de Paix sur le bassin de l'Orne l’autre avec le Groupe Mammalogique Normand afin d’affirmer la détermination à la protection de la faune et de la flore.

 

(1) https://actu.fr/normandie/longny-les-villages_61230/longny-perche-abrite-900-chauves-souris-chez-lui_26401592.html

(2)https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/PNA_Chiropteres_2016-2025.pdf

 

André QUIBLIER

Association les amis des moulins 61Mail :ADM.61@orange.fr

                                      Blog :http://lesamisdesmoulins61.over-blog.com/

Après les Chauves-souris, Les loutres. Les moulins de l'Orne protecteurs de la biodiversité et des petits mammifères
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Les fédérations de moulins et riverains expliquent les conditions déplorables de concertation avec les hauts fonctionnaires eau et biodiversité

12 Novembre 2020

Suite des aventures du soviet suprême "comité national de l'eau". Il ressort de la lettre co-signée par les deux fédérations de moulins (FFAM, FDMF) et la fédération de riverains (ARF) que la haute administration avait convoqué une réunion en 48 h sur la base d'un document sorti du chapeau à valider en un temps record. La vision de la concertation par la direction de l'eau et de la biodiversité consiste désormais à transmettre ses ordres aux propriétaires par le biais des associations. La gouvernance jacobine et autoritaire de ce pays est décidément incurable, malgré son rejet partout, surtout en écologie où les citoyens protègent leur cadre de vie contre les projets inutiles décidés fort loin du terrain. La lettre des 3 fédérations rappelle que la première étape de la priorisation a été faite sans base scientifique transparente ni proposition aux associations de débattre des opportunités de classer chaque rivière ou chaque ouvrage. Bref, rien ne change, demain les préfectures et syndicats feront encore des pressions pour casser les ouvrages comme ils le font depuis 2010, le soviet suprême de l'eau se plaindra encore que les mêmes causes produisent les mêmes effets. C'est pourtant très simple de tout débloquer et tout apaiser: il suffit de proposer et financer publiquement les seules solutions conformes à la loi, celles qui respectent les ouvrages autorisés des bassins versants, leur consistance légale, leurs usages et leurs milieu.

lire sur http://www.hydrauxois.org/2020/11/les-federations-de-moulins-et-riverains.html?fbclid=IwAR17bVZDFBb47-eDrtm06cKqrYd6o6o_98Gy0h_4KKTGzuqYabAU7gAHf2E

Cliché, Dorine Photo

Cliché, Dorine Photo

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Comité national de l’eau : Mgr Miqueu(1) veut être conclusif.

7 Novembre 2020

D’autant plus conclusif, c’est son maître mot, qu’il va lâcher les rênes selon ses dires(2). Ne rien écouter des usagerss’écouter parler puis s'auto convaincre que la volonté de la politique apaisée de restauration de la continuité écologique serait largement partagée. 

En réalité, cette mise en œuvre est infligée par 4 ou 5 personnes en France. Dans sa vision jacobine, c’est en effet suffisant pour prétendre qu’il y ait unanimité puissance 4 ou 5.

Le concret, il ne le connaît pas.

Il n’y a pas une semaine sans que des témoignages de propriétaires n’affluent. Ce canal privé ignoré des services administratifs leur permet de prétendre, comme à Moscou, que « 90 % des dossiers se passent bien ».
Nous avons pourtant eu écho de 90% de dossiers très douloureux voire calamiteux.

Cette semaine par exemple :

• L’un avec un PV de l’OFB et une audition en gendarmerie pour un seuil érodé de toute petite chute avec menaces pénales et financières au motif qu’il ne serait pas franchissable à la truite fario.

• L’autre de la DDT, transformée en agent C° de l’agence de l’eau, informant par des multiples courriers que pour détruire les ouvrages, la subvention est de 100% au titre du plan de relance Covid.
Tous les moyens sont bons : le virus est même valorisé par les casseurs d’ouvrages, illustrant le vrai visage de la « mise en œuvre apaisée ».

• Enfin, un ouvrage fondé en titre qui devrait être -à en croire le courrier comminatoire- "régularisé" car il ne serait pas "autorisé".

