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Articles récents

En quelques lignes, un retour sur les Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins 2021

4 Juillet 2021

Je commencerais par les échos reçus de quelques-uns des participants.

Le moulin Blanchard à Nocé; Par Viviane Sève. Le Week- end s’est bien passé au Moulin Blanchard. En dépit du temps qui n’a pas joué en notre faveur, nous avons accueilli 98 personnes sur deux après-midi. Davantage dimanche pourtant très pluvieux, que samedi où j’ai bénéficié d’une petite éclaircie pour ma communication avec projection, dans la grange cathédrale, autour du thème le bois au moulin ( structures, fonctionnement, vigilance,  entretien.) …/J’accueillais aussi pour l’AMB samedi M. Bertrand Monthuir, personnage rompu à  la communication qui a exposé de manière interactive, aussi avec projection, sa vision de l’Arbre et sa gestion forestière au domaine du bois Landry, aux confins du Perche, où est mise en pratique la recherche d’un équilibre entre nouvelle méthode de coupe, couvert, biodiversité, (gibier, abeilles noires, oiseaux). (Il est actuellement mandaté pour sauvegarder  la forêt de Chantilly, entre autres lieux.) Passionnant.  En parallèle, était fabriquée  en direct par deux artistes une œuvre  en chêne et pin, instituée le Belvédère - point de vue,  plantée légèrement  en surplomb de la berge du canal. Structure jouant sur l’ambivalence entre encadrement d’un paysage et ouverture sur l’infini. Donc, bilan positif, certes plutôt qualitatif que quantitatif.

Merci Viviane pour ton implication en faveur des moulins Ornais.

Le moulin des sablons à Malétable : par Johanna et Gérard, nos amis hollandais, le samedi, jour de l’ouverture, s’est bien passé. Des personnes très intéressés. La propriétaire de moulin de Radray ruisseau de Chippe à Loisail. Et un propriétaire de moulin de la Verrerie à Tourouvre. C'était bon de parler de moulins et de leur avenir. Il n'y a pas eu de pluie l'après-midi. Nous avons visité le dimanche les moulins de  Nocé et de Rémalard. Les portes-ouvertes sont très bien pour créer une bonne compréhension chez les gens pour la préservation des moulins.

Merci à vous les amis.

Le moulin aux violettes à Ecouché les Vallées : par Marcel et la grande Catherine

Un petit coucou pour te dire que malgré le mauvais temps le Moulin à la Violette a été visité.

Sur le W-E environ 120 à 150 personnes sont venus écouter mes fariboles, mes balivernes, mes calembredaines, mes sornettes, voire mes billevesées et de plus ils paraissaient contents !

Donc deux journées bien utiles.

Merci mes chers et vieux amis

Au moulin de Rainville à Longny au Perche (siège de l’ADM61),

Nous avons ouvert  le bal le vendredi 26 juin avec l’accueil de 27 élèves du Collège de Longny-au-Perche accompagnés par leurs professeurs (voir article ouest France).

https://www.ouest-france.fr/normandie/longny-les-villages-61290/des-collegiens-visitent-le-moulin-de-rainville-69d3fdc2-b4fa-4d35-ac45-f5f734608fb4?fbclid=IwAR0ypL8ZPktS0QWrUhwB0CQXydw_ftYNzpez4cIqB7B0

Ou les jeunes étudiants ont su échanger sur les thèmes, histoire, patrimoine, écologie avec le président de l’ADM 61, ils ont également pu profiter des lieux pour partager un pique-nique dans la bonne humeur. Etudiants et encadrement étaient très satisfaits de leur escapade en milieu champêtre.

Le samedi soir de 22h à minuit l’ADM 61 a souhaité illuminer « le Rainville » pour marquer son soutien aux manifestations Pierres en Lumières qui ont encore été annulées cette année pour cause de pandémie.

Les deux autres jours Samedi et Dimanche partiellement pluvieux ce sont déroulés également dans une ambiance bon enfant comme à l’habitude au moulin de Rainville et,  si les visiteurs étaient moins nombreux qu’à l’accoutumée,  environ 140 sur le WE + nos élèves du vendredi, cela n’a pas empêché les échanges sur des thèmes variés tels que nature  environnement, énergie, histoire, complications administratives… et le samedi soir a été marqué par la visite de nos élus locaux et de Madame le député de l’Orne Véronique LOUWAGIE ; c'est joint à nous également, Mr le Président des Amis du Perche Ornais, un ami des moulins, Jean-François Suzanne. Ce symbole,  qui confirme le soutien aux moulins hydrauliques par nos élus,  est réconfortant puisque plus que jamais nous nous devons d’être sur la défensive alors que nous souhaiterions être dans le dialogue. Encore une fois cette position négative va à l’encontre de la mentalité des propriétaires de moulins que nous sommes.

Dimanche toute la journée Christophe Aubert,  Auteur et Photographe a dédicacé ses œuvres sur son stand.

