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Articles récents

Les moulins, comme les forges, étangs et d'autres ouvrages hydrauliques hérités de l'histoire, ont un rôle à jouer face à la crise contemporaine des biens communs.

1 Juillet 2019

Eau, climat, vivant, paysage : s'engager pour les biens communs
 
Moulins, forges, étangs et autres ouvrages anciens ont souvent une conscience aigüe du patrimoine et du long terme. Ils ont accompagné les générations dans l'histoire, et leurs enjeux toujours différents. Aujourd'hui, ils doivent se projeter dans le 21e siècle et s'engager dans la protection des biens communs menacés ou perturbés que sont l'eau, le climat, le vivant, le paysage. 
L'eau est un bien jadis abondant mais qui, selon les lieux, devient de plus en plus rare du fait d'un usage intensif par les populations et des évolutions climatiques. Cette eau est aussi polluée par les rejets d'activités humaines.

Le climat se dérègle du fait des émissions excessives de gaz carbonés à effet de serre, et les chercheurs prédisent que les désagréments liés au réchauffement vont devenir de plus en plus importants, au point de dépasser les quelques avantages.

Le vivant affronte une baisse de sa biodiversité, comparée par certains experts au début d'une 6e extinction, en raison de la raréfaction des habitats, de la surexploitation des espèces ou de la pollution des milieux.

Le paysage, enfant des interactions sociétés-milieux, a été un peu partout défiguré par des artificialisations hâtives des sols et par des choix insensibles à l'intérêt d'une évolution lente des mondes vécus.

Ces différents enjeux sont des biens communs : ils n'appartiennent à personne, mais ils résultent de l'action de tous.

Ces biens communs sont en crise et notre époque ("l'Anthropocène") est marquée par une prise de conscience : nous ne pouvons plus agir dans l'ignorance et l'amnésie, nous ne pouvons plus sacrifier partout et toujours la durée au court-termisme et la coopération intelligente à la compétition de tous contre tous.

Les moulins, comme les forges, étangs et d'autres ouvrages hydrauliques hérités de l'histoire, ont un rôle à jouer face à la crise contemporaine des biens communs.

Une politique bien intentionnée mais mal conduite, dite de "continuité écologique" a fâché les ouvrages hydrauliques avec l'action publique en France. Cette politique proposait une doctrine de "renaturation" où l'ouvrage en rivière est simplement vu comme anomalie à faire disparaître. Mais l'expérience et l'évolution des connaissances montrent que cette vision était trop binaire, trop simpliste, aussi trop brutale pour créer l'union nécessaire. Elle a méconnu tout ce que les ouvrages peuvent apporter localement :
  • l'ouvrage hydraulique peut gérer l'eau, recharger la nappe en hiver, héberger du vivant en été, contribuer à réguler et ralentir des crues, freiner des pollutions aiguês et épurer des pollutions diffuses;
  • l'ouvrage hydraulique peut produire de l'énergie peu carbonée et réduire les émissions de gaz à effet de serre, il peut servir de refuge climatique en étiage, il peut aider à rafraîchir des communes;
  • l'ouvrage hydraulique possède aussi des habitats et son usage de l'eau peut être optimisé pour favoriser localement le vivant aquatique, tout en baissant ses impacts sur des espèces migratrices;
  • l'ouvrage hydraulique a bâti le paysage des fonds de vallée, il est intégré dans l'histoire et il contribue aux identités locales.

Moulins, forges, étangs et autres ouvrages ont ainsi la capacité de s'engager pour la défense des biens communs. Ils doivent en avoir la volonté.

Pour y parvenir, il ne faut évidemment pas traiter l'ouvrage hydraulique en anomalie à faire disparaître, mais en partenaire à mobiliser dans une perspective de gestion adaptative de l'eau, de la biodiversité, du climat et du paysage.

Beaucoup de propriétaires et riverains d'ouvrages anciens ont une conscience du long terme, le sentiment de n'être qu'une étape dans une longue chaîne de transmission des biens bâtis. Ils savent que défaire est aisé, mais faire est difficile. Les propriétaires et riverains doivent élargir cette conscience au-delà du patrimoine bâti, tout en continuant à le respecter, l'entretenir et le transmettre.