Conclusion

Les usagers de l’eau en ont soupé de cet autisme administratif de gens qui bombent le torse en s’autorisant tout et le pire, pour servir leurs propres ambitions au mépris de l’intérêt général, alors qu’aucun propriétaire d’ouvrage ne conteste la loi. Curieux, non ?

Claude MIQUEU commence à comprendre, avec ses "certitudes", qu’il nous a fait perdre 3 ans en enflammant un contexte déjà tendu.
Le seul recours citoyen est d’en référer aux parlementaires et d’en appeler aux juges plutôt que de supporter plus avant la doctrine administrative.

 (1)  Mgr Miqueu, qualificatif emprunté à Marc Laimé.(2)  Vidéos de l’AG de FHE 2020 à Pau

Publié par OCE le 6 Novembre 2020

illustration:  studio de design Panasonic

 studio de design Panasonic

studio de design Panasonic

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La construction d’un paysage rural

2 Novembre 2020

Publié par @JPPMpatrimoine 

Le moulin à eau est une invention qui remonte à la lointaine Antiquité mais sa diffusion est médiévale. En Normandie, dans l’Orne particulièrement, la densité des moulins à eau depuis le Moyen Âge jusqu’au milieu du XIXe siècle n’est plus à démontrer : elle fut considérable. Au début de l’ère industrielle, cette région possédait, sur ses multiples cours d’eau, de très nombreux moulins qui ont autant façonné le paysage que les églises les Manoirs et les châteaux. Élément paysager incontournable mais aussi moteur économique essentiel, le moulin à eau a profondément marqué la société rurale normande car, dès le Moyen Âge, il a jeté les bases d’une proto-industrie. On relève en Normandie de manière précoce des formes particulièrement

Le moulin et ses usages

En général, dans les autres parties de la Neustrie, les moulins servaient à moudre le grain (farinarii) et ceci plus particulièrement dans les régions proche de la Beauce. 

Dans le Perche et ce avant 820, dans la haute vallée de l’Huisne et sur un de ses affluents, se trouve établie une série de six moulins à eau (1) ; d’après le polyptyque d’Irminon « Ces machines sont déjà installées depuis longtemps. » Toujours d’après Irminon qui les qualifie de « vétustes » à cette époque ce dernier a rajouté un septième moulin plus performant; il n’est nul doute que le contexte économique ressort également par plusieurs traits caractéristiques. (2)

Aujourd’hui,  il reste encore près de 600 moulins dans le département de l’Orne et il est probable qu’ils étaient plus du double au XVIIIe siècle.
De nouvelles inventions

De l’eau, des bois de hautes futaies, il n’en fallait pas plus au génie humain pour créer des moulins hydrauliques qui ont parsemé notre région. La noblesse ayant compris très tôt l’avantage pécuniaire que représentaient ces petites usines hydrauliques utilisât comme architectes le clergé dont les moines maîtrisaient parfaitement l’art et l’architecture monologique. Dès les prémices de l’installation de ces bâtisses, le bois fut un des éléments principal ; ce matériau plus souple que la pierre amortissait les vibrations de la roue hydraulique comme pour les moulins à vent.

Les Charpentiers : particularités et technicité

La noblesse mis alors à la disposition des charpentiers les arbres de leurs domaines, bois que consommaient en abondance les moulins tant pour leur construction que pour leurs fréquentes réfections. Les charpentiers de moulin avaient besoin, en particulier, de grandes quantités d’arbres de hautes futaies et de taillis ainsi que d’arbres émondés (Bernard 2009). Chêne, hêtre mais aussi pommier entraient dans la confection des roues et des engrenages ; il faut savoir que l’arbre du marteau de la forge de Beaumont à Longny-au-Perche mesurait huit mètres de long, composé par un chêne d’un seul tenant.

La brève allusion du Coutumier des forêts sur la présence d’artisans spécialisés dans la réparation de moulins au Moyen Âge préfigure comme un métier d’une grande importance dans nos campagnes et ce jusqu’au milieu du XXe siècle : la dénomination de Charpentier de moulin prouve qu’au fil des siècles, ce métier ait acquis ses lettres de noblesse et ait été pleinement reconnu avec toutes ses particularités et sa technicité, comme le suggère la publication aux XVIIIe et XIXe siècles de traités et manuels de constructeur de moulin (3). 