Le Dimanche également les membres du CA qui n’ouvraient pas leurs moulins se sont retrouvés autour d’une bonne table comme de coutume.

Merci donc aux membres du CA de nous avoir accompagnés en cette belle occasion.

Merci encore à Jean et Arifé pour l’ouverture du moulin de Boiscordes et à Nelly pour son moulin de Belle ile à Canapville.

Voilà encore des portes ouvertes pour les JPPM réussies grâce à la mobilisation de certains d’entre vous et, je vous engage à préparer les prochaines manifestations de ce genre puisque plus nous ouvrons de moulins et plus nous marquons notre présence sur le territoire Ornais. Ceux qui ont su le faire contribuent à faire reconnaitre notre bon droit ! rejoignez les.

Montrons à nos détracteurs que nous,  nous sommes ouverts au dialogue contrairement à eux !

Je vous donne RV pour les JPPM 2022., n'hésitez pas à me contacter pour cette préparation.

André QUIBLIER

Président ADM 61.

 

1/ Les élus au siège de l'Asso.2/ colloque au moulin Blanchard 3/au moulin aux violette
1/ Les élus au siège de l'Asso.2/ colloque au moulin Blanchard 3/au moulin aux violette1/ Les élus au siège de l'Asso.2/ colloque au moulin Blanchard 3/au moulin aux violette1/ Les élus au siège de l'Asso.2/ colloque au moulin Blanchard 3/au moulin aux violette

1/ Les élus au siège de l'Asso.2/ colloque au moulin Blanchard 3/au moulin aux violette

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Des collégiens visitent le moulin de Rainville

1 Juillet 2021

Vendredi, débutaient les Journées du patrimoine de pays et des moulins. L’association des Amis Des Moulins de l’Orne (ADM 61) a donc ouvert le moulin de Rainville à 27 collégiens de 6e du collège Félix-Leclerc, encadrés par leurs professeurs, qui ont écouté les commentaires du propriétaire des lieux. Ont été évoqués : les moulins, leur fonctionnement et leur histoire, puisque les premiers remontent, dans la province du Perche, au Xe siècle.

 

Ils ont différentes attributions, puisqu’on peut retrouver des moulins servant à la farine, à la forge mais aussi aux tanneries et au chanvre. Ce n’était donc pas les ouvrages hydrauliques qui manquaient dans notre région.

Les collégiens ont aussi discuté l’utilité de la protection de la biodiversité dans un environnement naturel puisque les propriétaires tiennent à préserver les lieux de reproduction de la faune et de la flore.

Enfin, les guides ont raconté l’histoire de Rainville depuis la métairie du XIIIe siècle jusqu’à l’évolution de la forge au XVIIIe en évoquant les péripéties des barons qui se sont succédé sur les terres de Longny : un résumé de l’histoire mais aussi du patrimoine de pays et des environs de Longny.

Pimprenelle et André Quiblier, propriétaires des lieux soulignent : « C’est toujours avec grand plaisir que nous recevons des jeunes dans ce lieu, et plus des visites comme celle-ci seront nombreuses, plus nous pourrons leur montrer comment mieux connaître notre patrimoine régional ».



 

 

 
 
 
 
 
 
Photo Ouest France

Photo Ouest France

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Le droit fondé en titre d’un moulin est présumé être conforme à sa consistance actuelle

28 Juin 2021

 
 