Il y a souvent eu, dans la séquence 1950-2000, une perte de la culture hydraulique, une perte de la vocation des ouvrages en rivière. Aussi une rupture des expériences vécues avec la nature, et la disparition d'un certain bon sens. Aussi un laisser-aller, où l'on attendait tout de l'Etat sans se prendre en main au niveau de chaque territoire. Mais cette période se referme rapidement. Le monde des moulins et étangs doit se projeter dans les défis de son siècle et il doit aider à les relever. C'est aussi à ce prix que nous formerons des politiques durables et partagées des rivières et de leurs ouvrages hydrauliques.

Illustration : le moulin de Rainville dans l'Orne, au coeur de la mobilisation dans ce département.
 
http://www.hydrauxois.org/
Photo David Commenchal

Photo David Commenchal

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Hydroélectricité n'est pas une grossièreté Mr le ministre!

26 Juin 2019

Examen du projet de loi relatif à l’énergie et au climat (n° 1908)

Assemblée générale Scéance du 18 Juin 2019.

 

Un tour sur ces pages vous ferons forcement plaisir 

 

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.7823329_5d093a6be4a50.commission-des-affaires-economiques--energie-et-climat-suite-18-juin-2019

 

amendements,positionnez le curseur  entre 2.39.35 et 2.50.23 

Bravo à nos députés entre autre à notre amie Laure de la Raudière, qui ont contre l'avis du président Lescure et le ministre  de Ruggy emporté un vote positif  à l'amendement... à suivre.

Hydroélectricité n'est pas une  grossièreté Mr le ministre!
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Le 21 Juin les moulins de forge mettaient bas les marteaux

25 Juin 2019

La grande fête des Forges  se situait  à la Saint Eloi d’été* qui tombait le 21 Juin,  cette date correspondait à l’arrêt des moulins ; en effet, l’étiage* faisant,  il n’y avait plus assez d’eau dans la rivière pour faire tourner les Roues et les forges s’arrêtaient. 

Les ouvriers allaient se louer dans les fermes des environs pour les travaux des champs, les charbonniers en profitaient pour refaire les stocks de charbon de bois et les mineurs les stocks de minerai,  (à la reprise du fourneau à Rainville,  en Octobre, il y avait six mois de provisions).

Il est de fait que  la Fête de la St Eloi était la Grande fête des forges. La veille,  les apprentis et  servantes nettoyaient la place de fond en comble.  Dès le lendemain, tous et toutes lavés et apprêtés,  partaient en procession de chaque moulin pour se retrouver sur la place de Longny ; là, les attendait le porteur du Bâton de St Eloi,  sur le parvis de l’église, tenant, dans l’autre main, une torche ; ils y entendaient messe et s’en retournaient au moulin et à la forge pour ‘donner à boire aux roues des moulins’, un gâteau, offert  par les ouvriers,  était ‘frappé par le marteau’, comme souvent dans notre région s’en suivait un grand festin. 

Le repas terminé, il était d’usage que le porteur du bâton de Saint Eloi remette la statue du Saint à son nouveau détenteur ; ce  nouveau « locataire » monnayait ce bâton, c’était le mieux disant qui remettait au curé la somme convenue, gardant ainsi pour une année  ce symbole qui devrait lui apporter chance et notoriété.  Les participants suivaient alors ce dernier, en procession  jusqu’à sa demeure où il se devait d’offrir ‘un coup de cidre’. Déjà à cette époque « l’on marquait le passage ».

La vie de nos ancêtres était difficile, parfois pénible, mais chacun se respectait et, si les ouvriers se voulaient volontiers  familiers  avec le Maître de forges,  ils lui étaient tout dévoués et toujours omniprésents pour la forge.

N.b * Saint-Eloi a été choisi comme Saint Patron pour de nombreuses corporations : les orfèvres, batteurs d'or, doreurs sur cuivre, sonnetiers, taillandiers et serruriers, forgerons et maréchaux ferrants, les selliers, les maquignons (à cause du cheval dont il avait recollée miraculeusement le pied, après l'avoir ferré), les charretiers et muletiers, les fermiers, laboureurs et valets de ferme. Il est souvent représenté avec des tenailles et un marteau surmonté d'une couronne, une enclume et un fer à cheval.

* L’étiage est le débit minimal d'un cours d'eau, en hydrologie. Il correspond statistiquement à la période de l’année où le niveau d’un cours d'eau atteint son point le plus bas. 
 