Il est évident que comme chaque navire embarquait un charpentier de Marine, les moulins avaient un charpentier attitré à leur usage.

Cependant c’est dans l’ouvrage «  Manuel du meunier et du charpentier de moulins, ou, Abrégé classique du traité de la mouture par économie: » rédigé en  1775 sur les mémoires du sieur César Buquet que nous pouvons lire ces quelques lignes :

« Il faut ſeulement obſerver que ce Manuel ayant été compoſé ſur les Mémoires du ſieur Céſar Buquet, ancien Meûnier de l’Hôpital Général de Paris, on n’a point entendu faire un Traité de charpente de moulins. Le ſieur Buquet, qui eſt habile Meûnier , ne ſe flatte pas d’être Charpentier, & on s’eſt contenté d’enſeigner ce que la pratique lui a appris de plus certain, ſur le méchaniſme & la conſtruction des pieces principales d’un moulin. On invite les Meûniers intelligents à nous faire paſſer leurs obſervations ſur les regles de l’Art du Charpentier de moulin , preſque totalement inconnu, du moins dans les Provinces ; ce qui fait voir en même temps l’intérêt qu’auqu’on puiſſe aſſurer qu’après la culture, l’Art de moudre les grains ſoit des plus eſſentiels, puiſqu’il peut procurer une épargne conſidérable de la denrée la plus précieuſe, & faciliter le commerce des farines en détail ſi utile au Peuple, hors d’état de s’approviſionner » (4)

(1) Polyptyque de l’Abbaye de Saint Germain des Prés
(2) Contexte  industriel et agricole.
(3) Une histoire d’eau et de bois, Sciences Humaines, Maison de la Recherche, Caen.
(4) Manuel du meunier et du charpentier de moulins, ou, Abrégé classique du traité de la mouture par économie, Mémoires du sieur César Buquet, en 775, pages XIX // XX 
(5) Cote : BNF C 18131

https://www.patrimoinedepays-moulins.org/de-leau-du-bois-et-le-genie-de-lhomme/?fbclid=IwAR1fVY_HpFSrN-2N7AoC3b2lRn6lJqDI6Edl338nXqNHswlOtJHDiK73jxs

André QUIBLIER
Président de l’Association Les Amis des Moulins 61

Protection et sauvegarde des Moulins Ornais
Assistance aux propriétaires d’ouvrages Hydrauliques
Protection des Rivières, Zones Humides,

Flore et Faune aquatique
Siège : Le moulin de Rainville
Adresse : 61290 Longny au Perche
Téléphone : 02 33 83 74 91 
Courriel : adm.61@orange.fr
Newsletter:  http://lesamisdesmoulins61.over-blog.com/

 

La construction d’un paysage rural
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De l’eau, du bois et le génie de l’Homme

2 Novembre 2020

A l’occasion du lancement de la 23e édition des Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins, nous avons posé trois questions à André Quiblier, Président de l’Association les Amis du Moulin 61 (Orne) et organisateur de visites guidées pendant la manifestation. Cet entretien est suivi d’un article évoquant l’évolution historique et technique des moulins hydrauliques dans la région.

par  | Oct 26, 2020 | Normandie

Patrimoine-Environnement : Quelles sont les principales missions de votre association et comment accompagnez-vous les propriétaires de moulins ?

André Quiblier : Notre mission principale est la sauvegarde du patrimoine hydraulique et des moulins ; c’est aussi la protection des rivières et cours d’eau du département, de la faune et flore aquatiques. Car, vivant au quotidien au bord de nos biefs, nous sommes totalement investis dans la sauvegarde de leur bon état écologique.

Nous sommes par le fait également et régulièrement contactés par de futurs propriétaires. Nous les aidons de nos conseils sur les éventuels problèmes qu’ils peuvent rencontrer, retraçant avec eux l’historique du moulin, les problèmes mécaniques et hydrauliques mais aussi leurs droits et devoirs sur le plan juridique ; ce point étant particulièrement important !