Par une décision du 27 janvier 2012, le préfet de la Mayenne a constaté la perte du droit fondé en titre à l'usage de l'eau attaché au moulin de l'Ermitage, situé en bordure de la rivière de la Jouanne, sur le territoire de la commune d'Argentré. Pensant toujours être titulaire de ce droit, le propriétaire attaque la décision du préfet. 
" Sous réserve des dispositions de l'article L. 511-4, nul ne peut disposer de l'énergie des marées, des lacs et des cours d'eau, quel que soit leur classement, sans une concession ou une autorisation de l'État. / (...) " (art. L 511-1 du code de l’environnement). Aux termes de l'article L. 511-4 du même code :
 " Ne sont pas soumises aux dispositions du présent livre : 1° Les usines ayant une existence légale ; (...) ". 
" Sont placées sous le régime de la concession les installations hydrauliques dont la puissance excède 4 500 kilowatts. / Les autres installations sont placées sous le régime de l'autorisation selon les modalités définies à l'article L. 531-1. / La puissance d'une installation hydraulique, ou puissance maximale brute, au sens du présent livre est définie comme le produit de la hauteur de chute par le débit maximum de la dérivation par l'intensité de la pesanteur. " (art. L. 511-5).
Un droit fondé en titre conserve en principe la consistance légale qui était la sienne à l'origine. À défaut de preuve contraire, cette consistance est présumée conforme à sa consistance actuelle. Celle-ci correspond, non à la force motrice utile que l'exploitant retire de son installation, compte tenu de l'efficacité plus ou moins grande de l'usine hydroélectrique, mais à la puissance maximale dont il peut en théorie disposer. Si, en vertu des dispositions de l'article L. 511-4 du code de l'énergie, les ouvrages fondés en titre ne sont pas soumis aux dispositions de son livre V " Dispositions relatives à l'utilisation de l'énergie hydraulique ", leur puissance maximale est calculée en appliquant la même formule que celle qui figure au troisième alinéa de l'article L. 511-5, c'est-à-dire en faisant le produit de la hauteur de chute par le débit maximum de la dérivation par l'intensité de la pesanteur.
Le justiciable soutient que la consistance actuelle de son droit fondé en titre est de 11 kW, au regard d'un rapport réalisé le 23 mars 2012 par une société d'hydro-énergie retenant une capacité de 1,40 mètres de chute et une estimation de débit de 800 litres par seconde.
Cependant, d'une part, ce rapport du 23 mars 2012 se fonde sur des estimations peu étayées. Ainsi, il relève que " le débit n'étant pas très élevé, la hauteur de votre retenue n'a pu être mesurée, elle est seulement estimée. Nos mesures de hauteur entre l'amont et l'aval (...) donnent 0,40 m de dénivelés. Il est possible de monter le niveau de la retenue d'eau à 1 m (à vérifier) auquel s'ajoute la hauteur de 0,40 m ", ce qui " donne une capacité de 1,40 m de chute ". Quant à l'estimation du débit du cours d'eau, elle a été faite " après observation de la rivière " le 31 janvier 2012 et ce débit n'a pu être apprécié au niveau du vannage d'entrée dans l'usine, en aval du canal d'amenée, dès lors que ce dernier était alors comblé sur sa dernière partie.
D'autre part, pour établir la consistance légale de l'ouvrage à son origine, la ministre de la transition écologique se fonde sur un état statistique dont elle soutient qu'il a été établi par l'administration en 1862 à la suite d'un recensement des ouvrages sur les cours d'eau organisé par une circulaire ministérielle du 30 juillet 1860. S'il est vrai que cet état statistique ne mentionne pas, parmi les moulins recensés sur la Jouanne, un quelconque " moulin de l'Ermitage ", le ministre fait valoir que ce dernier moulin était alors désigné sous l'appellation " moulin de la Corbinière ". Or il ressort des plans cadastraux napoléoniens des communes d'Argentré et de Louvigné, versés au dossier par l'administration ainsi que de leur comparaison avec l'actuel plan cadastral, que le seul moulin qui existait à l'époque à l'emplacement de l'actuel moulin de l'Ermitage était dénommé " moulin de la petite Corbinière ". En outre, alors qu'il ressort du rapport de visite de la direction départementale des territoires de la préfecture de la Mayenne du 24 mai 2011 que le moulin de l'Ermitage était originellement une " tannerie ", l'état statistique fait état de ce que le " moulin de la Corbinière " était un " moulin à tan ", tandis que les autres moulins recensés étaient tous des moulins à blé. Dans ces conditions, le moulin " de la Corbinière " désigné dans cet état statistique doit être regardé comme correspondant à l'actuel moulin de l'Ermitage. Ce même document mentionne que le " volume des eaux motrices ", qui doit être regardé comme correspondant au débit d'eau au niveau du vannage d'entrée dans l'usine en aval du canal d'amenée, était de 0,624, soit 624 litres par seconde, et que la " chute en eaux ordinaire ", qui doit être regardée comme correspondant à la hauteur de la chute d'eau, était de 1,12 mètre, et donc que la " force brute en chevaux-vapeur " était de 9,32 chevaux-vapeur. Selon la conversion non contestée opérée par la ministre de la transition écologique, cette force brute équivaut à 6,85 kW. L'état statistique mentionne enfin 4,64 comme " force utilisée en chevaux-vapeur " par le moulin d'alors. Dans ces conditions, les données figurant dans cet état statistique de 1862 doivent être regardées comme établissant la consistance légale du droit fondé en titre à l'origine. Il s'ensuit que la puissance maximale brute de l'ouvrage fondé en titre est de 6,85 kW. Par conséquent, la décision du 27 janvier 2012, par laquelle le préfet de la Mayenne a constaté la perte du droit fondé en titre à l'usage de l'eau attaché au moulin de l'Ermitage est illégale doit être annulée (CAA Nantes 22 juin 2021, n°20NT01705).
Publié par "La lettre du développement durable 28 juin 2021"
Le droit fondé en titre d’un moulin est présumé être conforme à sa consistance actuelle
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Les Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins dans l'orne en 2021,

23 Juin 2021

Détails des ouvertures les 26 & 27 juin 2021, renseignements par mail  ADM.61@orange.fr ou par phone 06 72 78 34 21 .

A bientôt sur nos sites nous vous attendons nombreux.

Les Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins dans l'orne en 2021,
Les Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins dans l'orne en 2021,

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Vox Populi, vox Dei, le sénat a tranché

17 Juin 2021

Le parlement vote l'interdiction de détruire les moulins au nom de la continuité écologique.