Extrait de l'ouvrage les forges du perche (A.Quiblier)

Le 21 Juin les moulins de forge mettaient bas les marteaux
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Le moulin s'inscrit dans la durée comme un patrimoine vivant... dans tous les sens du mot!

25 Juin 2019

Les moulins ont des habitats associés à leur fonctionnement: retenue, canaux et rigoles, zones humides annexes. Il y a aussi de nombreux micro-habitats comme par exemple des embâcles en décomposition, des caches racinaires en pied d'arbre, des roselières ou des cariçaies. Les moulins anciens en tête et milieu de bassin se sont parfois partiellement "renaturés" avec le temps, offrant des profils originaux. A l'heure de la crise de la biodiversité, il est important pour les propriétaires de se sensibiliser à l'existence de ces milieux et de réfléchir à leur bonne gestion. Il est aussi possible de profiter de la circulation de l'eau pour créer de nouveaux habitats, comme par exemple des mares en dérivation de bief ou en zone alimentée par la recharge de nappe. Pour qui y prend garde, toute une faune d'insectes, amphibiens, mollusques, crustacés, poissons, oiseaux, mammifères pourra profiter de la présence de l'eau et de la végétation souvent luxuriante de berge, avec d'autant plus de diversité qu'on laissera de la place pour des habitats variés, tantôt permanents tantôt intermittents. Si le moulin se définit d'abord par les besoins de gestion hydraulique, parfois au bénéfice de l'énergie exploitée sur le site, les nouveaux enjeux de la biodiversité peuvent le conduire à développer aussi une gestion écologique et morphologique des eaux qui traversent la propriété. Ainsi, le moulin s'inscrit dans la durée comme un patrimoine vivant... dans tous les sens du mot!

Source Hydrauxois ,http://www.hydrauxois.org/2019/06/identifier-proteger-gerer-les-habitats.html

Le moulin s'inscrit dans la durée comme un patrimoine vivant... dans tous les sens du mot!
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Les JPPM 2019 une excellente cuvée pour l'ADM 61 avec comme invitée surprise Mme Le Préfet de l'Orne.

25 Juin 2019

La cuvée 2019 des journées des moulins dans l’Orne a été particulièrement remarquée puisque c’est plus de 600 visiteurs qui ont  poussé les portes des moulins de l’association « les amis des moulins 61 ». Nous pouvons en être fiers car c’est grâce aux adhérents participants que nous avons,  pour la première fois, autant de personnes intéressées par le patrimoine hydraulique que sont nos moulins Ornais.

Les visites autant sur le moulin aux violettes d’Ecouché les vallées, qu’au moulin du Chêne ou celui de St Victor de Réno, tous les propriétaires ont reçu des compliments et des encouragements pour  leur résistance devant des réglementations qui apparaissent au grand jour comme totalement  inapplicables.

Il faut aussi compter  les visites des élus parlementaires, Véronique LOUWAGIE  député, Jean Claude Lenoir  parlementaire honoraire, ou les Régionaux Sevrine YVARD élue Régionale, Jean Michel BOUVIER( président du PNR Perche) ou Guy Monhée, tous deux, Vice-président du conseil départemental, ainsi que les Présidents d’associations de patrimoine ou d’asso. Culturel JF SUZANNE (les amis du Perche) ou JV du LAC  patrimoine longnycien. Sans oublier l'Association "Les amis des moulins du 28 (ADM 28) qui étaient venue en renfort.

Bref des Soutiens d’importance mais,  ce qui restera un fait exceptionnel  de ces JPPM 2019,  ce sera la visite du Préfet de l’Orne Madame Chantal CASTELNOT  qui s’est rendue au siège de notre association au moulin de Rainville à Longny au Perche  et, après avoir échangé  avec tous, s’est montrée très attentive au cours de la visite du moulin ,  ancien moulin de Forge. La présence du représentant de l’état sur un lieu symbolique qu’est le siège de notre association  les amis des moulins 61 est un grand honneur et peut nous laisser espérer voir le jour d’une véritable « Politique apaisée ».

Un grand merci à tous ceux qui soutiennent nos actions afin que notre patrimoine Bâti et énergétique ne disparaisse pas sous la plume des technocrates de la  DEB.