P-E : Le patrimoine de pays tend à être de plus en plus considéré. Le ressentez-vous dans vos actions ?

A.Q. : Il est vrai que la presse tant nationale, régionale que locale, au travers de leurs publications, relaie les problèmes que nous rencontrons avec les différents gestionnaires de l’eau regroupés en diverses organisations. Cela nous aide dans la défense de nos moulins et dans  la protection des étangs et zones humides ; cela justifierait que nous nous mettions, aujourd’hui, autour d’une table pour évoquer les dits problèmes malheureusement insolubles du fait d’un monologue permanent que nous opposent nos détracteurs. En effet, n’étant ni conviés, ni acceptés, nous ne pouvons participer aux débats sur l’eau et, par conséquent, aux décisions qui engagent l’avenir de nos ouvrages hydrauliques alors même que nous sommes des acteurs de l’eau à part entière !

Par ailleurs, de plus en plus de moulins ouvrent leurs portes pour les JPPM sur le département de l’Orne. Ce sont des propriétaires qui aiment partager leur passion, l’histoire unique de leur moulin au travers du  fonctionnement des ouvrages hydrauliques et conter la vie des meuniers ;  l’occasion leur en est donnée encore cette année avec les JPPM sur le thème du bois.

Pour mémoire, ce patrimoine fait partie intégrante de l’Histoire de France. Nos moulins et leur « droit d’eau » sont passés de l’Ancien Régime au Nouveau Régime, dans la nuit du 4 août 1789, nuit au cours de laquelle ils ont été adoubés par l’Assemblée nationale révolutionnaire. Le Pays avait besoin d’eux, c’est ainsi qu’ils sont passés de la Féodalité à la République avec la bénédiction de l’assemblée constituante. Les moulins, au même titre que les chapelles, les églises, les manoirs et les châteaux ont leur place dans notre patrimoine ce qui nous engage à les protéger.

P-E : Justement, que représentent les Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins dans vos actions de valorisation de ce patrimoine ?

A.Q. : Les JPPM sont des journées extrêmement importantes ; ce sont des moments de rencontre, de partage ; ce sont des journées festives. Lorsque nous ouvrons nos portes pour les JPPM, nous accueillons des visiteurs curieux des différentes thématiques proposées, l’histoire, la fonctionnalité, la découverte de la faune et la flore, afin que  les passionnés comprennent  l’importance des moulins et de leurs biefs, véritables réserves biologiques.

Ces JPPM, aujourd’hui avec les Petites Cités de Caractère qui rejoignent le comité organisateur, démontre l’importance de ces manifestations. Lors des visites guidées des moulins, nous insistons sur le fait qu’il s’agit d’un patrimoine appartenant, de fait, à leur propriétaire mais qui, en réalité, appartient à l’histoire.

Les JPPM sont des journées de partage !

Pour conclure, notre devise est : « sauvegarder pour transmettre ». Si les moulins et les espaces naturels qui les entourent venaient à disparaître, nous ne pourrions pas transmettre ce merveilleux patrimoine aux générations futures, voilà la mission que nous nous sommes fixée.

De l’eau, du bois et le génie de l’Homme
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L’association des amis des moulins 61 version 2021.

21 Octobre 2020

Après avoir tenu leur Assemblée Générale le 12 Septembre en visio-conférence l’association les amis des moulins de l’Orne avait convoqué son nouveau conseil d’administration  le 10 octobre au siège Le moulin de Rainville à Longny au Perche. Les administrateurs ont accueilli chaleureusement les nouveaux entrants  et dès le début de la séance ont procédé au vote du bureau. Dans le bureau  il est à noter deux sortants, Muriel Brandel qui détenait le poste de trésorière et Georges Cappelle  qui lui était le secrétaire. « Tous deux actifs depuis la création de notre association en 2014 ;  nous leur  sommes reconnaissants de leur dévouement et fidélité, Muriel Brandel restera dans le conseil d’administration et Georges Cappelle a été coopté en qualité de Membre d’honneur de l’ADM 61 ».