Ce jour, le Sénat a choisi après un long débat de confirmer l'article de la Loi Climat et résilience qui interdit d'imposer la casse des ouvrages de moulin comme option de restauration de continuité écologique. Barbara Pompili aura tenté jusqu'au bout de défendre la politique décriée de son administration, et des lobbies que subventionne cette administration. Sans succès : elle paie aujourd'hui le silence honteux de son ministère face à des dérives inacceptables qui ont empoisonné la vie des riverains tout au long des années 2010 et qui ont déjà été condamnées par les cours de justice. Il est temps de tourner la page de la continuité écologique destructrice et d'engager les ouvrages dans la transition écologique.

 

Les représentants élus des citoyens ont décidé de mettre un frein à la politique aberrante de casse des ouvrages hydrauliques, hélas encore défendue par Barbara Pompili.
 
En mai dernier, l'Assemblée nationale avait adopté un amendement à la Loi climat et résilience visant à dire expressément que la restauration de continuité écologique devait se faire par d'autres moyens que la destruction des ouvrages anciens, et en particulier des moulins.
 
Barbara Pompili et ses alliés politiques avaient longuement lutté contre cet amendement, énonçant de nombreuses contre-vérités que nous avions dénonçées et corrigées ici-même. N'ayant pas réussi à l'Assemblée nationale, la ministre de l'écologie a tenté la même lutte au Sénat : elle vient d'essuyer le même échec. Les sénateurs ont décidé de confirmer en toute connaissance de cause le choix des députés, en votant l'amendement du sénateur Guillaume Chevrollier qui allait en ce sens. 
 
Que nos parlementaires en soient ici remerciés, et félicités.
 
A demi-mots, de manière allusive, quelques menaces ont été proférées lors des échanges : cet amendement allait empêcher l'apaisement de la continuité écologique et les bons rapports avec l'administration (sous-entendu: la loi des parlementaires élus serait refusée par des instances non élues), les propriétaires devraient payer tout aménagement de leur poche (sous-entendu: seule la destruction peut être subventionnée, soit le contraire de ce que dit la loi de 2006), certaines associations et certains lobbies ne l'accepteraient pas  (sous-entendu: les promoteurs intégristes d'une rivière sauvage sans humain s'estimeront au-dessus des lois), les cours européennes n'entendraient pas la légalité de ce choix (sous-entendu: nous allons faire bâillonner la voix des élus des citoyens français par d'autres moyens). 
 
Nous regrettons que certains représentants de la République se permettent de telles insinuations : l'apaisement ne viendra certainement pas en laissant encore des casseurs d'instances et de groupes non élus croire que leur cause est juste et qu'elle est au-dessus de la loi. Il est au contraire temps que les pouvoirs publics admettent sans détour l'échec grave de la mise en oeuvre de la continuité écologique par voie de destruction d'ouvrages et engagent les rivières sur des solutions mieux acceptées, plus intelligentes, plus respectueuses des dimensions multiples de l'eau. Plus bénéfiques aussi à l'écologie lorsque celle-ci n'est pas entendue dans un sens très restreint et peu crédible de retour à d'hypothétiques conditions passées de la nature.
 
La loi ne sera opposable qu'à sa publication au Journal officiel de la République française, sous réserve d'éventuels recours en annulation devant le conseil constitutionnel. Nous vous informerons à ce moment là de l'ensemble des démarches que notre association engagera et de celles que chaque propriétiare pourra mener.
 
L'association Hydrauxois, engagée depuis 10 avec de nombreuses consoeurs contre la folle destruction des patrimoines des rivières françaises, est évidemment satisfaite de cette évolution du droit, même si les termes choisis par les parlementaires ne sont pas exactement ceux que nous aurions utilisés. Nous regrettons par exemple que la protection concerne seulement les moulins, alors que des canaux, des étangs, des plans d'eau, des barrages apportent aussi bien des services écosystémiques et peuvent être mobilisés pour la transition énergétique.
 
Le sens de ce vote est important, il rejoint des décisions récentes du conseil d'Etat : la régression intellectuelle, politique, sociale consistant à retourner à des rivières sauvages et à mépriser les usages humains de l'eau n'a pas été acceptée comme une voie de l'écologie en France. Il faudra en tirer les conséquences pour l'ensemble des administrations en charge de ce sujet, que ce soit les services déconcentrés (DDT-M, DREAL) ou les établissements publics (agences de l'eau, OFB). Les acteurs de l'eau doivent désormais intégrer les précisions clairement apportées sur le sens de la loi en France. 
 