André QUIBLIER

Président de l’association « Les amis des moulins 61 »

Les JPPM 2019 une excellente cuvée pour l'ADM 61 avec comme invitée surprise Mme Le Préfet de l'Orne.
Les JPPM 2019 une excellente cuvée pour l'ADM 61 avec comme invitée surprise Mme Le Préfet de l'Orne.
Les JPPM 2019 une excellente cuvée pour l'ADM 61 avec comme invitée surprise Mme Le Préfet de l'Orne.
Les JPPM 2019 une excellente cuvée pour l'ADM 61 avec comme invitée surprise Mme Le Préfet de l'Orne.
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21 Juin 2019

Pas de consensus pour l’instant sur l’encadrement du chauffage de serre

Le Comité national de l’agriculture biologique (CNAB) est une instance placée auprès de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO). Lors de sa réunion du 3 avril 2019, il a discuté d’un encadrement éventuel des pratiques de chauffages de serre. Il n’y a pas de consensus entre les différentes familles de l’agriculture biologique sur la mise en place d’un encadrement des pratiques de chauffage des serres. La crainte est qu’un tel encadrement placerait  les opérateurs français en situation de distorsion de concurrence par rapport aux opérateurs des autres Etats membres. Les conditions du chauffage des serres en production biologique portent à la fois sur les circonstances dans lesquelles ce chauffage peut être autorisé, qui peuvent aller de la mise hors gel des plants jusqu'à la production à contre saison de tomates, mais également sur l'origine de chaleur de la géothermie à l'utilisation de fuel.

Oui et bien nous nous avons projet de chauffage à énergie hydroélectrique de serre pour produire des produits naturels en vente en circuit court. nous cherchons le financement pour remettre en route les turbines .

Avis aux amateurs nous étudions toutes propositions ... honnête. 

 

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La loi pour les éoliennes n'est pas la même que pour les moulins à eau !

21 Juin 2019

Celui qui demande une autorisation d’installation d’un parc éolien n’a pas à fournir un bilan des coûts et avantages du projet
   
 

Par arrêté du 3 juin 2016, le préfet de l'Aude a autorisé l'exploitation d'une installation de production d'électricité utilisant l'énergie mécanique du vent de cinq aérogénérateurs sur le territoire de la commune de Sainte-Valière (Aude). Une association attaque cette autorisation environnementale. Elle soulève divers moyens. Elle reproche notamment au dossier de demande d’autorisation de ne pas comporter un bilan prévisionnel des avantages économiques du projet par rapport aux inconvénients environnementaux qu’il présente. La cour administrative rejette l’argument : aucune règle ni aucun principe ne subordonne la délivrance d'une autorisation au titre de la législation sur les installations classées à l'établissement d'un bilan prévisionnel des avantages entraînés par l'installation en matière de développement économique et des inconvénients en résultant en matière d'environnement et de santé. Par conséquent, s'il est soutenu que les aspects du développement économique du secteur ne compensent pas les problématiques liées à la préservation de l'environnement et de la santé, un tel moyen est inopérant, c’est-à-dire qu’il ne peut pas être soulevé devant le juge (CAA Marseille 17 juin 2019, n°18MA01474).

La loi pour les éoliennes n'est pas la même que pour les moulins à eau !
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Principe de non-régression : le Conseil d'Etat valide le droit de dérogation accordé aux préfets

20 Juin 2019

 

Le pouvoir de dérogation accordé aux préfets
ne viole ni la Constitution ni la loi selon
le Conseil d'Etat, qui valide l'expérimentation
lancée fin 2017 et rejette toute atteinte
au principe de non-régression du droit de
l'environnement.

Le décret du 29 décembre 2017, qui donne aux préfets le droit de déroger à certaines normes, notamment environnementales, a suscité l'inquiétude des ONG et des juristes spécialisés. Par une décision du 17 juin 2019, le Conseil d'Etat rejette le recours des Amis de la Terre qui réclamaient son annulation. Le décret en cause donne la possibilité à certains préfets de déroger, de façon ponctuelle pour la prise d'une décision individuelle, à "des normes arrêtées par l'Administration"...

Source Actu-environnement 

Gouvernance  |    |  Laurent Radisson

 

Principe de non-régression : le Conseil d'Etat valide le droit de dérogation accordé aux préfets
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