Le nouveau bureau élu est composé ainsi, André Quiblier président, Monique Breteau trésorière et David  Bellessort secrétaire. Les membres élus du CA sont, Philippe Aucagos, Muriel Brandel, Alain Breteau, Marcel Ory, Nelly Valère, Jean Pierre Vallée.

Le président a rappelé,  lors de ce conseil,  que le but de  de l’association consistait à assister les propriétaires Ornais d’ouvrages hydrauliques mais aussi d’étangs et de zones humides pour les aider à faire face à une réglementation de plus en plus  incompréhensible. «  Nous aussi,  nous sommes pour une politique apaisée  afin de trouver les solutions adéquates à un bon état biologique de l’eau mais « pas à la mode de chez nous ».

Nous sommes prêts à travailler avec les services de l’état et les associations qui sont en mesure de comprendre que les moulins font partie d’un patrimoine de pays incontournable de notre département et de notre région. La biodiversité oui naturellement mais, pas à n’importe quel prix,  ni n’importe comment ».

C’est avec un esprit constructif que le conseil d’administration de l’ADM 61 se projette  à l’horizon de 2021. Souhaitons qu’un compromis satisfaisant pour tous les acteurs de l’eau soit trouvé pour la paix et la pérennité des moulins, témoins d’un passé millénaire et endroits bucoliques appréciés de (presque) tous.

Association les amis des moulins 61 .// mail ADM.61@orange.fr

Tel. 06 72 78 34 21.    http://lesamisdesmoulins61.over-blog.com/

L’association des amis des moulins 61 version 2021.
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Edito – « et en même temps » disiez-vous ! De qui se moque-t-on ?

15 Octobre 2020

Il nous faut donc être plus que jamais vigilants, et la veille et l’action associatives, tant nationales que « de terrain », ont tout à fait leur place dans cette vigilance, car, même en matière de patrimoine, nous ne savons réellement pas de quoi vont être faits les lendemains !"

 

Il n’est pas question pour une fédération associative de prendre parti pour ou contre un Gouvernement qui, dans les circonstances actuelles, se voit contraint en l’occurrence de « naviguer à vue » face à une pandémie en pleine recrudescence, mais, s’il est un champ où un cap doit être tenu au long cours, c’est bien celui de la protection et de la mise en valeur du paysage qui appelle permanence et continuité d’action. Or, la subtile dialectique entretenue par le Chef de l’État et emboîtée par la majorité parlementaire, celle du « et en même temps », ne répond pas à cette nécessité et donne plutôt l’impression d’un « bateau ivre » livré à tous les flots, toutes les influences.

Cette dialectique, sensée dépasser les contradictions, semble, au contraire, les alimenter. Les avancées y côtoient les reculs et l’impression restante est, en la matière, plutôt celle d’une régression que celle d’une dynamique positive.

Parlons donc préservation du paysage …

Or, cette préservation cède le pas, dans les faits, face aux objectifs énergétiques jugés « prioritaires » qui l’emportent sur le ressenti majoritairement négatif des populations locales lorsqu’il s’agit, par exemple, de l’implantation de parcs éoliens. Ainsi, même lorsqu’une enquête publique révèle une opposition affirmée (y compris parfois celle du commissaire-enquêteur), qu’à cela ne tienne, soit les autorités locales de l’État accordent malgré tout les autorisations nécessaires, soit, comme cela est en cours d’instruction parlementaire, on « bricole », dans une perspective à plus long terme, une loi permettant de contourner l’obstacle, pourtant d’origine citoyenne.

Le projet de loi « accélération et de simplification de l’action publique » (ASAP) (1) que le Sénat et l’Assemblée nationale ont successivement adopté en première lecture, à une large majorité (près de 75% à l’Assemblée) ; est ce même projet de loi qu’Alain de La Bretesche fustigeait à fort juste titre dans le précédent éditorial. Précisons les faits : l’article 25 de ce projet ne fait plus mention dans un premier temps, pour l’instruction de l’autorisation environnementale, que d’une « consultation du public » au lieu d’une « enquête publique ». Ensuite, il offre au préfet la possibilité d’opter pour une enquête publique lorsqu’il estime qu’elle doit être organisée : « en fonction des impacts sur l’environnement ainsi que des enjeux socio économiques… ou des impacts sur l’aménagement du territoire ».