Cesser de diaboliser les ouvrages hydrauliques et leurs milieux sous prétexte qu'ils sont d'origine humaine, engager leur gestion écologique intelligente, concevoir des restaurations écologiques compatibles avec les attentes sociales, lutter contre les pollutions innombrables ou les prélèvements excessifs de l'eau, sécuriser partout la ressource face au risque accru de sécheresse, développer l'énergie bas-carbone pour le limiter le réchauffement climatique, inventer une co-existence de l'environnement, de la société et de l'économie : il y a et il y aura bien assez de choses à faire pour oublier sans regret la destruction lamentable des patrimoines des rivières au nom de la continuité écologique. En Bourgogne, certains syndicats de rivière ont déjà compris la nouvelle donne et engagé une autre politique de bassin versant: ils doivent être imités partout.
 
 Les représentants élus des citoyens ont décidé de mettre un frein à la politique aberrante de casse des ouvrages hydrauliques, hélas encore défendue par Barbara Pompili.

Les représentants élus des citoyens ont décidé de mettre un frein à la politique aberrante de casse des ouvrages hydrauliques, hélas encore défendue par Barbara Pompili.

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Après le député de l'Orne Véronique LOUWAGIE , Le sénateur Vincent SEGOUIN c'est le Sénateur Nathalie GOULET qui fait entendre la voix des moulins du département de l'Orne sous l'hémicycle

17 Juin 2021

La séance au sénat du 17 Juin 2021 restera marquée d'une pierre blanche ; en effet,  l'amendement 510 au chapitre 19 C de la loi "Projet de loi Lutte contre le dérèglement climatique" déposé par le Sénateur de la Mayenne Guillaume Chevrollier et soutenu par les sénateurs LR a été voté. Cette lutte du pot de terre contre le pot de fer a fini par payer puisque ce vote fait tomber tous les amendements déposés par Mme Pompili et ses amis et ceci malgré tous les mensonges et inepties déballés ces dernières semaines au détriment des moulins hydrauliques ; face à nous,  tous les (mauvais) coups ont été permis ! Nous aurons le plaisir de revenir dessus mais sachez déjà que notre ami des moulins Vincent Segouin a beaucoup travaillé avec la commission pour la défense du patrimoine bâti et énergétique que sont nos moulins.

Aujourd’hui,  c'est le Sénateur Nathalie GOULET qui a eu la vedette puisqu'elle s'est clairement positionnée en défendant notre patrimoine de Pays.

Nous remercions chaleureusement les parlementaires Ornais qui ont bien voulu soutenir clairement nos associations.

http://videos.senat.fr/video.2361905_60cafd15a0639.seance-publique-du-17-juin-2021-matin

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En attendant les Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins

13 Juin 2021

Rediffusion de l'interview de la Fédération Patrimoine Environnement dont l'ADM 61 est association territoriale pour le département de l'Orne

A l’occasion du lancement de la 23e édition des Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins, nous avons posé trois questions à André Quiblier, Président de l’Association les Amis des Moulin 61 et organisateur de visites guidées pendant la manifestation. Cet entretien est suivi d’un article évoquant l’évolution historique et technique des moulins hydrauliques.*

 

Patrimoine-Environnement : Quelles sont les principales missions de votre association et comment accompagnez-vous les propriétaires de moulins ?

André Quiblier : Notre mission principale est la sauvegarde du patrimoine hydraulique et des moulins ; c’est aussi la protection des rivières et cours d’eau du département, de la faune et flore aquatiques,

Car, vivant au quotidien, au bord de nos biefs, nous sommes totalement investis dans la sauvegarde de leur bon état écologique.

Nous sommes par le fait également et régulièrement contactés par de futurs propriétaires. Nous les aidons de nos conseils sur les éventuels problèmes qu’ils peuvent rencontrer, retraçant avec eux l’historique du moulin, les problèmes mécaniques et hydrauliques mais aussi leurs droits et devoirs sur le plan juridique; ce point étant particulièrement important !

P-E : Le patrimoine de pays tend à être de plus en plus considéré, le ressentez-vous dans vos actions ?

A.Q. : Il est vrai que la presse tant nationale, régionale que locale, au travers de  leurs publications, relaie les  problèmes que nous rencontrons avec les différents gestionnaires de l’eau regroupés en diverses organisations et nous et cela nous  aide dans la défense de nos moulins et dans  la protection des étangs et zones humides ; cela justifierait que nous  nous mettions, aujourd’hui, autour d’une table pour évoquer les dits problèmes malheureusement insolubles du fait d’un monologue permanent que nous opposent nos détracteurs. En effet, n’étant ni conviés, ni acceptés, nous ne pouvons participer aux débats sur l’eau  et, par conséquent, aux décisions qui engagent l’avenir de nos ouvrages hydrauliques alors même que nous sommes des acteurs de l’eau à part entière !

Par ailleurs, de plus en plus de moulins ouvrent leurs portes pour les JPPM  sur le département de l’Orne. Ce sont des propriétaires qui aiment partager leur passion, l’histoire unique de leur moulin au travers du  fonctionnement des ouvrages hydrauliques et conter la vie des meuniers ;  l’occasion leur en est donnée encore cette année avec les JPPM sur 
le thème du bois.