Encore faudra-t-il s’entendre sur ces fameux « enjeux socio-économiques » qui, curieusement, s’introduisent, presque par effraction, parmi les considérations environnementales. Qu’entendre aussi en tant qu’« impacts sur l’aménagement du territoire » ? Est-il recevable que l’autorité responsable, fut-elle parée de la neutralité de l’État, puisse ainsi « forcer » les procédures ? Nul doute, en effet, que les préfets adopteront des postures toutes relatives et que nombre d’entre eux opteront pour une formule de consultation simplifiée au regard des « intérêts énergétiques »…

Jugé comme tel, l’intérêt supérieur de la Nation permettrait-il donc ainsi d’imposer des décisions très majoritairement impopulaires ? … C’est donc cela que l’on appelle aujourd’hui, n’est-ce pas, la « démocratie participative » !?
Que penser aussi, comme le soulignait Alain de La Bretesche, de cette possibilité envisagée par l’article 26 d’une exécution anticipée des travaux avant la délivrance de l’autorisation « lorsque l’autorité administrative compétente pour délivrer l’autorisation environnementale le permet par décision spéciale « motivée »… » ? Et de quelle motivation pourrait-il être fait état ?! Une consultation quelque peu « orientée » des commissions départementales de la nature, des paysages et des sites…

Autre signe : au sein de ces commissions consultatives prévues par le Code de l’environnement, ne trouvez-vous pas étonnant qu’y siègent parfois, tel dans la région Centre-Val de Loire, à titre de personne sinon qualifiée du moins, énonce l’article R.431-17, « compétentes dans les domaines d’intervention de chaque formation spécialisée », des représentants du secteur d’activité de l’éolien ? On ne peut, en effet, s’attendre à une impartialité exemplaire de ces représentants quand on observe le lobbying exercé par l’association France Énergie Éolienne qui vient, à juste titre, d’être dénoncée de publicité mensongère par le Jury de Déontologie Publicitaire.

N’oublions pas qu’à l’origine une telle qualification s’entendait en matière de sites et de paysages et que l’ajout des termes « domaines d’intervention » est pour le moins ambigü…

La Convention Citoyenne pour le climat… un marché de dupes ?

Et que dire de l’usage auquel on doit s’attendre, probablement plus sélectif qu’initialement annoncé, des propositions recueillies dans le cadre de cette convention « citoyenne » constituée par le Conseil économique, social et environnemental ?… cette troisième assemblée qui a essuyé, aux étés 2018 et 2019, des velléités de suppression. (2)

Parmi les propositions énoncées figure certes en particulier le souhait d’un développement de l’exploitation des énergies renouvelables, mais aussitôt tempéré par le principe d’un développement localisé associant la contribution des citoyens avec l’entremise d’une instance régionale de régulation. Est-ce vraiment ce vers quoi l’on s’achemine constatant la politique à l’œuvre de prolifération à grande échelle des parcs éoliens ?

Un pas en avant, deux pas en arrière…?

Il nous faut donc être plus que jamais vigilants, et la veille et l’action associatives, tant nationales que « de terrain », ont tout à fait leur place dans cette vigilance, car, même en matière de patrimoine, nous ne savons réellement pas de quoi vont être faits les lendemains !

“Simplifier, accélérer” ne sont pas “confisquer” !

(1) A noter au passage la coïncidence avec l’expression anglaise « As Soon As Possible » !
(2) Deux propositions de loi allant dans ce sens avaient reçu un vote largement favorable en première lecture au Sénat et à l’Assemblée.

Par patrimoine environnement .

http://www.patrimoine-environnement.fr/et-en-meme-temps-disiez-vous-de-qui-se-moque-t-on/

15/10/2020 | Filed under: Editos, Editos 2020

Edito – « et en même temps » disiez-vous ! De qui se moque-t-on ?
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"Nous ne serons jamais d’accord s les moulins ,l'aveu des bureaucrates de la casse du patrimoine les moulins.

5 Octobre 2020

Par OCE

Le directeur de l’eau et de la biodiversité nous confirme que la DEB est bien à l'origine du décret du 30 juin 2020 qui surcharge l’art L.214-17 CE. Il estime avoir fait évoluer (*) un certain nombre de textes : un décret d’août 2019 instaurant une nouvelle définition de l’obstacle à la continuité écologique en liste 1 et a engagé une démarche de simplification des travaux de destruction des ouvrages par un très récent décret. Peu importe si la démocratie est bafouée, comme d'ailleurs les obligations de la charte de l'environnement. Il existe en effet à la DEB et dans les Agences de l’eau une très forte exigence dogmatique de restauration destruction des ouvrages hydrauliques. Mais les démarches imposant de prouver que l’état naturel serait meilleur que l’état anthropisé ne sont jamais réalisées. On reste dans la certitude et la croyance. Sa directrice adjointe expose qu’un groupe restreint va être instauré au CNE : exit les contestataires. Et de tomber enfin le masque : « nous ne serons jamais d’accord sur certains sujets, notamment sur les moulins. Par conséquent, il serait vain de continuer à aborder ces sujets dans le cadre de groupes de travail ». Il suffisait de le dire plus tôt au lieu de berner les propriétaires depuis 3 ans par l’officine du CNE créée à cet effet. Elle continue à usurper le terme « apaisé » alors que l’ambiance n’a jamais été aussi délétère. Un groupe restreint d’invités serviles sera constitué. C’est l’illustration de la concertation et de la co-construction à sens unique. Pour la DEB, ils auront dû donner des gages de leur docilité. Aux yeux des propriétaires d’ouvrages ils risquent à nouveau de prouver leur incapacité et leur absence de volonté de porter les recensions de terrain, d’exiger que la loi soit respectée, pour être à nouveau conviés… et toujours pour ne rien obtenir. Nous serons attentifs au listing des invités à la prochaine réunion du 5 octobre 2020 : ils devront être polissés, souriants, conviviaux et de ne rien prétendre changer au fond.

Direction de l’eau et de la biodiversité : les masques tombent Observatoire de la Continuité Écologique Dans ce contexte aggravé par les nouvelles dispositions qui détricotent la loi ou cherchent toujours à la neutraliser, il nous faut rester vigilants sur la procédure simplifiée concernant les destructions d’ouvrages hydrauliques et veiller par exemple à ce que la grille multicritère de toutes les fonctionnalités d’un ouvrage soit prise en compte. Le décret contesté du 30 juin 2020 peut encore être annulé par le juge. Dans un sens, l'administration se simplifie la tâche en allégeant la procédure pour les destructions et dans l’autre sens, instruit à charge les dossiers présentés par des porteurs de projets. Des exigences et contraintes toujours plus lourdes et onéreuses. Maintenons donc la garde sur le terrain. Comme l’administration du MTES s’arroge plus de poids que la démocratie parlementaire, que le dialogue n'existe pas, il ne reste que le juge. N'hésitez pas à saisir le tribunal administratif. D’une part cela vous coûtera bien moins cher que d’engager des travaux à des prix exorbitants et d’autre part, vous rejoindrez le camp de tous ceux n’ayant pas signé leur reddition et de ceux où le juge a débouté le préfet en condamnant l’Etat à payer des dommages et intérêts. (*) « l’évolution » selon la DEB, depuis que les écologistes y ont pris les rênes, signifie nourrir le millefeuille administratif et plomber un peu plus les ouvrages hydrauliques, au lieu de s’en tenir à la loi notamment l’article L.214-17 du Code de l’environnement et à la nomenclature de l’article R.214-1 CE.

https://continuite-ecologique.fr/direction-de-leau-et-de-la-biodiversite-les-masques-tombent/

Lire aussi : http://www.hydrauxois.org/2020/10/nous-ne-serons-jamais-daccord-sur.html

Le moulin sur la Sarthe partie Ornaise.

Le moulin sur la Sarthe partie Ornaise.

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