Pour mémoire, ce patrimoine fait partie intégrante de l’Histoire de France. Nos moulins et leur « droit d’eau »  sont passés de l’Ancien Régime au Nouveau Régime, dans la nuit du 4 août 1789, nuit au cours de laquelle ils ont été adoubés par l’Assemblée nationale révolutionnaire. Le Pays avait besoin d’eux, c’est ainsi qu’ils  sont passés de la Féodalité à la République avec la bénédiction de l’assemblée constituante. 

Les moulins, au même titre que les chapelles, les églises, les manoirs et les châteaux ont leur place dans notre patrimoine ce qui nous engage à les protéger.

P-E : Justement, que représentent les Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins dans vos actions de valorisation de ce patrimoine ?

A.Q. : Les JPPM sont des journées extrêmement importantes ; ce sont des moments de rencontre, de partage ; ce sont des journées festives. Lorsque nous ouvrons nos portes pour les JPPM, nous accueillons des visiteurs curieux des différentes thématiques proposées, l’histoire,  la fonctionnalité, la découverte de la faune et la flore, afin que  les passionnés comprennent  l’importance des moulins et de leurs biefs,  véritables réserves biologiques.

Ces JPPM, aujourd’hui avec, les Petites Cités de Caractère qui rejoignent le comité organisateur démontrent  l’importance de ces manifestations.

Lors des visites guidées des moulins, nous insistons sur le fait qu’il s’agit d’un patrimoine appartenant, de fait, à leur propriétaire mais qui, en réalité, appartient à l’histoire,

Les JPPM sont des journées de partage !

Pour conclure,  notre devise est : « sauvegarder pour transmettre ». Si     les moulins et les espaces naturels qui les entourent venaient à disparaître,  nous ne pourrons pas transmettre ce merveilleux patrimoine aux générations futures, voilà la mission que nous nous sommes fixée.


La construction d’un paysage rural

Le moulin à eau est une invention qui remonte à la lointaine Antiquité mais sa diffusion est médiévale. En Normandie, dans l’Orne particulièrement, la densité des moulins à eau depuis le Moyen Âge jusqu’au milieu du XIXe siècle n’est plus à démontrer : elle fut considérable. Au début de l’ère industrielle, cette région possédait, sur ses multiples cours d’eau, de très nombreux moulins qui ont autant façonné le paysage que les églises les Manoirs et les châteaux. Élément paysager incontournable mais aussi moteur économique essentiel, le moulin à eau a profondément marqué la société rurale normande car, dès le Moyen Âge, il a jeté les bases d’une proto-industrie. On relève en Normandie de manière précoce des formes particulièrement innovantes de moulins.

https://www.patrimoinedepays-moulins.org/wp-content/uploads/Moulin.jpgMécanismes du moulin

Le moulin et ses usages

En général, dans les autres parties de la Neustrie, les moulins servaient à moudre le grain (farinarii) et ceci plus particulièrement dans les régions proche de la Beauce. 

Dans le Perche et ce avant 820, dans la haute vallée de l’Huisne et sur un de ses affluents, se trouve établie une série de six moulins à eau (1) ; d’après le polyptyque d’Irminon « Ces machines sont déjà installées depuis longtemps. » Toujours d’après Irminon qui les qualifie de « vétustes » à cette époque ce dernier a rajouté un septième moulin plus performant; il n’est nul doute que le contexte économique ressort également par plusieurs traits caractéristiques. (2)

Aujourd’hui,  il reste encore près de 600 moulins dans le département de l’Orne et il est probable qu’ils étaient plus du double au XVIIIe siècle.

De nouvelles inventions

De l’eau, des bois de hautes futaies, il n’en fallait pas plus au génie humain pour créer des moulins hydrauliques qui ont parsemé notre région. La noblesse ayant compris très tôt l’avantage pécuniaire que représentaient ces petites usines hydrauliques utilisât comme architectes le clergé dont les moines maîtrisaient parfaitement l’art et l’architecture monologiqueDès les prémices de l’installation de ces bâtisses, le bois fut un des éléments principal ; ce matériau plus souple que la pierre amortissait les vibrations de la roue hydraulique comme pour les moulins à vent.

Les Charpentiers : particularités et technicité

La noblesse mis alors à la disposition des charpentiers les arbres de leurs domaines, bois que consommaient en abondance les moulins tant pour leur construction que pour leurs fréquentes réfections. Les charpentiers de moulin avaient besoin, en particulier, de grandes quantités d’arbres de hautes futaies et de taillis ainsi que d’arbres émondés (Bernard 2009). Chêne, hêtre mais aussi pommier entraient dans la confection des roues et des engrenages ; il faut savoir que l’arbre du marteau de la forge de Beaumont à Longny-au-Perche mesurait huit mètres de long, composé par un chêne d’un seul tenant.

La brève allusion du Coutumier des forêts sur la présence d’artisans spécialisés dans la réparation de moulins au Moyen Âge préfigure comme un métier d’une grande importance dans nos campagnes et ce jusqu’au milieu du XXe siècle : la dénomination de Charpentier de moulin prouve qu’au fil des siècles, ce métier ait acquis ses lettres de noblesse et ait été pleinement reconnu avec toutes ses particularités et sa technicité, comme le suggère la publication aux XVIIIet XIXe siècles de traités et manuels de constructeur de moulin (3).

Il est évident que comme chaque navire embarquait un charpentier de Marine, les moulins avaient un charpentier attitré à leur usage.

Illustration de Omnia quae extant apud Graecos. Schéma expliquant le fonctionnement du système hydraulique pour une installation thermale. Moulin à eau. XVIème sicèle. (5)

Cependant c’est dans l’ouvrage «  Manuel du meunier et du charpentier de moulins, ou, Abrégé classique du traité de la mouture par économie: » rédigé en  1775 sur les mémoires du sieur César Buquet que nous pouvons lire ces quelques lignes :

« Il faut ſeulement obſerver que ce Manuel ayant été compoſé ſur les Mémoires du ſieur Céſar Buquet, ancien Meûnier de l’Hôpital Général de Paris, on n’a point entendu faire un Traité de charpente de moulins. Le ſieur Buquet, qui eſt habile Meûnier , ne ſe flatte pas d’être Charpentier, & on s’eſt contenté d’enſeigner ce que la pratique lui a appris de plus certain, ſur le méchaniſme & la conſtruction des pieces principales d’un moulin. On invite les Meûniers intelligents à nous faire paſſer leurs obſervations ſur les regles de l’Art du Charpentier de moulin , preſque totalement inconnu, du moins dans les Provinces ; ce qui fait voir en même temps l’intérêt qu’auqu’on puiſſe aſſurer qu’après la culture, l’Art de moudre les grains ſoit des plus eſſentiels, puiſqu’il peut procurer une épargne conſidérable de la denrée la plus précieuſe, & faciliter le commerce des farines en détail ſi utile au Peuple, hors d’état de s’approviſionner » (4)

(1) Polyptyque de l’Abbaye de Saint Germain des Prés
(2) Contexte  industriel et agricole.
(3) Une histoire d’eau et de bois, Sciences Humaines, Maison de la Recherche, Caen.
(4) Manuel du meunier et du charpentier de moulins, ou, Abrégé classique du traité de la mouture par économie, Mémoires du sieur César Buquet, en 775, pages XIX // XX 
(5) Cote : BNF C 18131

Illustration de Omnia quae extant apud Graecos. Schéma expliquant le fonctionnement du système hydraulique pour une installation thermale. Moulin à eau. XVIème sicèle. (5)

André QUIBLIER
Président de l’Association Les Amis des Moulins 61

Protection et sauvegarde des Moulins Ornais
Assistance aux propriétaires d’ouvrages Hydrauliques
Protection des Rivières, Zones Humides, Flore et Faune aquatique

Siège : Le moulin de Rainville
Adresse : 61290 Longny au Perche
Téléphone : 02 33 83 74 91 
Courriel : 
adm.61@orange.fr
Newsletter:  http://lesamisdesmoulins61.over-blog.com/

 

En attendant les Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins
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Nos moulins restent la sauvegarde de la biodiversité.

11 Juin 2021

La sécheresse menace déjà

Dans de nombreuses régions, la situation hygrométrique est déjà "assez exceptionnelle" alors que l'été n'a pas encore débuté.

Une grande partie de la France, en particulier sur la moitié Est, risque de subir cet été une nouvelle sécheresse, selon les prévisions publiées vendredi par le Bureau de Recherches géologiques et minières en charge des nappes phréatiques.

Le ministère de la Transition écologique avait publié le mois dernier sa carte de prévision sécheresse qui évoquait un risque "très probable" ou "probable" de sécheresse pour presque tout le territoire, avec un accent notamment sur le littoral méditerranéen et la vallée du Rhône. "Ça ne veut pas dire forcément qu'il y aura des arrêtés sécheresse, mais on suppose que si", a commenté Violaine Bault. L'été dernier, près de 90 départements avaient émis des arrêtés imposant des restrictions d'utilisation d'eau.

Avec l'été le plus sec depuis le début des mesures de Météo-France et plusieurs épisodes de canicules, l'année 2020, la plus chaude jamais enregistrée, avait été marquée par une sécheresse agricole sévère, touchant notamment les récoltes de blé, de betterave ou d'oléagineux comme le colza. Alors que l'été n'a même pas commencé, la situation cette année est déjà "assez exceptionnelle", a commenté Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM.

Source https://actu.orange.fr/

*Alors, plus que jamais les amis,propriétaires d'étang, de moulin, riverains,  gardez les niveaux d’eau de vos moulins, n’acceptez pas les propositions de certains qui veulent que les niveaux d’eau des biefs soient à la baisse, nos moulins, nos étangs, restent la sauvegarde de la biodiversité ! Ne laissez pas les « casseurs » détruire l’environnement.

*Note de l »ADM 61

 

Nos moulins restent la sauvegarde de la biodiversité.
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Pas une seule association locale n’a, à ce jour, été invitée à participer à un projet d’énergie renouvelable.

11 Juin 2021

Une première chose est certaine : Patrimoine-Environnement ne fait pas de politique politicienne, nous ne penchons ni à droite, ni à gauche, même à proximité de deux élections régionales et départementales.

Il est non moins avéré que nous sommes des pragmatiques : le patrimoine sous toutes ses formes, nous l’avons rencontré avant que certains dogmes n’émergent. Les paysages : c’est notre cadre de vie.

De ces deux chefs : à titre personnel nous pouvons avoir des idées sur la question de l’énergie. Mais nos statuts, notre reconnaissance par l’Etat d’une utilité publique et aussi l’agrément que nous donne le ministère de madame Pompili pour La Défense de l’environnement ne nous autorisent pas à traiter de toutes les formes d’énergie : fossiles ou non, nucléaires ou non..

Mais s’il est question de paysages et d’environnement, nous sommes au cœur de notre mission, que nous exerçons en experts, au moins autant que les membres de la fameuse conférence citoyenne. Et pourtant, malgré la très forte connotation politique de cette nouvelle institution (deux co-présidents, choisis par le CESE : issus, l’un de Terra Nova et l’autre formée à la Ligue Communiste Révolutionnaire) nous nous rejoignons sur un point des 150 propositions formulées par cet aréopage : je cite : « Participation des citoyens, entreprises locales, associations locales, collectivités locales, aux projets d’énergie renouvelable ».

Cette proposition nous est familière à nous, acteurs historiques de la démocratie participative et défenseurs de l’article 7 de la Charte de l’Environnement promulguée dans le préambule de notre Constitution. Elle nous autorise à formuler d’après ce que nous voyons sur le terrain un constat à rajouter à la litanie des heures du psaume : vrai/faux des services de communication de madame Pompili. Non, les français ne sont pas favorables à 80% à l’implantation d’éoliennes dans leur paysage.

Nous affirmons aussi qu’à notre connaissance, pas une seule association locale n’a, à ce jour, été invitée à participer à un projet d’énergie renouvelable.

Nous constatons encore que dans le projet de loi présenté par madame Pompili à l’assemblée nationale le mot association n’est pas prononcé et que les collectivités en dehors de la région ne se voient pas offrir, ni par le gouvernement, ni par sa majorité une place dans le processus décisionnel.

C’est ainsi que dans un ensemble communal de la région Centre Val de Loire : le refus des maires,l’avis défavorable du commissaire enquêteur et le rejet dans la consultation numérique de 99% des habitants y ayant participé n’a pas suffit au préfet pour renoncer au projet. De telles situations commencent à éclore un peu partout,comme en Haute-Vienne. Pas plus tard que dimanche dernier, 50 maires de Dordogne ont fait savoir dans une tribune du JDD (https://www.lejdd.fr/Politique/54-elus-de-dordogne-interpellent-le-gouvernement-sur-les-eoliennes-la-concertation-nest-que-du-vent-4049785) leur totale opposition à l’implantation d’éoliennes. Les médias s’en font un écho de plus en plus bruyant, renvoyant à madame Pompili comme un boomerang l’arme qu’elle croyait fatale.

C’est sans doute sa propre sensibilité à l’état d’esprit des gens de ce pays qui a conduit Stéphane Bern à écrire dans sa retentissante Tribune du journal Le Figaro (https://www.lefigaro.fr/vox/societe/stephane-bern-madame-pompili-les-eoliennes-sont-une-negation-de-l-ecologie-20210530) :

« L’énergie éolienne pollue gravement la nature et détruit le patrimoine naturel et bâti de la France, ces sites remarquables de beauté et ces joyaux architecturaux dont nous sommes collectivement dépositaires »

Mais notre fédération ne s’est pas créée uniquement pour dire non. Quelque soit l’avis du sénat qui délibérera en séance publique d’ici quelques jours nous demandons dès maintenant à nos délégations locales d’écrire à leurs préfets pour leur faire savoir leur disponibilité à participer aux « projets d’énergies renouvelables » pour reprendre une terminologie que le Chef de l’Etat s’était engagé un bel après midi à faire adopter intégralement par le Parlement.

En attendant, nous avons estimé nécessaire de demander au Conseil d’Etat de juger de la régularité de ce mode de gouvernement par circulaire.

On remarquera que c’est l’unanimité de notre bureau qu’a pris cet ensemble de décisions.Il est composé d’hommes et de femmes de toutes professions que l’on a pas eu besoin de recruter par téléphone. Ils sont bénévoles, volontaires et motivés.

Alain de la Bretesehe,
Président de la fédération Patrimoine-Environnement

L'ADM 61 est représentante terriroriale pour l'Orne de la Fédération Patrimoine Environement 

 Pas une seule association locale n’a, à ce jour, été invitée à participer à un projet d’énergie renouvelable.
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